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« Confirmer et amplifier le résultat de mars 2008 »

"Pour Saint-Paul de toutes nos forces"

Témoignages.re / 17 août 2009

Nous reproduisons ci-après le tract diffusé par l’équipe d’Huguette Bello sous le titre "Une annulation incompréhensible". Huguette Bello explique le grief retenu par la juridiction administrative pour annuler les Municipales de Saint-Paul et rappelle que la première conséquence de cette décision a été l’occupation de la Mairie de Saint-Paul par Alain Bénard, et son appel à la désobéissance lancé au personnel communal. Huguette Bello appelle à la mobilisation « pour confirmer et amplifier le résultat de mars 2008 ».

Le Conseil d’État vient de prendre la décision d’annuler les élections municipales de Saint-Paul. Il n’a retenu qu’un seul des neuf griefs soulevés par nos adversaires : celui selon lequel un certain nombre de signatures seraient différentes d’un tour à l’autre. Ce grief ne peut en aucune manière renvoyer à des actes que nous aurions commis puisque, comme chacun le sait, l’organisation des élections et la responsabilité des bureaux de vote étaient du ressort du maire sortant. Notre liste ne disposait que de deux représentants dans chacun des bureaux face aux représentants bien plus nombreux de la liste adverse, désignés par l’ancien maire, et parmi lesquels, bien sûr, figurait le Président. On se souvient qu’en octobre 2008, le Tribunal administratif de Saint-Denis — ne suivant pas en cela les conclusions du Commissaire du Gouvernement — avait annulé les élections de Saint-Paul. Il déclarait 155 suffrages irréguliers alors que nous avions gagné avec une avance de 138 voix.

Cette divergence, rarissime, entre le Commissaire et le Tribunal, d’une part, et d’autre part, notre conviction que le vote d’un électeur ne peut en aucun cas être annulé s’il subsiste le moindre doute, nous ont conduits à faire appel à une expertise graphologique afin de comparer les signatures mises en cause. Nous avons sollicité Mme Françoise de Ricci d’Arnoux, graphologue conseil, expert auprès de la Cour administrative d’appel de Paris, expert honoraire auprès de la Cour d’appel de Paris et la Cour de Cassation.
Après avoir comparé, une à une, les signatures considérées par les premiers juges comme présentant des « différences significatives » entre les deux tours, l’experte a conclu que 93 d’entre elles venaient en réalité de la même main. Rappelons qu’il suffisait de valider moins de 20 signatures pour que les élections ne soient pas annulées (155-138=17).
Les juges du Conseil d’Etat n’ont pas retenu les conclusions de cette expertise. Ils n’ont pas eu recours non plus à une contre-expertise. Ils ont procédé comme les juges du Tribunal administratif : ils ont fait confiance à leurs propres yeux. Certes, comme l’a dit le rapporteur public du Conseil d’Etat, la graphologie n’est pas une science exacte. Mais les yeux sont-ils fiables à coup sûr ?
En tout cas, le nombre de signatures en cause n’a cessé de fluctuer en fonction des yeux qui les ont regardées. Aux yeux d’Alain Bénard et de ses colistiers, 350 émargements posent problème. Pour le Tribunal Administratif, seulement 155. Pour le Conseil d’État, 143.
Dans ces conditions, la décision du Conseil d’État nous apparaît incompréhensible et injuste. Plus d’une centaine de nos concitoyens viennent de voir leur vote purement et simplement annulé.
Et les Saint-Pauloises et les Saint-Paulois ont été privés de leur victoire. Pour la première fois en France, une élection est annulée dans une ville de plus de 100.000 habitants sur la seule base de signatures réputées différentes.
Cette décision est lourde de conséquences. Le traitement de dossiers importants sera retardé et la Ville devra faire face à de lourdes dépenses pour organiser cette nouvelle consultation.
De nouvelles élections seront donc bientôt organisées à Saint-Paul. La campagne électorale est déjà lancée. Nous souhaitons qu’elle soit placée sous le signe de la dignité. Nous refusons catégoriquement que l’image de Saint-Paul soit associée aux comportements désastreux que l’affolement et la mauvaise foi dictent à un petit nombre. Cette mise en garde s’impose quand on voit les agissements de nos adversaires.
À l’annonce de l’annulation des élections, Alain Bénard n’a pas hésité, après avoir forcé les portes de la Mairie, à appeler les employés communaux à la désobéissance.
Ce comportement indigne s’ajoute à ses méthodes habituelles, qu’il a reprises : tracts mensongers d’une grande bassesse distribués depuis plusieurs semaines,
harcèlement des électeurs par SMS, etc…
Vous le constatez, la dynamique du changement est enclenchée à Saint-Paul : les projets et les réalisations se succèdent dans notre commune. Des décisions importantes pour améliorer la vie de nos concitoyens et redonner à Saint-Paul la place qui lui revient sont prises.
À ceux qui, à Paris, ou à Saint-Paul, veulent briser cet élan, une seule réponse s’impose : nous mobiliser pour confirmer et amplifier le résultat de mars 2008.
Nous sommes confiants dans le verdict des urnes. Les Saint-Paulois sauront renouveler leur confiance et leur soutien à notre équipe. Nous sommes persuadés que c’est avec leur cœur et leur intelligence que les Saint-Paulois iront bientôt voter, iront bientôt renouveler, en l’amplifiant, leur vote de mars 2008.
Depuis dix-huit mois, nous travaillons de toutes nos forces. Les femmes et les hommes de Saint-Paul ne voudront pas replonger dans un passé dont ils ont déjà pris congé.


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