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« Connecter la jeunesse de nos îles, c’est aussi connecter l’avenir commun de nos îles »

28è Conseil des ministres de la COI : passation de pouvoir entre les Seychelles et les Comores

Témoignages.re / 24 janvier 2013

Le 17 janvier s’est réuni à Mahé aux Seychelles le Conseil des ministres de la Commission de l’océan Indien, sous la présidence du Seychellois Jean-Paul Adam. Parmi les participants, des délégations des Comores, de Madagascar, de Maurice et de la France/Réunion. Roland Robert, vice-président du Conseil général, participait à ce Conseil dans la délégation France/Réunion. À noter la présence de représentants d’autres entités : le secrétaire général du COMESA, l’Union européenne, l’Indian Ocean Rim, et un membre du Parlement de l’Australie. Voici des extraits du communiqué diffusé par la COI à l’issue de ce Conseil des ministres, avec des inter-titres de "Témoignages".

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James Michel, président de la République des Seychelles a inauguré le 28ème Conseil de la COI qui a réuni ce jeudi 17 janvier à Mahé, les chefs de délégation des cinq États membres de la COI et Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la COI. (…)

Ce Conseil présidé par le chef de la diplomatie seychelloise Jean Paul Adam s’est tenu en présence d’une centaine d’invités de marque, et de très nombreux partenaires du développement.

Le Conseil de la COI a donné le feu vert à la feuille de route présentée par le Secrétaire général Jean Claude de l’Estrac, pour les prochaines années, en adoptant une vingtaine de décisions clefs qui vont selon lui donner un nouveau visage à la région, en faisant de « l’Indianocéanie le socle et le tremplin de son avenir ». Le Conseil a approuvé le plan de développement stratégique et les priorités affichées pour les prochaines années : l’amélioration de la connectivité maritime, aérienne, numérique entre les îles de la COI, le renforcement de la sécurité alimentaire en faisant de Madagascar le grenier de la région, et le lancement d’une future chaîne de télévision régionale. Le budget annuel de fonctionnement a été approuvé, ainsi que le rapport d’activités du Secrétaire général.

« La nécessité d’un nouvel élan »

Le président des Seychelles a ouvert les travaux du Conseil en évoquant, quelques semaines après la célébration du 30ème anniversaire de la COI, une étape charnière. Les membres du Conseil de la COI doivent prendre les décisions qui s’imposent pour « écrire un nouveau chapitre » de l’histoire commune. « Nous sentons bien au plus profond de nous-mêmes la nécessité d’un nouvel élan, d’une nouvelle impulsion, si nous voulons que la COI soit à l’avant-garde sur un certain nombre de dossiers. Je pense en particulier aux énergies renouvelables, au tourisme, à la connectivit é maritime et aérienne, et surtout à l’économie bleue, cette immense ressource qui nous entoure… Nous devons intensifier les efforts afin que la jeunesse de nos îles vive ardemment cette expérience indianocéanique, à travers non seulement de nouveaux projets, mais aussi par le biais de l’espace que nous devons créer pour les échanges d’idées et d’expériences. Connecter la jeunesse de nos îles, c’est aussi connecter l’avenir commun de nos îles ».

La passation du drapeau

Le dossier malgache a occupé la première place de ces travaux (voir encadré).

Ce Conseil marque aussi une étape importante, par l’importance des nouveaux accords signés en fin de journée (voir encadré). Ce Conseil innove aussi par son ouverture exceptionnelle aux partenaires du développement (voir encadré). Leur représentation à un haut niveau est une première. Jusque-là, le partenaire principal de la COI, l’UE, prenait la parole, au nom de l’ensemble des partenaires.

Après les signatures des conventions de financement au State House, la passation du drapeau s’est faite entre Jean-Paul Adam et son successeur Mohamed Bakri, le chef de la diplomatie comorienne, qui n’a pas caché son émotion. « L’émotion que procure la présidence de notre Organisation me donne une réelle ambition d’accompagner dignement toutes les bonnes volontés qui se mobilisent chaque jour davantage pour défendre et promouvoir l’indianocéanie, les intérêts économiques de l’espace commun COI, et entretenir un partenariat bénéfique et efficace avec d’autres espaces institutionnels et géographiques du monde ».

La médiation de la COI à Madagascar

• La décision du Président de la Transition à Madagascar, M. Andry Rajoelina, de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle, prévue le 8 mai 2013, a été saluée à l’unanimité par le Conseil. Le chef de la diplomatie malgache a remercié la COI pour le rôle politique et diplomatique qu’elle n’a cessé d’assumer dans la recherche d’une solution appropriée à la crise politique qui affecte Madagascar depuis 2009. «  Nous ne saurions, à ce sujet, faire abstraction du soutien très actif qu’elle a apporté à la médiation entre le Président de la Transition, M. Andry Nirina Rajoelina et l’ancien Président Marc Ravalomanana, organisée sous l’égide de la Troïka de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) sur l’Ile Desroches, ici aux Seychelles en 2012. »

Dans son discours, Alessandro Mariani, a annoncé que l’Union européenne qu’il représente vient de signer le 15 janvier dernier « un accord de financement avec le PNUD d’un montant de 11,9 millions d’euros pour épauler politiquement et financièrement le processus électoral en cours » . Cette aide s’ajoute au million de dollars US que la COI s’apprête à verser, avec le soutien financier de Maurice (O,5 MUS$), de l’Australie (0,3 MUS$) et de la France (0,2 MUS$).

Le Conseil de la COI a décidé aussi d’ouvrir très rapidement un Bureau de liaison à Madagascar pour assurer une permanence sur place. Les Seychelles ont désigné à la tête de ce bureau Claude Morel, diplomate actuellement en poste en Afrique du Sud. Par ailleurs, pour attirer les investisseurs et accélérer la reprise économique à Madagascar, les membres du Conseil ont entériné la décision d’organiser très prochainement à Majunga la table ronde des investisseurs sur le thème de la sécurité alimentaire.
Contributions de l’UE, de l’Australie et de la Chine

• 15 millions d’euros signés avec l’Union européenne pour un programme crucial de préservation de la biodiversité, 500.000 dollars de l’Australie pour, à la fois appuyer le processus électoral de sortie de crise à Madagascar et soutenir des actions concrètes d’aménagement du territoire aux Comores et à Madagascar dans le cadre du projet Risques naturels de la COI.

Et 100.000 dollars de la Chine pour soutenir la construction institutionnelle de la COI et la coopération entre ses États membres.
100 millions d’euros pour les projets

• Pas moins de sept partenaires du développement sont intervenus en première partie du Conseil de la COI : les représentants de l’Union européenne (Alessandro Mariani), de l’Agence française de développement (Laurence Breton-Moyet), de la Banque africaine de développement (Gabriel Negatu), du COMESA (M. Sindiso Ngwenya), de l’Australie (Richard Marles, Australian Parliamentary secretary for Pacific Islands), de l’Inde (Charanjeet Lal, acting high Commissionner, High Commission of India, intervenant au nom de l’IOR-ARC) et du réseau mondial des femmes chefs d’entreprises (Laura Gucci). M. Mariani a souligné qu’avec tous les projets en cours et à venir, c’est un portefeuille de plus de 100 millions d’euros de financements mis à la disposition de la COI, ce qui est « de loin le plus important jamais géré par la Commission de l’Océan Indien ».

Laurence Breton-Moyet, directrice de l’AFD a rappelé les 10 millions d’euros accordés à la COI. (…)

Le directeur régional de la BAD, Gabriel Negatu, a rappelé qu’une stratégie spécifique à la région Océan Indien a été adoptée, ciblant 3 champs d’intervention prioritaires : le renforcement des capacités institutionnelles, le développement d’infrastructures régionales tenant compte des contraintes insulaires de la région et la réponse aux catastrophes naturelles et aux pandémies. Déjà deux projets sont à l’étude : un projet Recherche et innovation (pour un montant de 34 millions de dollars) et une phase II du projet de lutte contre VIH/SIDA. Pour optimiser son aide à la COI, la BAD va ouvrir prochainement un bureau régional à Maurice.

Le Secrétaire général du COMESA, M. Sindiso Ngwenya, rappelant la décennie de coopération étroite et complémentaire tissée avec la COI, a confirmé que la Tripartite était un marché plein d’opportunités à saisir, avec 26 pays, près de 600 millions d’habitants, représentant un PIB cumulé de 1,2 milliards de US$.
Le dynamisme seychellois

• Le dynamisme de la présidence seychelloise du Conseil de la COI a été souligné à maintes reprises au cours des nombreuses interventions. Dynamisme pour accélérer le processus de sortie de crise à Madagascar, « détermination et rôle central dans la lutte contre le fléau de la piraterie en partenariat avec les pays de la région et la communauté internationale », souligné dans son discours par le chef de la diplomatie mauricienne Arvin Boolell. D’autres avancées notables ont été mises à l’actif de la présidence seychelloise par les différents intervenants, la réunion ministérielle du tourisme qui s’est tenue à La Réunion en novembre dernier, la défense des intérêts insulaires pour faire de la COI le chef de file des petits États insulaires en développement et l’obtention du statut d’observateur auprès de l’Union africaine.



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  • MISERE et GALERE.
    Vivre ardemment cette experience indianoceanique . Oui que nos jeunes vivent cette proclammation . Alors commencons par dire NON, NON., a ce deplacement de nos jeunes vers la Metropole, le CANADA, l Australie.
    Que les elues Communistes et leurs alliees, que elus communistes et leurs allies au Conseil General decident de faire VIVRE ce slogan : VIVRE ardemment cette experience INDIANOCEANIQUE.
    Les faits seront la pour dire si ce message n est que message pour se faire plaisir ou alors une realite pour demain . Et une autre voie pour nos jeunes compatriotes venues, venus chercher un bonheur en Metropole et qui au premier virage rencontrent MISERE et GALERE.

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