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« Des attaques indignes contre les précaires »

Groupe PCR-Alliance au Conseil général

Témoignages.re / 17 novembre 2011

Les élus du Groupe Alliance-PCR du Conseil général réagissent aux propos de Nicolas Sarkozy stigmatisant les victimes de sa politique. Ce discours indigne d’un président de la République a été prononcé mardi, il donne un aperçu des orientations de Sarkozy sur la protection sociale.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy dans son discours sur la protection sociale à Bordeaux hier (mardi-NDLR) est allé très loin dans les accusations et procès d’intention envers les précaires.

En amalgamant la fraude au bénéfice de la solidarité nationale vers des publics qui sont déjà victimes de la précarité, le président de la République fait de nouveau la démonstration que ce gouvernement vient frapper les plus pauvres pour réduire les déficits nationaux.

Le Conseil général, collectivité en première ligne sur le traitement social par ses compétences, assume la charge du règlement des prestations de RSA pour des milliers de foyers réunionnais. La fraude à la prestation sociale doit évidemment être combattue pour une juste répartition des ressources vers ceux qui sont le plus dans le besoin. La réalité nous démontre que la part des prestataires fraudeurs reste minime par rapport à ceux qui souffrent vraiment de la misère et de la dégradation de notre situation sociale.

Des phrases chocs comme « on n’a pas de dignité quand on ne peut pas survivre qu’en tendant la main », nous laissent songeurs quant à savoir de quel côté se situe l’indignité.

Face à ces déclarations scandaleuses, le groupe PCR-Alliance au Conseil Général tient à exprimer ses plus vives interrogations sur les conditions dans lesquelles le gouvernement entend mettre en œuvre ces mesures et en particulier l’obligation de travailler 7h pour percevoir le RSA. Sur cette question, il sera vigilant sur les modalités imposées par le gouvernement au Conseil général, compétent en matière de gestion du RSA.

Enfin, le groupe PCR Alliance s’interroge sur la volonté du président de la République de rénover le modèle social de notre société. La création d’un haut conseil de la protection sociale est une annonce qui mérite d’être précisée sur son contenu. Pour une vraie justice sociale, du point de vue du Conseil général ce qui importe est que l’État assume les charges des transferts de compétences, en particulier la dette relative au RMI qui se chiffre à plus de 500 millions d’euros en cumulé.

Les précaires aspirent à travailler. Ils sont victimes d’une situation sociale aggravée, en la subissant et non en l’initiant.


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