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"Des problèmes auxquels seul le Parti peut répondre"

Témoignages.re / 2 novembre 2012

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Comment vois-tu la Reconstruction : c’est la question désormais traditionnelle que « Nout Journal » a posé à Yves Grondin, secrétaire de la section communiste du Tampon. Interrogation accueillie avec optimisme par l’interviewé. «  C’est une bonne chose ! c’est la première fois que des camarades mettent ainsi toute leur énergie au service de notre parti. S’agissant des différentes commissions, on voit que les camarades ont mené leurs missions à bien ; c’est un grand travail qui a été mené  ». Pour Yves, «  le PCR doit être avant tout au service de la population la plus déshéritée. C’est pour y répondre que nous avons un programme pour le développement. Ca c’est bien le développement qui nous mènera vers la sortie de la misère. Aujourd’hui, le souci que nous avons, c’est que nos propositions ne sont pas connues. Pour les faire partager par le plus grand nombre, il faut régler notre problème de communication. « Témoignages » fait ce qu’il peut, mais malheureusement, il n’est pas lu par la majorité des salariés du pays. KOI rentrait dans les foyers, faisait entendre nos propositions. 

Informer et être informé

Qu’en est-il aujourd’hui ? La relance de nos deux médias est indispensable. Et puis, il y a le mode militant de transmission de l’information. Tous les mardi, nous faisons le point, nous essayons d’échanger et de fournir une analyse de l’actualité. Mais dans le cadre de la reconstruction, il nous faudra redynamiser les porte-à-porte, les tracts…Car pour militer, il faut informer et être informé. Il y a urgence à lutter contre la politique qui est menée, qui ne fait qu’accumuler les catastrophes. Au premier plan de ces combats, il y a, bien sûr, l’emploi. Et l’emploi, c’est un problème qui concerne la question du patrimoine des réunionnais. Un patrimoine qui fiche le camp : des intérêts de l’extérieur mettent la main dessus. Je prends l’exemple de nos hôtels : il n’y a quasiment plus de Réunionnais à leur tête. Il en va de même dans le BTP, et, bien entendu, dans l’industrie sucrière. Les deux seules usines qui nous restent sont entre les mains d’une multinationale ! En résumé, les richesses créées par les travailleurs réunionnais ne restent pas à La Réunion. Nous assistons à une vaste fuite des richesses, des capitaux. Et ces problèmes là, seul le Parti pourra y répondre  ».

Propos recueillis par Geoffroy Géraud Legros


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