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Des réponses à l’urgence sociale et à la remise de La Réunion dans le développement durable

À Grand-Anse avec Élie Hoarau et Tatiana Assing. Pique-nique citoyen pour la renaissance du Grand-Sud

Témoignages.re / 14 mai 2012

Près de deux cents personnes venues de Saint-Pierre, de Petite-Île et de Saint-Joseph ont participé, hier à Grand-Anse, à un pique-nique citoyen. Ambiance détendue autour de caris divers. Ce qui n’a pas empêché Élie Hoarau et sa suppléante de présenter leur programme pour répondre à l’urgence sociale, remettre La Réunion dans le développement durable et rebooster le Grand Sud qui piétine.

Au cours d’une conférence de presse, hier à Grand-Anse, Élie Hoarau a présenté son programme dont les grandes lignes font partie du contrat passé avec François Hollande, le 26 mars dernier à Paris. Elles s’inscrivent dans les grandes batailles menées par le PCR depuis une cinquantaine d’années. Il s’agit de l’emploi avec une priorité aux Réunionnais ; du logement dont le déficit implique de construire 9.000 logements par an ; de la lutte contre la vie chère, etc. Et, au-delà de la réponse à l’urgence sociale, « il y a la nécessité de remettre La Réunion dans le développement durable (tram-train, autonomie énergétique, autosuffisance alimentaire…) ».
« Tous ces projets, note Élie Hoarau, ont été évoqués avec François Hollande et confirmés dans une lettre d’abord, puis lors de sa venue à Saint-Louis », comme on peut l’entendre sur Youtube.
Tout nous incite donc à penser qu’aux soixante mesures pour la France et aux trente mesures pour l’Outre-Mer s’ajoutera « le contrat particulier passé entre François Hollande, devenu Président de la République avec La Réunion qui est unique dans les 101 départements, et ce contrat, on y a travaillé. Nous sommes donc bien placés, pour être à côté du Président de la République pour réaliser ce contrat pour La Réunion ».

De vraies valeurs de solidarité

Tatiana Assing, la suppléante d’Élie Hoarau, a modestement noté que sa réussite (voir encadré), « c’est grâce à l’école de la République, ke la mèt anou anlèr. C’est grâce à cette école que les jeunes peuvent réussir ». Mais Sarkozy a supprimé 80.000 postes dans l’éducation nationale, avec pour résultat 30 élèves par classe. « Et on vous dit que les moyens sont là, que ça coûte cher… On conçoit l’école comme une charge ».
La suppléante d’Élie Hoarau, réclame « une école ambitieuse pour nos jeunes ». Mais pour cela, il ne faut plus « que règne le chômage. Il faut créer des emplois et cela est possible avec le tram-train, avec les énergies renouvelables, avec la relance des grands chantiers, avec les deux services de l’environnement et de l’aide à la personne… Elle souhaite que l’on revienne sur les mesures injustes prises dans les domaines de l’éducation, de la santé et que l’on revienne à de vraies valeurs de solidarité et de réussite, opposées à l’individualisme et au libéralisme. « C’est ce que je défends aux côtés d’Élie Hoarau », affirme-t-elle.

Correspondant


Pour rebooster le Grand-Sud

Les réponses à l’urgence sociale et à la remise de La Réunion dans le développement durable n’empêchent de penser en sudiste. Et pour Élie Hoarau, « depuis quelques années, le Grand Sud n’avance plus. Nous avons lutté pour décentraliser des enseignements supérieurs dans le Sud et l’on vient d’en supprimer ; il n’y a plus de grands travaux depuis la déviation de Grands-Bois et de Saint-Joseph réalisée pour l’une et démarrée pour l’autre par Paul Vergès ; Pierrefonds piétine. Il faut rebooster le Grand Sud. Et il formule plusieurs propositions :

Commencer le tram-train par le Sud.
Réaliser la route de moyenne altitude du Ouaki aux Lianes.
Relancer l’activité de l’aéroport de Pierrefonds avec une spécialisation moyen-courrier.
Créer dans le Sud un vice-rectorat.
Former une grande communauté d’agglomérations de saint-Philippe à l’Etang-Salé.
Développer les enseignements supérieurs dans le Sud.
Créer un institut préparant aux carrières administratives.
Aménager un quai de débarquement pour les navires de croisière en prolongeant la digue de Terre-Sainte pour donner un atout supplémentaire à l’économie touristique dans le Sud.


Tatiana Assing, suppléante

Un engagement au service du développement

Tatiana Assing , une jeune professeure de Saint-Joseph naît et grandit à Saint-Joseph avant de poursuivre des études supérieures. Elle passe avec succès l’agrégation de mathématiques. « Un titre universitaire prestigieux », si l’on en croit Élie Hoarau, heureux de voir « in ti fiy la kour » réussir et faire ainsi « partie de l’élite » ; heureux de l’avoir à ses côtés dans cette bataille.
Après ses études, Tatiana enseigne en Autriche où elle aurait pu faire une grande carrière universitaire. Mais elle préfère revenir au pays et travailler au service des siens dans un collège de Saint-Joseph. Conformément à ses engagements, elle prend des responsabilités syndicales.
Les grands-parents et les parents de Tatiana Assing, auxquels Élie Hoarau a rendu hommage, ont milité au PCR et à l’UFR. Les premiers affrontant la répression et les seconds s’inscrivant dans les luttes de parti. Ainsi, Marianne, sa mère, était-elle, lors du précédent mandat de Paul Vergès, vice-présidente de la région et présidente de la commission « agriculture ».
C’est pourquoi, c’est avec une certaine chaleur qu’Élie Hoarau a remercié Tatiana « d’avoir accepté d’être à ses côtés dans cette bataille ».


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