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Deux sénateurs pour représenter l’Union pour la défense des Réunionnaises et des Réunionnais

Demain, les élections sénatoriales

Manuel Marchal / 24 septembre 2011

Coup de tonnerre à trois jours du vote, le Premier ministre annonce l’aggravation de la casse sociale avec le projet de reculer l’âge de départ à la retraite à 67 ans. Comme des godillots, les parlementaires UMP ont toujours voté les pires mesures de ce gouvernement. Didier Robert, Michel Fontaine et Jean-Paul Virapoullé ont encore réaffirmé leur allégeance à Nicolas Sarkozy. Demain, l’UMP devra subir une lourde défaite afin qu’elle comprenne que dans sept mois, les forces du changement mettront fin à la politique de casse sociale.

Les affaires de corruption mettant en cause les plus hauts responsables du pouvoir UMP n’arrêtent pas le gouvernement. Jeudi, le Premier ministre a laissé entendre que le prochain projet sera un nouvel allongement du temps de travail. Après la suppression de la retraite à 60 ans l’an dernier, l’UMP veut repousser l’âge minimal de cessation d’activité à 67 ans. C’est en effet ce que signifie la volonté de faire converger les lois sociales de la France et de l’Allemagne. Connaissant l’UMP, c’est bien du nivellement par le bas qu’il s’agit, et le gouvernement peut s’appuyer sur une certitude, il pourra toujours compter sur le soutien des parlementaires UMP, même s’ils ont été élus par des Réunionnais.

Le précédent de la retraite à 60 ans

En effet, l’année 2010 avait été marquée par un grand mouvement social contre une loi du gouvernement : la suppression de la retraite à 60 ans. Cette mesure ne figurait pas dans le programme que Sarkozy avait proposé aux électeurs en 2007. L’UMP n’avait donc aucun mandat de la population pour accomplir un pareil forfait. Mais le gouvernement a saisi l’opportunité offerte par le début de la crise grecque pour mettre à l’ordre du jour cette régression sociale.
Un débat avait eu lieu. Il avait montré clairement toutes les conséquences négatives pour La Réunion d’un tel projet. Dans notre île, les mobilisations se sont succédé avec les jeunes en première ligne. L’allongement de la durée du temps de travail a en effet pour conséquence d’augmenter la pénurie d’emplois. Malgré toute cette mobilisation, quatre parlementaires élus à La Réunion ont voté pour ce texte. Parmi eux, les deux sénateurs candidats sur la liste UMP en congé : Jean-Paul Virapoullé et Anne-Marie Payet. Un autre parlementaire ayant pris la même décision se trouve sur la liste de l’UMP officielle : c’est Didier Robert.
Il est à noter qu’à aucun moment, ces représentants de La Réunion au Parlement n’ont expliqué pourquoi ils ont chois de soutenir la suppression de la retraite à 60 ans, alors que personne à La Réunion ne voulait de cette régression sociale.

Pas d’élus godillots à Paris

Mais pour l’UMP, supprimer la retraite à 60 ans ne suffit pas. Dans une déclaration jeudi, le Premier ministre a annoncé un nouveau projet. La convergence de l’âge de départ à la retraite avec l’Allemagne. Sachant que dans ce pays européen, il est prévu que l’âge minimal de départ à la retraite augmente jusqu’à 67 ans, et connaissant la politique de casse sociale menée par ce gouvernement, il apparaît clairement que le nouveau projet est de s’aligner sur cet âge.
Cela signifie que pour les parlementaires, une bataille va s’engager rapidement pour tenter de faire échec à ce projet.
L’expérience rappelle que les parlementaires UMP ont toujours préféré défendre les intérêts de leur parti parisien plutôt que celui des citoyens qui les ont élus.
De la même manière qu’ils ont voté pour la suppression de la retraite à 60 ans, les parlementaires UMP soutiendront la retraite à 67 ans.
Alors demain, ne perdez pas votre voix et employez-là à faire avancer la cause de notre pays. Une seule liste s’engage totalement dans la lutte pour faire avancer l’intérêt général de notre pays, sur la base de propositions réunionnaises. Cette liste, c’est l’Union pour la défense des Réunionnaises et des Réunionnais. L’élection de deux élus de cette liste montrera à Paris que les Réunionnais devront être respectés.

M.M.


Paul Vergès présidera le Sénat samedi

C’est samedi prochain que débutera la session parlementaire du Sénat. Il est certain que Paul Vergès présidera cette séance inaugurale. Dès mardi, il s’envolera pour Paris afin de préparer cet important rendez-vous.


Gélita Hoarau, seule Réunionnaise au Sénat

La stratégie de rassemblement illustrée par la liste d’union de l’Alliance et des MODÉRÉS permettra à une élue réunionnaise de siéger. Aucune autre liste n’a placé en position éligible une Réunionnaise qui pourra siéger. 10 ans après les manœuvres pour tenter de faire démissionner Anne-Marie Payet, l’UMP montre qu’elle n’a pas changé. Sur la liste UMP officielle, il faut aller jusqu’à la 4ème place pour trouver une personne qui pourrait éventuellement siéger. En plaçant Jacqueline Farreyrol en deuxième position, l’UMP officielle montre d’ailleurs qu’elle ne croit pas à un second siège, puisque la présidente de l’Ile de La Réunion Tourisme est députée, elle ne peut donc pas être sénatrice.
Quant à l’UMP en congé, sa tête de liste est certaine de ne pas avoir suffisamment de voix pour faire élire deux candidats. Anne-Marie Payet est donc sûre de ne plus siéger au Sénat.


Demain les élections

Votez pour la liste d’Union pour la défense des Réunionnaises et des Réunionnais

Tête de liste :
Paul Vergès

Liste :
Gélita Hoarau
Michel Dennemont
Paulette Adois Lacpatia
Joé Bédier
Françoise Dennemont

Cette liste donne la possibilité aux Réunionnais d’avoir deux représentants au Sénat qui feront entendre leur voix tout en combattant sans défaillir la politique de casse sociale de ce gouvernement.
Cette liste permet la représentation des centristes du groupe MODÉRÉS au Sénat. Paul Vergès s’est en effet engagé à céder son siège à Michel Dennemont dès que plusieurs dossiers importants auront été débattus en début de législature.

Demain, votez pour la Liste d’Union pour la défense des Réunionnaises et des Réunionnais.


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