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Déviation de Grand-Bois : un nouveau grand chantier réalisé par les Réunionnais

Évènement du jour

Témoignages.re / 26 février 2010

Les travaux de la déviation de Grand-Bois commencés en septembre 2007 seront officiellement achevés aujourd’hui vendredi 26 février. Cette nouvelle route, deux fois deux voies, d’une longueur de 4 km, a pour objectif de supprimer le transit de la circulation dans la traversée de Grand-Bois et de fluidifier le trafic sur la RN2. C’est donc l’ouverture d’un nouvel axe structurant pour le Sud, et la fin des embouteillages à Grand-Bois. Elle illustre une nouvelle fois la capacité de la Région à mener à bien de grands projets nécessitant des dizaines de millions d’euros d’investissements.

« Ah somin Grand-Bois sa lé lon… ». À partir d’aujourd’hui, c’est la fin des embouteillages à Grand-Bois avec la livraison de la déviation.
Des deux échangeurs, seul celui de la Cafrine (à l’entrée Ouest) entrera en service immédiatement. Il permettra de prendre différentes directions, comme celle du centre de Grand-Bois ou la bretelle d’accès à la RD 29 qui mène vers Montvert-les-Hauts.
Cette déviation est très attendue par les habitants du Sud. En effet, le centre de Grand-Bois constitue le point de passage obligé des trafics Est-Ouest entre Saint-Joseph et Saint-Pierre. Supportant près de 24.000 véhicules/jour, la RN2 connaît ainsi des conditions de circulation dégradées en traversée d’agglomération. La déviation de Grand-Bois a donc pour objectif de désenclaver et de capter les trafics de transit, de maintenir la fluidité de l’axe Saint-Joseph/Saint-Pierre et d’en améliorer la sécurité.
Elle s’inscrit dans un vaste projet d’investissements qui prévoit aussi des chantiers en cours de réalisation (pont de la rivière Saint-Etienne et déviation de Saint-Joseph) et en projet (tangentielle de Saint-Pierre). Avec la déviation de Grand-Bois, ce sont au total près de 250 millions d’euros que la Région investit dans les infrastructures routières du Sud. Mais ce montant aurait encore pu être augmenté de plus de 100 millions d’euros si Didier Robert n’avait pas empêché le démarrage du chantier de la rocade du Tampon par pur sectarisme partisan (voir encadré).
La déviation de Grand-Bois a été définie de manière à respecter les enjeux environnementaux (protection des eaux, zones agricoles, récif) et à limiter les nuisances pour les secteurs déjà urbanisés. En outre, une bande cyclable est prévue.

Cette opération, financée à hauteur de 75,1 millions d’euros par la Région, permettra d’améliorer le cadre de vie des riverains, ainsi que la mise en valeur du centre-ville, voire sa reconquête.

M.M.


Et maintenant : la rivière Saint-Etienne, la déviation de Saint-Joseph, le tram-train, la MCUR…

C’est donc un grand chantier qui se termine aujourd’hui. Mais il ne signifie pas un trou d’activité puisque la construction du pont de la Rivière Saint-Etienne est en cours, alors que le chantier de la déviation de Saint-Joseph a aussi commencé. Cela permet de se rendre compte du coup porté par Didier Robert lorsqu’il a décidé de refuser le chantier de la rocade. Car ce que le maire du Tampon a refusé, c’est un investissement supérieur d’au moins 33% à ce qui est livré aujourd’hui, et quasiment deux fois supérieur à celui de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise.
Alors quand Didier Robert et ses amis font campagne contre l’Alliance en dénonçant le coût de la MCUR et en affirmant qu’ils utiliseront les fonds pour faire autre chose, l’exemple de la rocade du Tampon apporte l’éclairage nécessaire. Ce sont plus de 100 millions d’euros qui ont été pris aux travailleurs réunionnais, et Didier Robert porte donc une responsabilité dans l’aggravation de la pénurie d’emploi.


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