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Didier Robert à la tête de l’actionnaire quasi-unique d’Air Austral

Après l’adoption de la proposition du directoire

Témoignages.re / 7 juillet 2012

L’assemblée générale d’Air Austral a approuvé à une très large majorité, hier après-midi, le plan de recapitalisation de la compagnie qui va faire de la SEMATRA son actionnaire quasi-unique.

En acceptant de ramener la valeur des actions de 450 à 20 euros, l’assemblée générale a donné toutes les clés de l’entreprise à la SEMATRA, société d’économie mixte dirigée par Didier Robert. La SEMATRA est le seul actionnaire à suivre l’augmentation de capital désormais ouverte. La société d’économie mixte dont le Conseil régional est le pilier principal, aux côtés du Conseil général et de la Caisse des Dépôts, s’apprête à injecter 63,5 millions d’euros. Si aucun autre actionnaire, ni aucun investisseur extérieur ne met la main à la poche dans les prochaines semaines, les participants au tour de table actuels seront réduits au rôle de « très petits porteurs », se partageant 1% du capital, contre plus de 50% jusqu’alors.
« Ce qui était à craindre est aujourd’hui une réalité », a déclaré à la sortie de l’assemblée générale Théophane Narayanin, très en colère depuis le début de la semaine à l’idée de voir sa participation de 5% ainsi diluée. Le chef d’entreprises a annoncé dans la foulée que son projet de réunir 5 M€ d’argent frais pour Air Austral n’était plus d’actualité, dès lors que le coup d’accordéon était acté.

Des investisseurs français intéressés ?

Le sort des actionnaires salariés et des entreprises réunionnaises qui avaient investi dans la compagnie depuis 2005 a aussi été évoqué. Des formules d’intéressement seront proposées aux premiers dans le cadre du business plan élaboré par Marie-Joseph Malé. Quant aux seconds, « rien ne les empêche de se déclarer », a poursuivi le président du directoire, rappelant que la souscription était ouverte jusqu’à la hauteur de 70 millions d’euros : 6,5 M€ d’actions sont donc encore à prendre. Des investisseurs institutionnels français resteraient intéressés.
Pertes apurées, dettes rééchelonnées en accord avec les banques : « Nous pouvons envisager l’avenir avec un peu plus de sérénité, commente Marie-Joseph Malé, président du directoire. Nous entrons dans une phase de convalescence qui va être longue ». C’est la plus amère des potions qui a été administrée aux actionnaires privés et aux salariés, résignés à l’avaler.


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