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Didier Robert et ses amis devront assumer un programme de casse sociale

Campagne des Primaires de la droite et du centre

Manuel Marchal / 26 novembre 2016

À la veille du second tour des Primaires de la droite et du centre, la majorité des responsables politiques de cette tendance à La Réunion se sont ralliés à François Fillon, tandis que les soutiens à Alain Juppé ne croient plus à la victoire. Cette quasi-unanimité de cette partie de l’échiquier politique est aussi un soutien à un programme de casse sociale : fin des 35 heures, suppression de 500.000 postes de fonctionnaires, diminution de fait du salaire horaire des agents de l’État.

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François Fillon.

Au soir du premier tour des Primaires de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy est arrivé largement en tête ce qui n’est guère étonnant. Il bénéficiait en effet du soutien du président de la Région et de nombreux maires. Mais le résultat en France était totalement différent. François Fillon est arrivé en effet largement en tête au premier tour de scrutin avec plus de 40 % des suffrages, devançant Alain Juppé de 17 points.

L’entre-deux tours des Primaires de la droite et du centre à La Réunion a été marqué par le ralliement de tous les soutiens de Nicolas Sarkozy à la candidature de François Fillon. Du côté des soutiens d’Alain Juppé, le favori des sondages avant le premier tour, c’est la débandade. L’ancien Premier ministre n’est en effet guère soutenu par ses alliés aux rangs desquels figure notamment Margie Sudre et Jean-Paul Virapoullé. Invité cette semaine sur Réunion Première Radio, Jean-Paul Virapoullé a été jusqu’à dire qu’à la place d’Alain Juppé, il se serait retiré afin que François Fillon puisse apparaître d’emblée comme le candidat du rassemblement de son camp politique. Quant à Margie Sudre, elle a justifié les propos tenus par François Fillon sur le thème de la colonisation, partage de la culture française. Cette quasi-unanimité derrière l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy laisse apparaître une large avance pour lui dimanche.

Ce ralliement implique aussi une adhésion à un programme. François Fillon annonce plusieurs mesures emblématiques. Il propose la suppression de 500.000 postes de fonctionnaire. Il veut augmenter le temps de travail des agents de l’État à 39 heures au lieu de 35 sans que le salaire soit revalorisé dans les mêmes proportions. Il veut également mettre fin aux 35 heures sans qu’une durée légale du temps de travail hebdomadaire soit définie. Il souhaite aussi transférer aux assurances privées une bonne partie de la Sécurité sociale. Quant à l’âge du départ à la retraite, il continuera à être repoussé.

Ces quelques mesures ne vont pas contribuer à lutter contre le chômage ou à améliorer la situation de la population de La Réunion. Elles sont soutenues par ceux qui appellent à voter pour François Fillon au second tour de la Primaire de la droite et du centre. Si ce dernier remporte le scrutin, alors il sera candidat à l’élection présidentielle. Cela veut dire que Didier Robert et ses amis devront assumer un programme de casse sociale.

M.M.



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  • 500 000 fonctionnaire en moins, ceci avec une forte demande de la population en terme d’amélioration des services de santé, d’éducation et de sécurité. Il suffit d’être confronté au désarroi du personnel de santé, notamment aux urgences, pour comprendre que le manque d’effectif touche en premier lieu le peuple. Que compte faire ce " futur " président ? Externaliser une grand majorité des fonctions des agents de l’état. C’est à dire, faire payer les plus démunis. Payer des prestations qui jusqu’à présent étaient prises en charge par la collectivité. Mais à qui profite le crime. Pas entièrement à l’état, mais surtout à quelques entreprises privées. Ces privilégiés n’hésitant pas à rentabiliser, embaucheront au stricte minimum, donc pas de relance dans la création d’emploi en CDI . En France, nous avons des exemples d’erreurs de gestions du patrimoine nationale qui a été privatisé : le péage des autoroutes. Les sociétés privées qui ont accaparé ce bizness, font des profits à coup de millions d’euros. Elles ne sont pas rassasiées et augmentent encore le prix du péage alors la construction de ces infrastructures est amortie. La toute dernière, l’externalisation de l’ETG. Avant, l’examen du code de la route était gratuit, tout comme jusqu’à présent les examens du permis de conduire. Mais ça c’était avant. Maintenant, il faut payer 30 euros à une société privée de la même manière que les autoroutes. L’état ne pouvait pas maintenir cette activité dans le public quitte à demander une participation aux candidats comme dans les années 80. Cet argent restant dans les caisses de l’état permettrai de créer des emplois publics.
    Komme Ziskakan,moin mi di arrête manze saucisse frite dann ventre cochon et surtout ne prend pas le peuple en otage et encore moins pour une vache à lait.
    Michel M

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