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Didier Robert membre de l’AERF, relais local du gouvernement est bien le « ti garçon Sarko »

Sur le blog de Pierre Vergès…

Témoignages.re / 8 novembre 2010

Il y avait l’ARF, l’Association des régions de France. Il y a maintenant l’AERF, l’Association des élus régionaux de France, à la tête de laquelle on trouve le président UMP Philippe Richert.
On y retrouve également Valérie Pécresse,
ministre de l’Enseignement supérieur et chef de file UMP au Conseil régional de l’Île-de-France, après sa défaite aux régionales.
Et aussi Franck Louvrier, conseiller régional UMP des Pays de la Loire mais surtout conseiller en communication à l’Élysée.
Et on continue : Nadine Morano et Norra Berra, qui siègent respectivement en Lorraine et en Rhône-Alpes. Sans oublier Benoît Apparu, le ministre délégué au Logement.
La création de l’AERF s’est opérée officiellement le 3 novembre, à midi, à la questure du Sénat, après que Richert ait claqué la porte de l’ARF… 3 jours avant son congrès annuel.
Il est à noter que plusieurs points séparent l’AERF et l’ARF :

- la réforme des collectivités locales
et à sa disposition la plus controversée, le conseiller territorial et son mode d’élection,

la suppression de la taxe professionnelle (TP), qui enlève presque toute autonomie fiscale aux Régions,

et le gel des dotations de l’État aux collectivités locales, pour les 3 prochaines années.

Ou SAGS, ou pas de R3 !

La Région Alsace s’est aussi targuée d’avoir bâti un budget en baisse de 3%. La preuve selon son président « qu’une autre politique est possible », en rognant notamment sur les dépenses de personnel et de communication.
Bon, sur ces deux points, Didier Robert ne rejoint pas du tout Philippe Richert. Toujours est-il que, au vu de ce que nous a donné à voir Didier Robert depuis son élection, la philosophie même de l’AERF correspond bien à la sienne : être un relais local du gouvernement…
Dernier point on ne peut plus clair sur la position du gouvernement vis-à-vis des Régions : pour la première fois, aucun membre du gouvernement ne sera présent à son congrès.
L’ARF avait adressé une invitation au Premier ministre François Fillon qui l’a déclinée, sans désigner de représentant.
Normal, à l’ARF, la SAGS (Soumission au gouvernement Sarko) n’est pas de mise.
Normal, le R3 (Respect de la règle républicaine) ne fait pas partie des principes du gouvernement Sarko, quand l’invitation vient d’élus républicains de l’opposition.


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