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Echec des élus socialistes associés à l’UMP

Trois Bassins

Céline Tabou / 14 avril 2010

Une tentative de putsch organisée par des élus socialistes pour déloger le maire de Trois Bassins a avorté. Roland Ramakistin resserre les rangs de sa majorité pour mener une politique sociale dans sa commune.

La Commune de Trois Bassins a tenu, lundi soir, son conseil municipal avec à l’ordre du jour le vote du budget primitif ainsi que le montant des taux d’imposition qui reste inchangés pour cette année. Elle a délibéré également sur l’appel à l’aide de l’EPFR.
La commune est confrontée à un important besoin foncier. Elle est paralysée dans sa volonté de mener une politique sociale et immobilière en faveur de la population. Elle souhaite de pallier aux manques de logement et d’équipements publics et privés. Le maire Roland Ramakistin a décidé de faire appel à l’expertise de l’Établissement Public Foncier de la Réunion (EPFR).
C’était sans compter avec l’opposition des élus socialistes qui se sont unis aux conseillers de l’UMP pour faire chuter le maire et son conseil dont ils en sont membres.

Une victoire sans conteste du maire, Roland Ramakistin

Les Trois-Bassinois ont assisté à de violentes interventions de la droite et des élus socialistes qui, pour la circonstance, avaient quitté le cercle des élus de la majorité pour se mettre dans les rangs de l’opposition au maire. Dans leurs diatribes, ils ont entraîné dans l’impasse 2 autres élus M. Villejeux et M. Florestan.
Profitant du désordre qui règne au sein de la majorité, l’UMP a demandé un vote à bulletin secret. Le PS ayant déjà réalisé le travail de démolition, l’UMP pensait avoir une majorité contre le maire, pour un vote de défiance. Ils ont fait venir les médias. Ils ont lamentablement échoué.
Le résultat est sans équivoque. Une majorité de 14 voix était largement suffisante pour permettre au conseil municipal de faire appel à l’EPFR.

La malveillance rend aveugle

Un autre dossier était appelé au débat, c’était le vote des taux d’impositions. Chaque année à la même période les communes votent leur budget primitif et réajustent les taux d’impositions. Les comptes rendu dans la presse montrent une position quasi unanime en faveur de l’augmentation des impôts.
Le Conseil municipal de Trois Bassins a proposé de ne pas changer les taux. Voilà une proposition qui on le pense, fera l’unanimité. Mais c’était sans compter avec la haine des socialistes qui ont préféré voter contre. L’opposition municipale se réjouissait de ce lamentable spectacle de malveillance.

Le PS remet ça

Cette ligne socialiste de s’allier à la droite pour faire échouer les forces du progrès n’a pas fonctionné cette fois. On se rappelle que lors des élections régionales, Michel Vergoz avait obtenu 13,07% au premier tour et s’était classé 3ème. Au deuxième tour, il maintient sa candidature dans le but de faire échec à la liste de l’Alliance, ce qui a conduit l’UMP à la direction régionale. Et on a vu avec quel empressement, Vergoz a félicité le nouveau président.
À Trois Bassins, la majorité municipale compte 21 élus ; il y a 6 opposants issus de l’ancienne équipe municipale. Les élus socialistes membres de la majorité avaient pris place auprès des six élus de l’opposition pour attaquer directement le maire, et remettre en cause ses propositions.
Face à la grotesque manigance politique, 14 conseillers municipaux ont largement été suffisants pour assurer la victoire nécessaire.

Céline Tabou


Qu’est ce que l’EPFR ?

L’Établissement Public Foncier de la Réunion (EPFR), en fonction depuis la mi-mars 2003, a pour but, selon le site www.epf-reunion.com de réaliser « des Plans d’Actions Foncières qui vont permettre aux collectivités, de mieux repérer les futurs terrains stratégiques qu’il convient de maîtriser pour faire la ville de demain ». Concrètement, l’EPFR récupère des acquisitions foncières et immobilières, pour le compte de la CIVIS, CINOR, CIREST et TCO, mais également des communes du Tampon, de Saint Joseph, de Saint Philippe et de l’Entre Deux, afin de constituer des réserves foncières, ou réaliser des actions ou des opérations d’aménagement. Cela permet de soulager les finances communales.


La stratégie de coalition du PS et de la Droite n’est pas une première

Avant le premier tour des dernières élections régionales, le parti socialiste avait spécifié qu’il ne s’allierait pas avec une quelconque liste de gauche, dont l’Alliance. Son but était alors de faire perdre Paul Vergès à tout prix. Si bien, qu’au second tour des élections, il n’a pas hésité à se maintenir avec 13% des voix contre 30% pour l’Alliance, mettant en péril l’union de la gauche aux élections. Mais surtout, Michel Vergoz a donné, par sa stratégie, une région à l’UMP.
Le Parti Socialiste a par la suite tenté de se justifier en mettant la responsabilité de la défaite sur Paul Vergès. Mais les chiffres ont montré qu’une l’union de la gauche aurait permit de battre la droite aux élections régionales. Michel Vergoz a récolté 18,99%, Paul Vergès 35,55%, et 45,46% pour la liste UMP de Didier Robert. Une alliance aurait permis au Conseil Régional de rester à gauche, avec 172 134 voix soit 52,38% des votants.


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