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Échec total de la Région et de l’UMP

Une campagne médiatique qui fait « flop »

Céline Tabou / 25 mars 2011

Tout le monde a encore en mémoire la célébration par certains médias d’une soi-disant "union historique" de la droite réunionnaise sous la houlette de Didier Robert. Ce mensonge illustre bien que tous les moyens ont été utilisés pour que l’UMP puisse gagner ces élections : diffusion de fausses informations par placards publicitaires dans la presse, multiplication des visites ministérielles au Tampon et à la Région… jamais l’UMP n’a eu autant de moyens à sa disposition et jamais il n’a essuyé une aussi lourde défaite. Même dans sa propre commune, Didier Robert est largement battu.

Après avoir utilisé tous les moyens de communication possibles, Didier Robert n’est pas parvenu à faire élire ses candidats, choisis avec soin. En effet, sur 25 cantons, la "Réunion en confiance" en a certes gagné quatre, mais c’était le maire qui se présentait dans des petites communes : L’Etang-Salé, Salazie, Cilaos et Saint-Philippe. Les candidats désignés par Didier Robert sont éliminés dans la moitié des cantons. Ceux qui seront au second tour dimanche se comptent donc sur les doigts de la main. Voilà le résultat pour celui que des médias n’ont pas hésité à présenter comme l’unificateur de la droite réunionnaise.
Ce n’est pourtant pas faute d’avoir donné des moyens pour gagner ces élections. Pour soutenir leur poulain réunionnais, plusieurs ministres sont venus à La Réunion et leur visite comportait très souvent l’étape obligée du Tampon. Rappelons que Didier Robert a été maire avant d’accéder au poste de premier adjoint de cette commune puis de diriger la campagne de l’UMP aux Cantonales. En 2010, Georges Tron, Luc Chatel et Marie-Luce Penchard étaient venus guider le « Le leader incontesté de la droite réunionnaise », surnom de Paulet Payet à Didier Robert et lui donner les clés des vieilles méthodes politiciennes : clientélisme avec la distribution des emplois-verts, utilisation des moyens de la Région pour la promotion de son président Didier Robert, qui n’est autre que le chef de la campagne des Cantonales de l’UMP.

Il fait profiter ses « amis »

À l’annonce de la liste présentée par la droite, ce n’est pas Michel Fontaine, président de la fédération départementale UMP à La Réunion qui a orchestré la conférence de presse, mais le président de la Région. En bon "chef", il a avantagé ses « amis » rapporte la presse, Ibrahim Behra avait expliqué au “JIR”, le 14 février dernier qu’à « la veille des élections cantonales, Didier Robert lance un nouveau mouvement (Réunion en confiance) pour placer ses copains en priorité. Si un homme politique veut s’approprier un parti en faisant fi des choix de ses représentants locaux et nationaux, il n’est pas question pour moi d’accepter ce dictat ».
Mais pas sûr d’obtenir les voix nécessaires pour élire ses candidats, Didier Robert a utilisé les moyens de la Région pour pousser les habitants de certaines communes à voter UMP. En décembre 2010, Huguette Bello avait fustigé l’attitude de Didier Robert vis-à-vis des emplois aidés. La Mairie de Saint-Paul avait dénoncé l’attribution massive de contrats aidés par la Région à des associations récemment créées pour opérer sur des chantiers concentrés dans les cantons renouvelables.

Un échec cuisant dur à admettre

En dépit de tous les moyens jetés par l’UMP dans la bataille, la majorité départementale dispose déjà de 21 élus contre 13 à l’UMP. Qu’en sera-t-il dimanche prochain, le 27 mars ? L’actuelle majorité n’a pas de souci à se faire, comme l’a indiqué Yves Mont-Rouge, le 21 mars 2011. La débâcle est telle, que des « dinosaures » de la politique réunionnaise, René-Paul Victoria, député UMP et Margie Sudre, ex-députée européenne, ont fustigé Didier Robert.
À l’instar de Nicolas Sarkozy désavoué par ses propres forces, Didier Robert est dans la même situation que le chef d’État, « la droite locale va mal » à La Réunion, ont déclaré sans détournement les deux élus UMP. Margie Sudre a expliqué au “JIR” qu’en plus des « erreurs de casting », « des erreurs stratégiques, d’analyse et d’organisation » ont été faites par celui qui voulait « unir » la droite à La Réunion.

Céline Tabou


Kanalreunion.com