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Emplois-verts : lancement d’un appel à projet pour les recrutements

Pour mettre fin au scandale qui éclabousse la Région Réunion

Manuel Marchal / 16 décembre 2010

Personne ne peut croire que la création d’emploi est la préoccupation principale dans l’attribution des emplois-verts par la Région. Seule la transparence dans les décisions permettra de mettre fin au scandale qui enfle chaque jour. Le lancement d’un appel à projet proposé par l’Alliance est un des moyens d’arrêter de jeter le discrédit sur ces emplois qui sont le seul moyen d’échapper au chômage pour une part importante de la population.

Lors de la dernière assemblée plénière de la Région, il a été question des emplois-verts. Ces emplois subventionnés par les fonds publics sont en effet au cœur de l’actualité. Lors de sa venue à La Réunion le 30 novembre, la ministre de l’Outre-mer a visité un chantier fonctionnant avec des emplois-verts à Sainte-Marie, ville dirigée par le 1er vice-président de la Région. À cette occasion la ministre avait annoncé que le gouvernement avait décidé d’allouer 1.800 emplois-verts supplémentaires à La Réunion.

Cinq jours plus tard, un nouveau scandale éclaboussait la Région. Plusieurs centaines d’emplois étaient attribués à des associations créées à Saint-Paul depuis les élections régionales. L’une d’entre elles est d’ailleurs présidée par un colistier de Didier Robert. De plus, il s’avère que ce sont uniquement les cantons renouvelables en mars prochain qui sont concernés par ces attributions.
Mardi, les conseillers régionaux de l’Alliance présentent donc une motion avec urgence déclarée pour que l’attribution des emplois-verts puisse bénéficier de la crédibilité nécessaire. La Réunion traverse en effet une grave crise marquée par la pénurie d’emploi. Ce qui veut dire que la population s’intéresse à qui est embauché, et par qui.

Didier Robert a refusé tout débat sur cette motion, et a décidé de renvoyer la question à la prochaine commission permanente qui devra prendre la décision.
Tout juste s’est-il borné à dire que sa volonté est la création d’emplois. Mais dans ce cas, comment le président de Région peut-il expliquer que des associations qui emploient depuis des années des travailleurs sous le régime "emplois-aidés" voient leur demande de renouvellement rejetée sans explication par la nouvelle direction de la Région ? C’est le cas d’associations situées au Port, comme l’AGESIDU. Ces associations ont pourtant réussi à obtenir la confiance des financeurs parce qu’elles ont su démontrer toute leur crédibilité au cours de plusieurs années d’activité.

Comment Didier Robert peut-il expliquer qu’il décide d’attribuer des centaines d’emplois à des associations qui n’ont aucun bilan car elles n’ont que quelques mois d’existence ?

Le 5 décembre dernier, Huguette Bello rappelait que sur le territoire de Saint-Paul, il existe plus de 50 associations qui travaillent dans le secteur de l’environnement depuis plusieurs années. Comment se fait-il que la Région préfère orienter l’utilisation des fonds publics vers d’autres structures sans expérience ?
Pour éviter que ce scandale ne nuise de manière irréversible à la crédibilité de la Région Réunion, il est possible de redresser la situation en agissant maintenant. Le lancement d’un appel à projet permettrait de sortir de cette situation par le haut.

M.M.


À quoi sert la motion de la Région contre les turbines d’EDF ?

Le Conseil régional a voté une motion pour que la retraite reste à 60 ans en commission permanente. Mais une fois à Paris, Didier Robert a voté contre la retraite à 60 ans. Alors à quoi sert cette motion contre les turbines à combustion d’EDF ?

Car nous ne serions pas dans cette position si le gouvernement et Didier Robert n’avaient pas donné des gages à la direction d’EDF. Le gouvernement a coupé l’élan du photovoltaïque en stoppant la défiscalisation et en imposant un moratoire sur toute nouvelle centrale. Didier Robert a diminué de 12% le budget de la politique de l’énergie, et a mis fin à la géothermie.

Le directeur d’EDF ne fait que venir appliquer la politique décidée en haut lieu, qui est le résultat des décisions du gouvernement soutenues par Didier Robert. Quand le gouvernement a fait voter le budget qui prévoit de couper le développement du photovoltaïque, le député Didier Robert n’a émis aucune protestation.


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