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En un an, Vergoz n’a pas fait une seule déclaration contre la politique de démolition de l’UMP de Didier Robert. Bien au contraire

J.B. / 6 juin 2011

Plus personne aujourd’hui ne remet en cause le constat alarmant sur la situation sociale réunionnaise. L’UMP est largement responsable de l’aggravation de cette réalité. Un grand changement est possible à la prochaine Présidentielle. Auparavant, en septembre, il y aura des élections sénatoriales qui peuvent remettre en cause la majorité UMP actuelle au Sénat. Si cela se produit, l’événement sera historique et va accélérer la chute de l’UMP, en avril 2012. C’est le moment choisi par Michel Vergoz pour solliciter l’appui de la Fédération du PS à sa candidature. Quelle crédibilité peut-on encore lui accorder ?

En avril dernier, Didier Robert a fait le bilan de la première année de sa mandature. C’est un mandat qu’il n’aurait jamais obtenu sans la triangulaire imposée par Michel Vergoz, tête de liste des socialistes. Il lui doit un grand merci. Pour comprendre ce bilan, il faut toujours se rapporter aux évènements clés qui ont marqué la séance plénière du 26 mars 2010.

Acte un : Michel Vergoz salue la victoire de l’UMP

Le président sortant, Paul Vergès, exhorte le nouveau venu à prendre de la hauteur dans sa nouvelle mission. Un discours aucunement politicien et très applaudi. En effet, les enjeux régionaux sont d’une telle importance que cela dépasse largement les péripéties d’un événement électoral, le temps d’un mandat écourté ainsi que les personnes en jeu. Mais, surtout, les 3 années de gestion d’une collectivité au Tampon sont très modestes comme expérience par rapport aux attentes de tout un pays et de tout un peuple.
Nous retiendrons du discours d’investiture de Didier Robert le moment où il s’adresse directement à son prédécesseur en disant : « je ne serais pas un démolisseur ».
L’autre événement à retenir, ce jour-là, c’est lorsque Michel Vergoz, bousculant le protocole, insiste pour faire une déclaration. Si la passation de pouvoir entre les 2 présidents est un rituel républicain ordinaire, l’insistante intervention du responsable socialiste est un geste politique délibéré. Au demeurant, c’est le passage où il adresse ses félicitations à Didier Robert qui est intéressant.
Dès ce premier jour, le décor est posé et les acteurs sont connus. L’histoire d’une année de mandat s’analyse suivant ces éléments clés.

Acte 2

A l’évidence, le néo-promu apparaît à l’opinion comme un démolisseur des projets en cours, mais, surtout, il a cassé la dynamique que doivent insuffler les responsables politiques dans tout le corps social et économique de la société. Il a donné une piètre image d’un jeune élu réunionnais incapable de défendre les intérêts réunionnais face à la puissance étatique. Le plus grave : il a fait perdre à La Réunion l’autorité qu’elle avait acquise et le respect des principes d’égalité dans ses relations institutionnelles. Du reste, en acceptant une mise « en mission parlementaire » totalement artificielle et, de surcroît, rémunérée, il a souligné l’insignifiance d’un changement qu’il voulait incarner. La « mission » continue alors qu’il n’est plus député. Ainsi, moralement corrompu, il s’est mis totalement au service des intérêts sectaires et partisans de l’UMP. Il a tout démoli : les projets et les principes.

Acte 3

Durant cette période où l’esprit républicain était bafoué, pas une seule fois Michel Vergoz n’a fait une déclaration contre l’UMP et ses agents. Pourtant, l’hémicycle résonne encore de ses envolées oratoires interminables passées.
Les Assemblées plénières sont publiques et chacun a pu constater qu’il s’en prenait le plus souvent aux élus de l’Alliance et à la politique de l’ancienne mandature. Par exemple, de manière ostentatoire, il n’hésite pas à souligner son soutien au projet de la route du Littoral à 6 voies, après s’être félicité de l’abandon par l’UMP de la construction du tram-train qui a fait perdre à La Réunion un équipement structurant et moderne. L’épisode le plus cocasse, c’est lors d’une séance de Commission permanente : André Thien Ah Koon, élu de l’Alliance, interpelle Didier Robert, l’élu socialiste lui coupe la parole et répond à la place de la présidence.

Epilogue

Dans la confrontation normale entre la majorité et l’opposition, le bilan surligne en fluo le jeu du troisième acteur.
En un an, Michel Vergoz s’est positionné comme le protecteur de Didier Robert, sa caution de “gauche”, nous renvoyant à la logique de son maintien au deuxième tour des Régionales et à son insistante félicitation médiatique du premier jour. C’est lui qui fournit des arguments pour attaquer l’opposition. Pas une seule fois il a dénoncé la politique de démolition et de casse économique conduite par Didier Robert.
Dans les travées UMP, certains élus trouvent même qu’il en fait un peu trop. Chez les socialistes, l’agacement gagne les rangs, malgré la solidarité de circonstance. Quant aux journalistes, ils n’acceptent plus la manipulation.

J.B.



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Messages






  • mr vergoz lé pire ké la droite extreme
    fé atention li la tié son fami politik pou li avancé personeleman
    sa lé in bougue arongan ,li rod rivaliz avek paul verges ,mé cour derièr.
    verges ,virapoulé, jean claude fruto,gilber anet, lebreton ,tou sa la,la esey fé avans la rénion
    à zot manière ,mé in bougue la gauche komm nou minm la fou à nou dan la merde zordi.
    zordi la rézion la kass toute bann projé qué té devlop travail.
    sé grass à mr vergoz ké nou lé dan la merde.
    é zordi li vé etre senater et sé bann didié robèr va vot po li , sa moin lé sir.
    vergoz toué la tié la rénion.
    érezman lo bann candida socialiste pou presidanciel lé pa kom ou !
    sinon nou té mort.

    Article
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