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Endiguement des ravines et sécurisation des radiers

En avant vers le 8ème Congrès

Témoignages.re / 30 mai 2013

La Réunion est une île tropicale, située sur la trajectoire des cyclones, c’est ce que rappelle un communiqué de Météo France sur le bilan de la saison cyclonique. Une des priorités de tous les responsables, c’est de protéger la population des dégâts de l’eau de ruissellement. Le PCR a mis en œuvre une telle politique, ce qui aboutit en particulier à l’endiguement de la rivière des Galets. Après l’effondrement du pont de la rivière Saint-Étienne en 2007, Paul Vergès avait proposé la création d’un syndicat mixte pour la sécurisation des radiers.


La saison cyclonique vient de se terminer. Selon Météo France, elle a été tout à fait normale. Le passage loin de nos côtes de deux cyclones a pourtant fait des dégâts. Au début du mois de janvier dernier, les pluies apportées par Dumile ont emporté le radier de la rivière Saint-Étienne. Cet ouvrage remplace un autre détruit par un cyclone en 2007.

Or, «  Dumile n’était pas un cyclone très puissant et s’il a constitué une bonne piqûre de rappel pour remémorer à ceux qui l’auraient un peu oublié que La Réunion demeure une terre de cyclones, il ne restera cependant pas dans les annales réunionnaises comme un cyclone de triste mémoire » , affirme Météo France.

Quelle résistance à un gros cyclone ?

Cela amène tout de suite à se demander quel aurait pu être l’impact d’un phénomène bien plus violent comme La Réunion en a déjà connu dans son histoire. Par exemple, la mémoire a gardé la trace du cyclone de 1948, qui avait transformé la ville de Saint-Leu en un lit de rivière, et qui fit des dégâts dans toute l’île et plusieurs dizaines de morts. À cette époque, La Réunion comptait 250.000 habitants, elle était bien moins urbanisée. Une autre grande différence, c’est qu’aujourd’hui, les services constituent l’essentiel de l’économie. Cela oblige donc chaque jour des dizaines de milliers de travailleurs à se déplacer, et donc franchir des cours d’eau.

Se pose donc plus que jamais la question de la protection de la population en cas de cyclones. Le principal danger n’est pas le vent, mais l’eau qui ruisselle. Toutes les dernières victimes ont perdu la vie en tentant de franchir un radier. L’autre menace, c’est la crue des ravines.

Protection de la population

Devant ces problèmes, le PCR a agi. C’est sous l’impulsion de responsables de ce parti qu’a été réussie la première opération d’endiguement d’une ravine de la sortie de son cirque jusqu’à son embouchure : la rivière des Galets.

En 2007, la crue de la rivière Saint-Étienne emporte un pont reliant Saint-Louis à Saint-Pierre. Paul Vergès propose la création d’un syndicat mixte pour la sécurisation des plus de 500 radiers à La Réunion. C’est la perspective d’un nouveau grand chantier pour le pays.

Lors de la dernière saison cyclonique, des radiers ont encore été submergés, ce qui pose toujours la question de la sécurité des personnes. Cela ne pourra être résolu que par l’endiguement des ravines et la sécurisation des radiers.

Extrait du communiqué de Météo France

Bilan de la saison cyclonique 2012-2013 : « une activité quasiment normale »

• La saison cyclonique 2012-2013 a connu une activité quasiment normale, que ce soit en terme de nombre de jours d’activité perturbée ou de nombre de jours cycloniques. Un seul élément s’écartant quelque peu de la norme est toutefois à souligner, à savoir le nombre élevé de cyclones s’étant développés, puisque sur les dix tempêtes tropicales formées, sept se sont transformées en cyclone tropical, une proportion remarquable, sans être exceptionnelle. Sur ces dix météores, quatre ont eu une influence sur les terres habitées, mais seul le cyclone Haruna a fait des victimes (à Madagascar).

La dernière fois que l’on avait observé sept cyclones sur le bassin, c’était lors de la saison 2006-2007, celle du cyclone Gamède, pour lequel La Réunion était passée en alerte rouge. Puis, près de 6 années se sont écoulées sans la moindre alerte cyclonique (la plus longue période de calme dans l’histoire récente de La Réunion). Et le hasard a voulu que La Réunion renoue avec les alertes cycloniques cette saison 2012-2013, durant laquelle sept cyclones ont, également, été observés sur le bassin.

Tout comme pour Gamède en février 2007, Dumile a nécessité un passage en alerte rouge. C’était début janvier 2013 et il s’agissait d’ailleurs de la deuxième alerte rouge la plus précoce (derrière l’alerte rouge de Daniella de décembre 1996). Bien que sa trajectoire ait fait passer son centre beaucoup plus près de La Réunion que cela n’avait été le cas pour Gamède, l’influence de Dumile a cependant été moindre, que ce soit en durée ou en terme de force de vents ou de quantités de pluies.

Dumile n’était pas un cyclone très puissant et s’il a constitué une bonne piqûre de rappel pour remémorer à ceux qui l’auraient un peu oublié que La Réunion demeure une terre de cyclones, il ne restera cependant pas dans les annales réunionnaises comme un cyclone de triste mémoire. Il serait même plutôt à considérer comme un cyclone bénéfique pour la ressource en eau de l’île, mise à mal par plusieurs années de sécheresse.

À l’arrivée, grâce aux précipitations apportées par Dumile et Felleng, la saison des pluies 2012-2013 affiche un bilan quasi normal ; seule la frange littorale Ouest-de-l’Île a été déficitaire, la région Sud, qui avait le plus souffert de la sécheresse ces dernières années, bénéficiant pour sa part d’un arrosage nettement excédentaire.


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