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Européennes : un champ d’action important

Conférence-débat avec Younous Omarjee à Saint-Paul

Correspondant Témoignages / 21 mai 2014

Les élections européennes ont mis en exergue les enjeux pour les RUP et notamment La Réunion. Des défis majeurs pour La Réunion, qui compense son retard économique à travers l’éco-financement.



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L’octroi de mer permet un niveau de taxe différent entre les importations et les produits réunionnais. Sa recette est une source de revenus pour les collectivité. Sa suppression pure et simple serait le coup de grâce porté à l’industrie réunionnaise livrée sans protection à la concurrence des grands groupes européens. (Photo Toniox)

Au cours d’une conférence débat hier à Saint Paul, Younous Omarjee est revenu sur son bilan et les questions fondamentales qui se posent aux Réunionnais et qui devront être défendues par un député présent et connaisseur des dossiers.

Après avoir évoqué l’avenir de la filière canne et la suppression des quotas sucriers en 2017, mais aussi « l’affaire grave » du Traité Transatlantique, le candidat de la liste pour l’Union pour les Outremer, a évoqué l’octroi de mer.

Un dossier resté dans le silence, car « on ne sait rien » des négociations entre l’Etat français et l’Union Européenne, ni les propositions faites par Didier Robert, président de la Région Réunion, ni celles de la France. Une chose certaine pour le député sortant : informer la population de l’importance de l’octroi de mer pour les économies insulaires, comme La Réunion. Parce que l’Union européenne se sert du mécontentement de la population pour supprimer de telles subventions.

Les dossiers traités à Bruxelles imposent « de dépasser les conflits partisans », afin de travailler au mieux pour les intérêts des peuples. A La Réunion, en dépit des nombreuses demandes de rencontre, Younous Omarjee n’est pas parvenu à connaître la position et l’avis de Didier Robert sur les questions européennes, dont le Région dépend pour ses investissements.

Des luttes partisanes qui freinent le développement des territoires, alors qu’en Guyane, en Guadeloupe et en Martinique, « ils m’ont fait des propositions pour leurs territoires ». D’ailleurs, « on doit sortir de cette vision misérabiliste » que les ultramarins ont de l’Union Européenne et de son côté, l’union Européenne doit sortir du « combien ça coûte l’Outremer ».

Raisons pour lesquelles, « il faut un député qui connaît les dossiers » et qui connait les arcades de l’Union Européenne, notamment ses stratégies et enjeux afin de peser dans les négociations.

Correspondant


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