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Firose Gador : La nécessité du changement

2012 : le changement. Quel changement ? Pour qui ? Par qui ?

Témoignages.re / 20 février 2012

La situation extrêmement difficile que nous connaissons et l’impasse : à partir de ce constat, c’est la nécessité du changement en prenant en compte l’urgence sociale, avec une gouvernance qui appelle à la responsabilité.

CHERS AMIS, CHERS CAMARADES,
En avant-propos, mi souhèt dire a zot ke c’est un véritable honneur que de prendre la parole zordi pour notre conférence extraordinaire.
Conférence organisée pour mettre en lumière et adopter notre projet de développement pour La Réunion.
Ce projet passe bien entendu par la nécessité d’un changement radical. Et pour cause, depuis plusieurs années nous travèrs une crise très grave… agravé par les mesures antisociales du gouvernement Sarkozy-Fillon.
Au niveau national, tout le monde attend un changement, et nous ici i fo ke nou koné kosa nou ve pou nout péi.
Et tous les candidats à l’élection présidentielle doivent comprendre que notre situation est sans doute la plus grave de l’ensemble de la République et de l’Outr-Mer.

Arèt gaspy nout zenès !

Et pour cause, èske nou peu tolérer qu’ici dans nout péi que 49% de notre population i vive en dessous du seuil de pauvreté ?
Imagine a zot un instant la même situation dans un autre département Métropolitain, mi croi ke des prises de position nationales se feraient entendre pour tirer la sonnette d’alarme.
Dans le même contexte d’aggravation, aujourd’hui nou néna 1 Réunionnais sur 3 ke lé en âge de travailler et qui sont privés d’emplois.
Peut-on accepter que notre jeunesse soit sacrifiée ? Faut pas oublier que 60% des jeunes de moins de 26 ans lé au chômage.
Allons nous laisser encore la situation se dégrader et laisser les autres décider pour nous ?

La crise touche tout le monde

Aujourd’hui, nou lé a 840.000 Habitants, nou va passe à 1million d’habitants à l’horizon 2030.
Èske nou va admettre que plus de 25.000 Réunionnais lé en attente d’un logement aujourd’hui ?
Les constats alarmants ke mi vien de dresse a zot, et bien c’est au quotidien ke moin lé confronté à ces situations de vie précaires.
Que ce soit dans mon travail en tant qu’assistante sociale ou a la mairie ou mi lé élu :

- kan domoune i di a ou et parfois les larmes aux yeux Madame mi vien voir si lé possible d’avoir un ti colis alimentaire pou fini le mois. Chers amis, chers camarades, zot i coné Réunionnais là, nou néna nout fierté et lé pas facile de franchir la porte d’un bureau pour demande de l’aide. Et ben kan la personne i vien et i fé cette démarche c’est que la vréman besoin.

- kan les personnes qui perçoivent une allocation de solidarité comme le RSA, et ke lu doit intégre un parcours d’insertion sinon zot allocation i risk d’être suspendu. koman faire ? ... kan le contexte économique réunionnais lé embourbé parce que la rien trouvé de mieux de supprimer des chantiers qui pouvaient créer des milliers d’emplois.

- Aujourd’hui, néna de plus en plus de jeunes mères, de jeunes ménages qui souhaitent un logement, qui souhaite décohabiter. Et ki vien demande a ou un logement, et c’est vrai kan ou fé un peu le tour des situations tout le monde lé en droit d’avoir un logement. Mais les demandes lé en souffrance, il faudrait construire environ 9.000 logements par an pour désengorger les listes d’attente.

Le changement radical

Et bien chers amis chers camardes, la responsabilité i impose à nou aujourd’hui un CHANGEMENT RADICAL sinon nou sa va vers l’impasse ou voire même les explosions de colère qui risquent d’être très violentes si rien lé fait. Aujourd’hui, l’actualité i montre a nou avec les rassemblements populaires un peu partout dans l’île contre la vie chère.
Depuis 50 ans, tous les gouvernements la pa réusi à changer la situation malgré des mesures. C’est pour ça ki fo un changement profond… I fo tout revoir.
Pour cela, nou propose dans notre projet politique que le changement passe par :

- Une prise en compte de l’urgence sociale et que c’est UNE URGENCE !! (mais pas un zafèr institutionnel et fé entre quelques techniciens, mais partout dans l’île, la population i doit exprime a zot… Fo donne le peuple la parole car domoune lé kapab de dire kosa lé bon pou zot).

- À La Réunion, nou néna beaucoup d’atouts, il faut les valoriser pour construire un développement durable.

- Et surtout pour mettre tout ça en œuvre, une gouvernance qui appelle à la RESPONSABILITÉ de chaque Réunionnais et Réunionnaise. Et nous en tant que communistes, fidèles aux traditionx de lutte, la RESPONSABILITÉ. C’est nous qui devons la prendre et la porter dans l’Unité.

Alors, chers amis, chers camarades
ENSEMBLE ALON RELÈVE LA TETE
ALON DOBOUT POU RELÈVE LES DÉFIS.


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