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Firose Gador : « Notre ville a besoin de sa jeunesse »

40ème anniversaire de l’élection de la municipalité démocratique au Port avec Paul Vergès

Témoignages.re / 25 mars 2011

"Témoignages" termine aujourd’hui la publication de la série d’interventions d’une dizaine de témoins d’un événement qui a marqué l’Histoire de La Réunion : l’élection, le 21 mars 1971, de la liste d’union démocratique conduite par Paul Vergès lors des Municipales au Port. Un événement célébré le vendredi 4 mars dernier au Centre du Cœur Saignant dans la cité maritime.
Après les témoignages d’Eugène Rousse, Jean-Yves Langenier, Ninine Michaud, Zoubert Haribou, Michel Séraphine, Raymond Lauret, Joseph Éthève, Houssen Amode et Pierre Vergès, voici celui de Firose Gador. Cette jeune élue, adjointe au maire du Port, suppléante de Pierre Vergès aux élections cantonales de ce dimanche dans le 1er canton du Port, a apporté le regard de quelqu’un qui n’était pas né en 1971. Voici son intervention. Les inter-titres sont de "Témoignages".

C’est avec un immense honneur, une légitime fierté, mais aussi avec une grande émotion que je m’exprime devant vous lors de cette rencontre où les camarades m’ont demandé d’intervenir aujourd’hui pour parler de ma ville et de mon vécu. Je suis émue de m’exprimer devant vous dans le cadre de cette célébration où nous commémorons les 40 ans de la municipalité démocratique, gagnée par la population du Port depuis 1971 avec Paul Vergès et les autres camarades militants.

Notre identité portoise

Chacun d’entre nous ici présent ce soir possède une histoire, sa propre histoire avec le Port, et tout cela mis ensemble, en commun, fait notre identité portoise.
En tout cas, je ne peux que parler de ma jeune histoire, car je suis de la génération post 71, je suis née en 1977 (six ans après).
Le quartier où j’ai grandi a été livré en 1979, j’avais 2 ans à l’époque. Ce quartier, qu’on appelle la ZAC 1, est couramment dénommé « le quartier Vergès-Lépervanche ».

Mèt zabitan aktèr dan la cité

Mi pouré parle a zot in bout d’tan su koman moin, an tan ke jeune, moin la viv la ville apré 1971. Déjà moin la parti lékol dann la kour l’Oasis. Apré sa, la konstrui lékol Françoise Dolto dann la ZAC 2.
Mi rapèl ankor, lo matin, kan bann madam la cantine té serv’ anou de lait èk ti pain raisin, é kan té fé la fèt lékol, lavé lapin, poule, etc. pou gagné dann la loterie.
Desu mon kartié aussi té valab, lavé lanimasyon dann foyé la ZAC, tout bann période vakans, moin té sava centre de loisirs èk koloni d’vakans ansanm l’ADAP. Lété gayar, lavé lanbians, tout marmay té solidèr, nou té apran osi in ta d’zafèr ke té serv anou dan la vi tou lé zour. Mé sirtou té apran anou viv an koléktivyté.
Apré, kan moin la grandi, moin la fé animatris lo centre ; sé komsa moin la forme amoin dann métié lanimasion, moin la travay Pass’Port.
Noré ankor in ta d’zafèr pou di, mé mi voudré dire ke tousa lété possib parseke la Mairie lavé in volonté politik : mèt zabitan aktèr dan la cité.

La ville bouge comme sa jeunesse

Zordi mi kontinué être aktèr dan mon ville. À 33 ans, moin lé adjointe au maire et moin lé osi rèsponsab lo prozé rénovasyon desu mon kartié.
Sé sa Lo Port sa mèm mèm, i fé konfians la zénès !
En tout cas, la ville du Port est depuis 1971 une ville dynamique, innovatrice en termes de projets et de réalisations. La ville est en chantier en permanence, la ville bouge comme sa jeunesse.
D’ailleurs, j’invite les jeunes à se saisir des opportunités offertes par notre ville par le biais des différentes structures pour la promotion de la jeunesse. Notre ville a besoin de sa jeunesse, car c’est nous qui ferons la ville de demain.


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