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François Hollande creuse l’écart dans les sondages

Élection présidentielle en France

Témoignages.re / 2 février 2012

La diffusion pendant une heure sur six chaines de télé d’une interview de Sarkozy n’a pas permis à ce dernier de réduire l’écart dans les sondages. Hier selon “Nice-Matin”, François Hollande creusait encore l’écart avec 34% d’intention de vote au premier tour, 9 points devant le président de la République, soit 2 de plus qu’avant l’intervention télévisée.

Après l’entame de campagne réussie du candidat PS, Nicolas Sarkozy a tenté dimanche de reprendre la main. Pendant plus d’une heure, il a pu s’exprimer simultanément sur 6 chaînes à l’heure de plus grande écoute des télés en France. Cette opération a fait remonter sa cote de popularité de deux points selon un sondage BVA pour "Nice-Matin" publié hier. Dans le même temps, les intentions de vote en faveur de François Hollande ont grimpé de 4 points.
D’après ce sondage, le candidat PS serait crédité de 34% au premier tour, et Sarkozy de 25%. Et au second tour, François Hollande l’emporterait par 57% contre 43% à son adversaire.
Si plus de 16 millions de téléspectateurs ont regardé l’émission de dimanche soir, 42% des personnes interrogées affirment être convaincues par la prestation du probable candidat UMP, et 57% ne l’ont pas été.
Cette tendance se confirme par l’analyse faite par plusieurs observateurs de la campagne.
« On peut dire que c’est bien parti », dit Jean-Daniel Lévy, de l’institut Harris Interactive. « Si cette phase se confirme, ce sera difficile pour Nicolas Sarkozy, dont l’entourage avait peut-être misé sur un effondrement de la partie adverse après la reprise en main de la communication du président », a dit le politologue à Reuters.
Stéphane Rozès, président de la société de conseil Cap, constate lui aussi le retard pris par le chef de l’État. « À partir de la séquence du Bourget, Nicolas Sarkozy a perdu le centre de gravité. C’est à lui maintenant de trouver son positionnement », dit-il. « C’est un homme de gauche, François Hollande, qui vient de lui faire la leçon sur la République, la France, sa façon de présider ».

La campagne de Hollande met le turbo

“L’Express” décrit un candidat « irrésistible ».

« Le candidat socialiste se sent-il irrésistible ? Il se couche tard, est le premier levé. Dès 6 heures du matin, il envoie des textos : "Tu peux m’appeler si tu veux". Il enchaîne les kilomètres, serre la main au moindre passant, se plie à toutes les demandes de photos.

À Metz, le 17 janvier, à peine descendu de son long vol depuis la Guyane, il prolonge son discours devant les sympathisants et rate le dernier train pour Paris ; il rentrera en voiture. Il le dit à son public, ravi du geste. À Bourgoin-Jallieu (Isère), promis, il fera court. Mais ne peut s’empêcher de relancer ses tirades, devant un public pourtant composé de convaincus.

Le 26 janvier, il sort du plateau de l’émission “Des Paroles et des actes. Il prend le temps de serrer la main aux employés du buffet et aux personnels de France 2. Manifestement soulagé, franchement souriant.

Il passe devant la loge d’Alain Juppé, qui a quitté depuis belle lurette les studios de la Plaine-Saint-Denis. Le ministre d’État était venu flanqué d’un seul collaborateur. François Hollande est attendu par les piliers de son équipe, de Manuel Valls à Pierre Moscovici, en passant par Harlem Désir, Vincent Peillon ou Claude Bartolone ».


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