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Halte au « retour de l’Ordonnance Debré »

Plaine des Palmistes

Témoignages.re / 26 octobre 2015

Lors du rassemblement de la jeunesse le 25 octobre, Patrick Lebreton est intervenu pour dénoncer la persistance de la répression pour délit d’opinion à La Réunion.

L’Ordonnance du 15 septembre 1960 signée par Michel Debré, alors Premier ministre, prévoyait la mutation d’office pour les fonctionnaires en poste à La Réunion suspectés d’avoir des opinions qui n’étaient pas celle du pouvoir. Qualifiée de scélérate, cette mesure a servi à exiler en France plusieurs dirigeants syndicaux et politiques progressistes. Elle visait notamment à combattre l’influence grandissante du Parti communiste réunionnais.

Elle fut abrogée en 1972 à la suite d’un long combat, marqué notamment par la grève de la faim des victimes de l’Ordonnance Debré.
Mais à La Réunion, l’état d’esprit de l’Ordonnance Debré est toujours là. C’est ce qu’a dénonce Patrick Lebreton en affirmant la solidarité avec Corinne Robert, attaquée à cause de ses opinions.

La vocation de Corinne Robert est de travailler au service des jeunes enfants handicapés. Elle l’exerce dans l’Education nationale, par le biais d’un contrat aidé financé par l’État et le Rectorat.
Elle a été nommée à la Plaine des Palmistes, mais le maire de la commune refuse qu’elle y travaille et voudrait donc « l’exiler », a rappelé Patrick Lebreton.

Corinne Robert est une militante du Progrès et ne vote pas pour Marc Boyer, le maire de la Plaine des Palmistes, un des soutiens de Didier Robert aux élections régionales.
Patrick Lebreton propose donc à ses collègues députés d’écrire à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, pour signaler par écrit le scandale. Et souligne l’importance de préparer une relève politique pour ne plus voir se reproduire de tels faits.


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