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Huguette Bello mal à l’aise dans le dossier de la SEDRE

Une autre affaire défraye la chronique à Saint-Paul

Céline Tabou / 20 mars 2014

Lors du débat télévisé de Réunion Première en présence des candidats de la commune de Saint-Paul, Huguette Bello a été interpellé sur la situation de la SEDRE. Une situation dénoncée par Pierre Thiebaut et Ary Yée Chong Tchi Kan, lors d’une conférence de presse, mardi 18 mars.

Le candidat du PCR, Ary Yée Chong Tchi Kan a interrogé la député-maire et présidente de la SEDRE, Huguette Bello sur les comptes de l’aménageur : « la SEDRE a-t-elle remboursé le prêt de 1,9 million d’euros à la mairie ? ». Une question dérangeante qui a conduit la candidate à s’insurger.

En 2013, faute de pouvoir demander un prêt aux banques, la SEDRE en déficit demande à la mairie de Saint-Paul une avance de trésorerie à hauteur de 1,9 million d’euros, dans le cadre d’une opération de restructuration du centre-ville et notamment du front de mer. Selon convention signée entre les deux parties, la SEDRE devait rembourser la commune à 80% en mars 2014 et 10% en mars 2015.

Pas de remboursement prévu

Selon les informations fournies par Zinfos974, le 13ème adjoint de la mairie, Emmanuel Seraphin, a expliqué que « la mairie de Saint-Paul ne peut que constater que l’avance ne sera effectivement pas renflouée d’ici le 31 mars » a relaté le site. Ce dernier a déclaré que « dès que la subvention du FEDER tombera, la SEDRE pourra rembourser la mairie », concède Emmanuel Séraphin, adjoint à l’aménagement du territoire.

Pour les deux hommes, « la mairie a encore une quinzaine de jours pour demander le remboursement des 80% et respecter la convention ». De son côté, Pierre Thiébaut a annoncé l’envoie d’une lettre « pour exprimer son étonnement face aux déclarations d’Emmanuel Seraphin, qui dit que ça ne sera pas remboursé. Et en plus, il justifie cela par la subvention du FEDER, ce qui n’est pas dans la convention », a-t-il précisé.
Pour conclure, ils ont expliqué que « l’avance de trésorerie est légitime et légale, mais là où nous avons été interpellés, c’est lorsque la SEDRE explique que les financiers ont refusé de l’aider. Ce qui signifie que la SEDRE n’était pas solvable alors qu’il y a une puissance publique derrière ».

 Céline Tabou 


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