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Il y a 3 ans, le désenclavement du Sud

Route des Tamarins, un outil d’aménagement

Témoignages.re / 9 juillet 2012

Mise en service le 23 juin 2009, la route des Tamarins avait été inaugurée deux semaines plus tard par Paul Vergès en présence du Premier ministre. Depuis, elle a bouleversé les habitudes et donné une nouvelle orientation à l’aménagement de notre territoire.

Des heures de perdues tous les jours, du carburant et du temps gaspillés : les routes de l’Ouest étaient transformées en un immense embouteillage allant de Saint-Paul à Saint-Leu. Et quand de fortes pluies touchaient l’Ouest, la route pouvait être coupée à La Saline, et déviée vers les Hauts pour éviter la falaise de Cap La Houssaye. Telle était la situation au moment où la Route des Tamarins a tout bouleversé, c’était en 2009.
Et pourtant, que n’avait-on pas entendu pendant les travaux. Entre le coût "pharaonique" employé à tour de bras dans certains médias, et les tamarins amers de Vergoz… une ligne opposée au développement avait voulu faire échouer ce projet, mais elle a perdu.
Trois ans plus tard, force est de constater que cette route a libéré des énergies. C’est en effet entre Saint-Paul et l’Étang-Salé que le trafic a connu sa plus forte augmentation, rappelle l’INSEE. C’est bien que cette infrastructure correspondait à un besoin. Ce nouvel outil a eu des répercussions dans toute l’île. Il a rendu enfin possible de désenclavement du Sud.
Une autre conséquence est la baisse de la fréquentation de la route des Plaines entre Le Tampon et Saint-Benoît. Entre la ville du Sud et La Plaine des Palmistes, moins de 4.700 véhicules circulent par jour, nombre en constante diminution. C’est bien la réaffirmation du caractère touristique de cette route qui serpente dans le cœur du Parc national.
Mais surtout, la route des Tamarins inscrira pour toujours dans le paysage une fierté réunionnaise. Construite en grande partie par des travailleurs réunionnais formés pour ce chantier, financée à 85% par les Réunionnais sans un centime apporté par Paris sous la mandature de Paul Vergès à la Région, la route des Tamarins est un aperçu de la capacité du peuple réunionnais à être à la hauteur de ses responsabilités.

M.M.


Augmentation du trafic Sud-Nord et diminution de celui de la RN3

Dans sa dernière édition, le Tableau économique de La Réunion de l’INSEE enregistre les changements dans les déplacements liés à la mise en service de la Route des Tamarins.

« La modification de la distribution des trafics et des usages sur le réseau routier structurant se confirme en 2010. Il avait été constaté au deuxième semestre 2009 avec la mise en service de la Route des Tamarins.
La forte augmentation de la circulation sur l’axe Saint-Denis/Saint-Pierre (trafic induit de + 12% à + 20% selon les secteurs), mais également les variations importantes du trafic sur le reste du réseau routier du deuxième semestre 2009 se stabilisent en 2010 avec une très faible variation. La route des Tamarins enregistre une augmentation moyenne de 5%.
Sur ce réseau, le trafic varie de 30.000 véhicules/jour dans le secteur de Saint-Leu à 89.900 véhicules/jour à Saint-Denis sur la section comprise entre l’échangeur de Gillot et celui de Duparc.
Entre le Nord et l’Ouest, le trafic sur la route du littoral atteint une moyenne journalière de 58.400 véhicules/jour, en augmentation de 2,2% entre 2009 et 2010.
Entre Saint-Denis et Saint-Paul, le trafic augmente au Nord et se stabilise dans l’Ouest. Sur la partie Ouest de la Route des Tamarins, le trafic se situe entre 30.500 et 58.600 véhicules/jour et progresse de 3,5% à 6% soit environ 2.000 véhicules supplémentaires par jour.
Sur la partie Sud, de l’Étang-Salé au Tampon, le trafic augmente également. Par contre, il reste stable sur le tronçon nord-est de Saint-Denis à Saint-Benoît.
Sur la RN1A (ancienne RN1) entre Saint-Paul et l’Étang-Salé, le trafic est resté stable sur le tronçon de Boucan (+ 0,2% à 14.900 véhicules/jour). Par contre, il a augmenté de 2,5% au niveau de Saint-Leu (9.100 véhicules/jour).
Sur la RN3, le trafic diminue comme en 2009, d’environ une centaine de véhicules par jour.
Sur la RN5 et la RN2 secteur du Grand Brûlé, le trafic est stable. Il reste compris entre 1.750 et 15.600 véhicules jour pour la RN5 et entre 3.200 et 14.600 véhicules/jour pour la RN2.
Le trafic de la partie Sud de la RN2, entre Saint-Joseph et Saint-Pierre, augmente avec 24.400 véhicules par jour dans le secteur de Grands Bois ».


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