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Ils ont osé : 11 départements de droite vont « jeter des miettes » de travail aux allocataires du RSA

Témoignages.re / 24 novembre 2011

Ils l’ont dit, ils l’ont fait. Les "contrats 7 heures" sont en place. Merci, Roselyne Bachelot.
Elle a fait vite, la ministre : Sarkozy parle… et le lendemain, le dispositif est opérationnel.

Sarkozy à la manoeuvre

Sarkozy avait annoncé que « d’ici la fin de l’année, nous expérimenterons dans une dizaine de départements une obligation de travail de sept heures pour les bénéficiaires du RSA. Là aussi, que l’on me comprenne bien, ce n’est pas pour punir, c’est au contraire pour respecter, pour redonner de la dignité. On n’a pas de dignité quand on ne peut survivre qu’en tendant la main ».
Dans le droit fil des déclarations de la droite sociale et des préconisations de Marc Philippe Daubresse.
Ça n’a donc pas traîné.
Comme quoi, quand on veut, on peut.
Alors, que l’on ne vienne pas nous dire après, quand il s’agit de mettre en place un dispositif spécifique aux DOM, qu’il faut des mois pour écrire un arrêté ou un décret.

11 départements sur 15 : 4 manquent à l’appel !

Onze départements ont donc été « désignés volontaires » : les Alpes-Maritimes, la Côte-d’Or, la Manche, la Marne, la Haute-Marne, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, le Rhône, la Savoie, la Haute-Savoie et la Vendée.
Point commun : leurs présidents appartiennent tous à la majorité présidentielle.
Mais 4 départements ont dû faire de la résistance.
Car initialement, l’expérimentation devait en concerner 15. C’était une solution envisagée il y a quelques mois.
Ainsi, dans ces 11 départements, les personnes « les plus éloignées de l’emploi » vont être obligées de signer un contrat unique d’insertion (CUI).
Sous peine d’être sorti du RSA.

Gagner des miettes !


Travailler 7 heures pour gagner quoi ?
« Les bénéficiaires de ces contrats de 7 heures seront rémunérés sur la base du SMIC/horaire. Ils continueront donc de percevoir le RSA socle, mais pour un montant légèrement réduit compte tenu de la reprise d’une activité salariée.
Ils resteront néanmoins gagnants, puisque cette reprise d’emploi leur permettra de bénéficier également du RSA activité ».
Quel gain ? Le ministère indique que cela représente 130 euros.
Quant à Martin Hirsch, l’ancien haut-commissaire aux Solidarités actives et père du RSA, il expliquait, « si c’est à la place d’un contrat aidé à temps plein, c’est une régression. Si c’est une étape vers un vrai emploi, cela peut être utile aux plus fragiles… »
Malheureusement, tout indique que cela se rapproche du premier cas de figure : une régression !


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