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Jean-Luc Poudroux : vers une nouvelle sanction populaire

Saint-Leu

Geoffroy Géraud-Legros / 30 septembre 2009

Les Cantonales partielles du 2ème Canton renforcent l’adhésion des Saint-Leusiens au projet porté par l’équipe de Thierry Robert.

Après la victoire des forces de changement à Saint-Leu lors des élections de mars 2008, le Conseil d’Etat a annulé le scrutin du 2ème Canton de Saint-Leu pour une absurde rumeur de sorcellerie. Cette occasion fournissait à Jean-Luc Poudroux, invalidé par le peuple de Saint-Leu, une occasion de tenter de se remettre en selle.
Les électeurs du 2ème Canton en ont décidé autrement : les résultats du premier tour de l’élection partielle donnent la mesure du désaveu qui frappe aujourd’hui l’ancien maire de Saint-Leu : dans un canton où l’annulation semblait devoir lui assurer la victoire, celui-ci parvient à peine à totaliser 30% des suffrages. En face, la liste emmenée par Thierry Robert et Isabelle Poudroux recueille plus 43% des voix.
A l’origine de ce renversement de tendance : un bilan positif de l’équipe élue en 2008… qui fait ressortir le lourd passif d’immobilisme de Jean-Luc Poudroux.

Un bilan négatif

Pourtant, l’ancien maire de Saint-Leu a au cours de sa carrière disposé d’exceptionnelles opportunités de développer sa commune : en effet, en plus des mandats municipaux qui l’ont placé pendant près de 20 ans — entre 1989 et 2008 — à la tête de la commune, Jean-Luc Poudroux a occupé de 1998 à 2004 le poste de Président du Conseil général… occupant de surcroît le poste de secrétaire départemental de l’UMP.
Cependant, les retombées pour Saint-Leu de ce brillant itinéraire personnel ont été presque nulles… quand elles n’ont pas été carrément négatives : les Hauts sont largement restés en-dehors du développement ; la commune ne s’est dotée d’aucun véritable investissement durable ; d’autre part, les réalisations dans le domaine de l’urbanisme ont été faites sans organisation, ni concertation. Enfin, la gestion des finances publiques est calamiteuse : il n’est un secret pour personne que sans les mesures prises par la nouvelle équipe, la commune serait aujourd’hui vraisemblablement sous tutelle.

Le « troisième homme » derrière l’homme du passé

La sanction populaire exprimée en 2008 a retenti avec plus de force encore dimanche dernier, Jean-Luc Poudroux perdant pied dans les bureaux de vote de Colimaçon et de la Chaloupe, qui lui étaient auparavant acquis. Face à la défaite qui se profile au 2ème tour, l’ancien maire croit aujourd’hui pouvoir trouver le salut dans l’alliance avec le Dr Rhafik Badat.
On se souvient que ce candidat prétendait se poser en « troisième voie » entre les listes de Thierry Robert et celle de Jean-Luc Poudroux. Il n’aura pas fallu 24 heures au « troisième homme » pour montrer que sa « troisième voie » menait droit dans les pas de… Jean-Luc Poudroux. Que penser de ce type d’homme nouveau qui, à peine le premier tour du scrutin achevé, s’empresse d’emboîter le pas… à l’homme du passé ?

Geoffroy Géraud


Qui fait circuler la rumeur ?

C’est sous le signe de la rumeur que certains semblent à tout prix vouloir placer la campagne de Saint-Leu. Après annulation des résultats de 2008 pour une rumeur de sorcellerie, la rumeur a continué à être utilisée contre Thierry Robert et Isabelle Poudroux : tracts fanés anonymes, attaques personnelles… La campagne de Saint-Leu a révélé que certains groupes n’hésitaient pas à recourir à des méthodes antidémocratiques pour déconsidérer leurs adversaires. Le premier tour a montré le rejet massif de ces procédés par les électeurs de Saint-Leu. Malgré tout, les adeptes de ces méthodes n’ont semble-t-il pas renoncé à faire diversion : deux jours seulement après le premier tour du scrutin dans le 2ème Canton, le “Journal de l’Ile de La Réunion” et "le Quotidien" se font l’écho de « rumeurs » à propos d’une éventuelle candidature dans le 1er canton… Qui a donc intérêt à faire circuler ces “bruits” à quelques jours d’une élection ? On regrette de plus que notre confrère n’ait pas jugé opportun de citer ses sources, et encore moins de consulter les personnes concernées, avant de donner écho à une rumeur supplémentaire.


Quel modèle propose Cyrille Hamilcaro ?

Cyrille Hamilcaro l’a assez dit : la jeunesse populaire est au centre de ses préoccupations. On ne l’a pourtant pas entendu s’exprimer sur les évènements d’Afghanistan qui ont frappé récemment plusieurs jeunes Réunionnais. Cyrille Hamilcaro ne nourrirait-il donc aucune réflexion sur la forme de « patriotisme » qui conduit les plus démunis à s’engager dans l’armée lorsque se ferment toutes les autres opportunités ?
Il serait intéressant de connaître l’avis du candidat saint-louisien sur ces questions : le chef de son parti, le Nouveau Centre, n’étant autre que le ministre de la Défense, Hervé Morin, qui mieux que Cyrille Hamilcaro pourrait apporter à la jeunesse réunionnaise un éclairage sur les vertus de l’engagement militaire ?


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