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Jean-Paul Virapoullé : mon candidat c’est Sarkozy

Sénatoriale et présidentielle : une première clarification

Manuel Marchal / 30 août 2011

À un mois de la sénatoriale, Jean-Paul Virapoullé était l’invité de l’émission "Devant La Réunion" hier soir sur les ondes de la radio du service public. Il a clairement affirmé que pour 2012, son candidat c’est Nicolas Sarkozy. Les choses sont claires, pas une voix ne doit aller pour Jean-Paul Virapoullé, candidat de la casse sociale.

Candidat déclaré au renouvellement de son mandat de sénateur, Jean-Paul Virapoullé dit vouloir briguer dans un mois les suffrages des grands électeurs. Membre du groupe UMP au Sénat, il conduira une des deux listes qui soutient clairement la politique du gouvernement. C’est en effet le principal enseignement de l’émission politique d’hier soir sur la radio de Réunion Première. Dans "Devant La Réunion", Jean-Paul Virapoullé a été questionné sur le candidat qu’il soutiendra l’an prochain à la présidentielle. Sans l’ombre d’un doute, il a affirmé clairement que son candidat, c’est Nicolas Sarkozy, car « il n’a pas démérité ».
Jean-Paul Virapoullé a d’ailleurs tenu à rappeler qu’en temps que sénateur, il a « voté les principaux textes » présentés par le gouvernement. Les Réunionnais se souviennent en effet qu’au Sénat, il a voté pour la suppression de la retraite à 60 ans avec Anne-Marie Payet. Jean-Paul Virapoullé a également voté pour toutes les décisions qui ont plongé La Réunion dans une crise sans précédent. Le sénateur UMP affirme donc clairement sa part de responsabilité dans la pénurie d’emploi : près de 148.000 Réunionnais inscrits à Pôle emploi.
Pour ceux qui croyaient encore à une dissidence dans le camp conservateur, la clarification est faite : Jean-Paul Virapoullé est le candidat de la casse sociale. Cela signifie que s’il est reconduit au Sénat, il votera pour le nouveau plan d’austérité qui cible les plus démunis.
Il est donc clairement un candidat du gouvernement, au même titre que les membres de l’autre liste UMP conduite par Michel Fontaine et comprenant Didier Robert en troisième position.
Tous ceux qui veulent en finir avec la politique de casse sociale qui fait souffrir la population savent donc tout aussi clairement ce qu’il leur reste à faire. Pour augmenter les chances que Nicolas Sarkozy, l’UMP et le gouvernement soient battus en 2012, il est important d’infliger au camp de Nicolas Sarkozy une défaite historique le 25 septembre prochain. Ce jour-là, les grands électeurs ont la possibilité de faire basculer le Sénat dans le camp de l’opposition aux conservateurs, et cela pour la première fois.
Comme Jean-Paul Virapoullé affirme que son candidat c’est Nicolas Sarkozy, pas une voix ne doit se porter sur lui.

M.M.


Jean-Paul Virapoullé soutient l’opposition au Conseil général

Depuis qu’il est entré en campagne pour sa réélection, Jean-Paul Virapoullé fait la danse de séduction vis-à-vis des élus de la majorité au Conseil général. Il cherche à se présenter comme une alternative à l’UMP. Les membres de la majorité du Conseil général ont été élus sur la base d’une plate-forme d’opposition au gouvernement. C’est d’ailleurs ce qui est réaffirmé dans le document signé le 30 mars dernier par les trois composantes de la majorité.
En affichant son soutien sans équivoque à Nicolas Sarkozy, Jean-Paul Virapoullé s’affirme clairement comme un soutien à la politique du gouvernement, il est donc tout aussi clairement dans le camp de l’opposition au Conseil général. Personne ne doit glisser un bulletin pour lui le 25 septembre prochain.


Le candidat UMP se trompe de cible

Dès le début de son intervention, hier soir, dans "Devant La Réunion", Jean-Paul Virapoullé a fustigé les candidats de la liste "l’Union pour la défense des Réunionnaises et des Réunionnais". Il a brandi la menace du changement institutionnel.
Manifestement, Jean-Paul Virapoullé se trompe de cible. Quelques heures auparavant, le candidat qu’il soutiendra l’année prochaine à la présidentielle a prononcé un discours où il était précisément question de l’évolution statutaire de l’Outre-mer.
En effet, si à certains moments Nicolas Sarkozy a tenu un discours de militant UMP parisien (voir page suivante), il a revêtu également l’habit de président de la République pour déclarer que « si les Calédoniens font un autre choix que celui de la France, je le respecterai et l’accompagnerai ». « Je crois en avoir fait la démonstration depuis 2007, et nos amis qui ont fait le choix de l’indépendance le savent bien », a-t-il également ajouté en précisant que « largement autonome dans la République, la Nouvelle-Calédonie prend aujourd’hui son destin en main ».
Il y a donc un responsable politique qui parle ouvertement d’autonomie et d’indépendance : c’est Nicolas Sarkozy, président de la République. C’est donc vers lui que Jean-Paul Virapoullé doit se tourner pour lui faire part de sa position. Tout autre choix n’est que diversion car à la lecture du discours du chef de l’État en Nouvelle-Calédonie, Jean-Paul Virapoullé pourra précisément identifier sa cible : son candidat à la présidentielle !


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