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Jeux des îles : que pensent Didier Robert, Thierry Robert et les socialistes ?

Un silence qui interroge

Témoignages.re / 6 août 2015

Hier soir, Réunion Première a interrogé plusieurs responsables de parti sur les derniers développements liés aux Jeux des îles de l’océan Indien. D’autres ne se sont pas exprimés. Que pensent-ils ?

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Avec l’Union européenne, l’État français, le Conseil départemental et la banque MCB, la Région Réunion est un des principaux partenaires des Jeux des îles. Mais son président reste bien silencieux...

Mercredi 6 août dans le journal du soir de Réunion Première, des responsables politiques ont été invités à donner leur position devant les faits survenus lors des Jeux des îles.

Yvan Dejean, secrétaire général du PCR, a rappelé la ligne du parti développée lors de sa dernière conférence de presse : on ne change pas les règles du jeu au milieu du gué. La Charte des Jeux doit s’appliquer, pas question d’une remise en cause unilatérale des règles communes décidées par le monde sportif.

Huguette Bello de PLR a de nouveau changé d’attitude sur un problème précis, pour la troisième fois en 5 jours. Présente à la cérémonie d’ouverture, elle n’avait rien trouvé à redire quand la délégation de Mayotte a défilé derrière le drapeau français. Puis le lendemain, elle avait dénié au politique le droit d’intervenir, car « le sport doit reprendre sa place » écrivait-elle sur Twitter. Hier, elle a dit que les souverainetés de la France et des Comores se valent car « il n’y a pas de petit pays ».

Enfin, Nassimah Dindar, présidente UDI du Conseil départemental, a de nouveau affiché sa convergence sur cette question avec le gouvernement français.
Ce tour d’horizon a été marqué par plusieurs absences. Tout d’abord de celle d’un parti qui compte 5 députés et un sénateur, le Parti socialiste : que pense la Fédération de La Réunion de ce qui se passe dans ces Jeux des îles ?

Thierry Robert, autre député de la majorité présidentielle, n’était pas sur les écrans hier. Il était présent lui aussi à la cérémonie d’ouverture et a assisté tout comme Huguette Bello au départ des athlètes comoriens du stade. Il a publié un communiqué le soir du 1er août pour adresser ces vœux de réussite aux participants. Mais depuis ? Que pense-t-il des derniers développements liés aux Jeux des îles ?

Enfin, Didier Robert a lui aussi brillé par son absence. Il est pourtant le président de la Région, la collectivité qui a le plus investi pour l’organisation des Jeux des îles et qui est également des compétences en co-développement. Il est aussi présenté comme une cheville ouvrière d’un concept de coopération régionale, les Îles Vanille. Lui aussi était dans les tribunes lors de la cérémonie d’ouverture. Enfin, il est l’élu à qui un fonctionnaire français a remis le drapeau des Jeux des îles après la cérémonie de clôture aux Seychelles en 2011. Comment expliquer le silence sur les derniers événements d’un président de Région toujours si prompt à communiquer ?



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  • Lorsque les jeunes maorais ne participaient pas aux JIOI, l’Etat français soutenait qu’il ne fallait pas mélanger sport et politique. A l’époque la situation ne lui était pas favorable. Depuis les choses ont changé. Aujourd’hui, c’est le même Etat français qui politise les JIOI quitte à les saborder.
    Alors que c’est l’Etat comorien qui a obtenu l’adhésion de LA REUNION à la COI, on a l’impression que l’Etat français veut exclure l’Etat comorien de la COI et les jeunes de la partie indépendante des Comores des JIOI.
    Certains grands pays, dont la France, misent sur leur puissance pour ne pas respecter les chartes, règlements et résolutions internationales quand cela les dérange. La France, soi-disant "pays des droits de l’Homme" en est un parfait exemple. Elle piétine la Charte des Nations Unies sur l’accession des pays à l’indépendance, fait fi de près d’une vingtaine de résolutions d’AG de l’ ONU, ignore la charte des JIOI. Impossible d’énumérer de façon exhaustive les règles non respectées par l’Etat français.
    Que veulent les grands du Conseil de Sécurité ? Que les peuples courbent l’échine devant leurs intérêts ? Quel monde veulent-ils ? Dans une large mesure, d’où vient la tendance au terrorisme de groupe, d’individus, voire même de certains Etats ? Ne doit-on pas y inclure leur pratique de deux poids deux mesures. Quelle possibilité offre-t-on aux peuples dominés ? Quand la France ne veut même pas discuter de la question de Mayotte avec l’Union des Comores, que croit-elle ? Le peuple comorien doit-il plier sans la moindre possibilité de faire valoir son point de vue ?
    Merci en tout cas aux réunionnais, solidaires des Comores dans leur défense du droit, le respect des lois et des chartes : celle des JIOI mais aussi celle fondatrice de l’ONU

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