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L’Alliance est la seule à soutenir le Plan de Relance réunionnais

Tram-train et route du littoral : des milliers d’emplois vont être créés

Manuel Marchal / 16 février 2010

Plus de 2 milliards d’euros injectés dans l’économie réunionnaise en pleine crise pour réaliser un projet de développement durable. Dans n’importe quel pays, un tel projet susciterait l’adhésion de tous. Mais à La Réunion, il est possible de trouver des personnes qui s’y opposent : Didier Robert, Jean-Paul Virapoullé et Michel Vergoz.

Dans son dernier rapport, la Cour des Comptes avertit de l’importance du déficit public de la France. Elle estime que son origine est due pour moitié à la crise, et pour le reste à des facteurs structurels. La Cour des Comptes craint que sans action structurelle sur les dépenses, la dette publique atteindra en 2013 l’équivalent de toute la richesse produite en France durant une année. La Cour des Comptes note que cette action structurelle doit intervenir le plus rapidement possible afin de retrouver des marges de manœuvres.
Ces conclusions publiées dans la presse parisienne convergent avec la volonté affichée par l’Élysée de réduire considérablement la dette publique au cours des trois prochaines années. De plus de 8% du PIB annuel, l’objectif est de revenir à 3%, la valeur inscrite dans les "critères de convergences" de la monnaie unique européenne. Au cours de ces trois prochaines années, le PIB de la France ne pourra pas augmenter d’une valeur importante, car la France n’a pas un taux de croissance équivalent à celui de la Chine.

Projet exceptionnel en temps de crise

Donc pour diminuer de 5 points la dette publique, Paris compte sur une compression des dépenses. C’est dans ce contexte que s’est ouvert hier le Sommet social à l’Élysée sur lequel les projecteurs sont braqués. Mais il apparaît aussi que les collectivités seront concernées par cette période de restriction. Elles étaient en effet conviées le 28 janvier dernier à l’Élysée lors d’une conférence sur les déficits publics. Autrement dit, cette période est peu propice aux engagements pour les grands projets.
Ces prévisibles restrictions de dépenses donnent donc un caractère exceptionnel au Protocole de Matignon signé en janvier 2007. Alors qu’en France, la totalité des Régions ont pu injecter dans l’économie 9 milliards d’euros, le Protocole de Matignon permet à La Réunion seule d’avoir le tiers de cette somme.
Ce financement est déjà contractualisé, et cela va faire entrer à La Réunion plus de 2 milliards d’euros. C’est donc une somme considérable qui sera injectée dans l’économie. Au plus tard au mois de juin, la première tranche de ce Protocole va s’appliquer, avec le lancement du chantier du tram-train.

Relever un secteur gravement touché

L’an dernier, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 20.000. Cette catastrophe est liée en grande partie aux conséquences du report ou de l’annulation de plusieurs grands chantiers : rocade du Tampon, Pôle Océan de Saint-Denis, Zénith intercommunal de Saint-Denis, entre autres.
Le début du chantier du tram-train permettra donc de redémarrer un secteur gravement touché par les conséquences de décisions politiciennes sectaires. Cet investissement n’est que la première étape dans une nouvelle phase de grands chantiers qui devront être réalisés avant 2025. C’est notamment le cas de la nouvelle route du littoral qui devra être livrée en 2017, ainsi que de l’extension du tram-train vers Saint-Joseph et Saint-Benoît.
Les plus de 2 milliards du Protocole de Matignon apparaissent comme une rampe de lancement du programme de grands chantiers. C’est précisément cela que Michel Vergoz, Jean-Paul Virapoullé et Didier Robert veulent détruire. Une telle attitude permet de les identifier comme les opposants du développement du pays et du progrès social.

Manuel Marchal


Didier Robert, Michel Vergoz et Jean-Paul Virapoullé contre le tram-train et la route du littoral

Le chantier du tram-train arrive donc à point nommé pour relancer une économie réunionnaise sinistrée. Or, il s’avère que les responsables de l’arrêt de ces chantiers, et donc de la suppression de milliers d’emplois, convergent pour empêcher l’arrivée à La Réunion de plus de 2 milliards d’euros d’investissement. Didier Robert et Jean-Paul Virapoullé membres de l’UMP, et Michel Vergoz tête de liste du Parti socialiste sont en effet contre le tram-train. Ce dernier a beau tenter de masquer l’évidence, lorsque l’on n’est pas d’accord sur le projet, puis lorsque l’on n’est pas d’accord sur le prix signé, c’est que l’on est contre. Rappelons qu’à la Région, Michel Vergoz et Didier Robert ont refusé de voter pour le tram-train ET la route du littoral.
Dans le prolongement de cette logique, ils font campagne pour priver La Réunion de la création de 6.000 emplois pour le tram-train, et de plusieurs milliers pour la route du littoral.
Car ce que la tête de liste du PS ainsi que Jean-Paul Virapoullé et Didier Robert ne disent pas, mais savent très bien, c’est que si le chantier du tram-train était annulé, celui de la future route du littoral le serait lui aussi.
En effet, les deux chantiers sont liés dans le Protocole de Matignon. Ce qui amène à se poser des questions sur la sincérité des propos tenus hier devant la Préfecture par Jean-Paul Virapoullé.


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