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L’Alliance mobilise pour accentuer l’avance dimanche

En tête du scrutin avec plus de 30% des suffrages et en ballotage très favorable

Manuel Marchal / 16 mars 2010

Le premier tour de dimanche dernier a souligné combien la marge de progression de l’Alliance est importante dans la perspective du deuxième tour. Le peuple a placé l’Alliance en tête dès le premier tour, la mobilisation bat son plein pour accentuer l’avance de la liste conduite par Paul Vergès.

Au lendemain du premier tour, les informations mises en avant font état de tractations autour de places et d’autres sujets liés aux décisions personnelles des candidats. Mais tout cela est bien loin de la discussion d’un projet de développement pour La Réunion. Or, c’est ce rassemblement autour de l’essentiel qui est la principale responsabilité des dirigeants politiques.

Le premier tour des élections vient d’avoir lieu. Un tri important vient d’être fait, puisque comme en 2004, trois listes ont la possibilité de se maintenir au second tour. Trois autres peuvent quant à elles participer à la recomposition éventuelle d’une ou plusieurs listes tandis que les six autres listes sont éliminées. Ces dernières ont donc la certitude de n’avoir aucun élu, et la seule manière pour elles de tenter de peser, c’est l’appel à soutenir ou pas telle ou telle liste.
Ce premier tour a été marqué par une forte abstention, comparable au niveau historiquement bas de celui observé en France, mais que constate-t-on depuis hier ?
Les gros titres parlent de fusion, de report de voix, d’appels à voter en échange de l’on ne sait quel service… toute cette cuisine électorale est très éloignée des préoccupations immédiates et à long terme des Réunionnais.
En effet, l’élection d’un Conseil régional vise à déterminer qui seront les responsables chargés d’appliquer un programme construit en fonction des compétences qui seront les leurs. Et c’est à partir de ce projet que sont ensuite faits des choix de personnes capables de mettre en œuvre les mesures proposées.
C’est donc exactement l’inverse qui prévaut au sein de la plupart des listes candidates aux régionales à La Réunion. La campagne électorale a montré combien une liste ne suffit pas à répondre à la somme des ambitions personnelles. C’est pour cette raison que celle conduite par Didier Robert a éclatée. Maintenant, des tractations continuent pour tenter de se mettre d’accord sur des places, et pour essayer de convaincre quelqu’un qui a tout perdu dimanche d’appeler au vote en échange d’une compensation qui ne peut plus être une place sur une liste.
Manifestement, le message lancé dimanche par les électeurs est à l’opposé d’un soutien à cette cuisine électorale. Le peuple attend des réponses urgentes à ces préoccupations immédiates et à plus long terme. Et force est de constater que dimanche dernier, le peuple a décidé que l’Alliance est la liste qui répond le mieux à ses attentes. En effet, l’Alliance était la seule à proposer un projet en rupture avec celle des listes qui plaçaient en tête de leurs mots d’ordre la démolition des projets. Et c’est sur la base de la pratique politique de l’Alliance, qui est celle de se mettre ensemble pour avancer, que se construit la victoire de dimanche prochain.

M.M.


Qui soutiendra un membre de la direction nationale de l’UMP ?

En France, le peuple rejette l’UMP. À La Réunion, la situation sociale est bien plus dramatique qu’en France, avec plus de la moitié de la population en dessous du seuil de pauvreté. Cela explique pourquoi l’UMP a tout comme en France subit un échec dimanche dernier. Ce qui souligne aussi que dimanche prochain, l’UMP ne pourra pas compter sur La Réunion pour tenter d’atténuer son échec électoral.
Cet échec est aussi la défaite d’un député membre de l’UMP, et faisant partie du Conseil national de ce parti. Il a donc une responsabilité dans le vote de la moindre mesure aggravant la situation des plus démunis, puisqu’il est dans la direction de ce parti. Pourquoi cet aspect est-il passé sous silence dans les médias ?


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