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L’aménagement de Gillot remis en question

Didier Robert président d’Air Austral, première conséquence

Témoignages.re / 18 janvier 2012

Le "JIR" d’hier révèle que le sabotage de l’arrivée de l’A380 pourra faire économiser 25 millions d’euros à Paris. Car si l’A380 ne vient pas, alors le gouvernement n’aménagera pas la piste de Gillot. À partir de là, à quoi bon moderniser l’aéroport puisque tout était conditionné par l’arrivée de l’A380 ? L’accord Robert-Fillon signé à Matignon est donc bien du vent, car l’État ne mettra pas un centime dans les soi-disant projets.

Hier dans le "JIR", un nouvel expert anonyme a fait part de ses doutes quant à l’arrivée du A380 d’Air Austral. Exprimées quatre jours après que Didier Robert se soit octroyé la présidence d’Air Austral, ces doutes peuvent facilement se transformer en certitude lorsque l’on sait que le projet d’A380 s’oppose au clientélisme utilisé par le président de Région pour essayer de rester au pouvoir.
Dans le même article, le "Journal de l’île de La Réunion" fait intervenir un nouveau protagoniste : l’État. « Les craintes récurrentes liées au financement de l’A380 ont en tout cas incité à s’assurer de la solidité du dossier. Actionnaire majoritaire de la nouvelle société aéroportuaire, l’État pourrait renoncer à investir 25 millions d’euros dans l’aménagement de la piste s’il ne disposait pas d’un minimum de garanties ».
Autrement dit, si l’A380 ne venait pas à La Réunion, cela arrangerait bien le gouvernement qui pourrait encore économiser 25 millions d’euros sur le dos des Réunionnais. Et cela ne serait qu’un début, car à quoi bon financer la modernisation de Gillot prévue pour l’A380 si cet avion ne se pose pas à La Réunion ?
C’est donc tout un pan de l’accord Robert-Fillon signé à Matignon qui s’écroule, et pas le moindre, car c’était son pivot.
En effet, le texte signé par les deux militants UMP avait usé d’un subterfuge pour faire apparaître un montant égal au protocole signé trois ans plus tôt par Paul Vergès, président de Région, et Dominique de Villepin, Premier ministre. La modernisation des aéroports avait été glissée dedans pour enfumer l’opinion, car les sommes promises dans la route en mer et les 2.000 bus étaient inférieures à celles engagées dans le tram-train et la nouvelle route du Littoral. Sans A380, il n’y aura pas de modernisation des aéroports. Voilà qui finit par démontrer que l’accord Robert-Fillon, ce n’est que du vent : une route jamais construite, 2.000 bus imaginaires et des aéroports pas modernisés.
C’est bien le bilan d’un militant UMP qui démolit les projets de son pays pour satisfaire les intérêts parisiens de son parti.


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