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L’analyse du PCR et ses propositions aujourd’hui reconnues et respectées

25 propositions du PCR pour une nouvelle politique à La Réunion –5–

Parti Communiste Réunionnais / 27 février 2015

Après le contexte historique et l’analyse, place à un constat : les propositions du PCR sont aujourd’hui reconnues et respectées alors que pendant des décennies elles ont été réprimées. Cela permet de mesurer tout le temps perdu par le choix de la répression plutôt que du développement.

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Le Parti Communiste Réunionnais avait en effet, quant à lui, anticipé cette situation dès 1959. Il proposait un projet global et cohérent de développement de La Réunion, fondé notamment sur :
- La responsabilité des Réunionnais•es dans la conduite des affaires de leur pays.
- La fin des inégalités et de toutes les discriminations.
- Le respect de la culture et de l’identité des habitant•e•s de cette île.

Sous le mot d’ordre d’Autonomie Interne, le projet du PCR détaillait les actions à mettre en œuvre pour le développement économique, social et culturel de La Réunion. Face à ce projet, la réponse du pouvoir et de ceux et celles qui le soutenaient a été la répression, la désinformation (l’Autonomie c’est l’indépendance), la fraude électorale, la violence, l’emprisonnement, le bannissement (ordonnance d’octobre 60), l’atteinte à la liberté d’expression, etc.

Mais aujourd’hui et c’est tant mieux, la réalité finit pas s’imposer. Jamais la culture réunionnaise n’a eu autant droit de cité. De plus en plus, on réclame davantage de responsabilité pour les élu•e•s du pays.
Le Président de la République lui-même, au nom de l’égalité réelle, vient de préconiser pour les Outremers un plan spécifique pour chaque territoire. Par ailleurs, l’autonomie fiscale est revendiquée.

Quand en 1959 le PCR prônait la coopération avec les pays de l’océan Indien, on le traitait de “séparatiste” ; or aujourd’hui, aucun parti politique n’oserait se prononcer contre la coopération régionale.

Quand on voit ce positionnement actuel quasi unanime, on ne peut s’empêcher de souligner la vision prophétique de l’Autonomie mais aussi déplorer tout le temps qui a été perdu pendant 69 ans après la loi du 19 mars 1946. Car depuis, la situation à La Réunion s’est singulièrement dégradée, comme on vient de le voir.

(à suivre)


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