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L’attitude du président de la Région provoque le départ des élus de l’opposition de la Commission permanente

Le sectarisme de Didier Robert confirmé

Témoignages.re / 9 mars 2011

Hier lors de la Commission permanente de la Région, Didier Robert s’est comporté comme Nicolas Sarkozy. Au lieu de répondre à une question posée par des élus de la République, il lance une polémique pour diviser et n’hésite pas à travestir les propos de l’opposition. Un tel sectarisme a poussé les élus de l’opposition à se lever contre ces procédés d’un autre temps et à quitter la salle. Voici le communiqué publié hier par l’Alliance, avec des intertitres de "Témoignages".

Lors de la Commission permanente de ce jour (hier, NDLR), un dossier intitulé “aides exceptionnelles” — qui avait déjà été présenté lors d’une précédente Commission permanente et retiré du fait de l’absence de tout élément permettant aux élus de voter en toute connaissance de cause, — a été représenté en l’état, sans aucun élément nouveau.
Ce dossier propose d’attribuer à 19 étudiants, une aide individuelle, sans comporter aucun élément sur leur situation (par exemple revenus des parents) ou sur l’éligibilité de leur demande à des régimes d’aides existants (aides de l’État, aides du CROUS, etc.), et en dehors du dispositif.
C’est pourquoi les élus de l’opposition, tout en précisant leur plein accord pour aider les étudiants dans le besoin, ont demandé des éclaircissements sur le dossier présenté, dans un souci d’équité entre tous les étudiants, de transparence et de respect des règles normales dans l’instruction de dossiers.
Cette demande légitime exprimée par les élus de l’opposition a provoqué des réponses tout à fait étonnantes et inacceptables de la part de la 2ème vice-présidente Nadia Ramassamy et du président Didier Robert.

Didier Robert travestit les propos de l’opposition

Nadia Ramassamy, présidente de la commission "égalité des chances", a déclaré en substance : « Nous, tout ce qui passe avec nous, on accepte », comme si l’instruction des dossiers n’était donc pas nécessaire. Il est évident que sur cette base, la porte est ouverte à toutes les dérives et à la gestion des demandes selon le bon vouloir et l’arbitraire de la direction de la Région.
Le président de la Région s’est montré totalement solidaire de sa 2ème vice-présidente. Mais, plus grave, il a délibérément travesti les propos de l’opposition en faisant croire qu’elle était contre le fait d’aider des étudiants, ce qui n’est évidemment pas le cas.
Refusant catégoriquement de donner toute explication à l’opposition, il a, par son attitude, dénié à l’opposition le droit à toute critique et à toute information. Au lieu d’apporter des éléments d’information sur le dossier, il a cherché à stigmatiser les élus de l’opposition.

Où est la démocratie ?

Prenant acte de cette attitude sectaire, non respectueuse du droit de l’opposition, les élus de celle-ci ont logiquement quitté la séance, pour protester contre cette attitude, attentatoire à leur dignité et à celle de la population qu’ils représentent.
Il convient de souhaiter que cet épisode, symptomatique du fonctionnement actuel de l’institution, provoque une prise de conscience salutaire pour revenir à un fonctionnement normal, respectueux des règles élémentaires de la vie démocratique.


Un dossier incomplet présenté aux élus

Il s’avère par ailleurs qu’un certain nombre de ces étudiants a déjà eu une aide du Conseil général. Or, cela n’apparaît pas dans le dossier présenté aux élus. Cela souligne bien la légèreté avec laquelle cette affaire a été instruite.


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