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L’avènement du PCR et son combat pour des droits fondamentaux

Julie Pontalba

Témoignages.re / 23 octobre 2009

Julie Pontalba rappelle qu’à peine la loi du 19 mars votée, les gouvernements parisiens refusent de l’appliquer. Et moins de 13 ans plus tard, c’est la naissance du Parti communiste réunionnais, outil au service des Réunionnais pour faire respecter la liberté, l’égalité et la responsabilité.

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Julie Pontalba

Le vote du 21 octobre 1945 a été motivé par le contexte de marasme économique et de misère tant sociale qu’intellectuelle, que connaissait l’île à cette époque. Le vote devait donc permettre, grâce aux revendications des nouveaux élus, d’accéder au statut de département, et donc, par la même, aux mêmes lois qu’en France, dans les 4 colonies.

Malheureusement, l’immense espoir que fondait la population sur le statut de département ne s’est pas réalisé.

En effet, la Loi du 19 mars 1946 prévoyait que les lois et décrets en vigueur en France métropolitaine qui ne le seraient dans ces 4 colonies feraient l’objet de décrets d’application AVANT LE 1ER JANVIER 1947 et que les lois nouvelles applicables à la métropole le seraient aux nouveaux départements, mais la réalité en fut tout autre.

Il faut aussi parler de la répression, les droits civiques se font l’écho des commandeurs, le droit à l’expression ou l’opinion n’existe pas. Les droits fondamentaux, de tout être humain, définis par la charte des Droits de l’Homme sont “légalement” bafoués.

Les militants communistes à cette époque pensaient que la départementalisation n’avait pas porté les fruits escomptés car les décisions étaient prises hors de notre île, et que les préoccupations de Paris n’étaient celles de La Réunion. Les membres du PCR étaient persuadés que notre pays se développerait mieux et plus vite si les Réunionnais eux-mêmes étaient à l’origine des décisions.

L’avènement du PCR est un outil de combat pour faire respecter les Droits fondamentaux de l’Homme Réunionnais, voulu par le vote d’octobre 45, c’est-à-dire l’égalité avec les citoyens vivants en France la reconnaissance du Réunionnais dans sa dimension culturelle et identitaire. Et depuis sa création, il y a 50 ans, le parti n’a eu de cesse de lutter dans ce sens

En conclusion, je me suis posée la question de savoir : pourquoi le vœu des Réunionnais démocratiquement formulés à travers le vote historique du 21 octobre 1945 n’a pas été respecté ? Pourquoi certains, à Paris comme à La Réunion, s’entêtent-ils à ridiculiser la devise républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité ?

Les dirigeants actuels, sont-ils plus clairvoyants ?


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