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« L’élan est lancé à La Réunion, il faut continuer dans ce sens »

Comité de soutien à Jean-Luc Mélenchon

Céline Tabou / 31 mars 2012

À l’occasion d’une conférence de presse, le Comité de soutien à Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la présidentielle, est revenu sur la réussite du meeting du 25 mars et les prochaines étapes à venir.

Le comité de soutien composé du syndicaliste Ivan Hoarau, de Jean-Hughes Savigny et Pascal Base du Parti de Gauche, Gilles et Béatrice Leperlier de l’AJFER, a vu ses rangs gonflés avec la présence de Maya Césari et d’autres acteurs de la société, dont Sandrine Orrico.

Retour sur le meeting du 25 mars

Ivan Hoareau, président du comité s’est félicité du succès du meeting de dimanche dernier, « on a atteint ce que l’on n’espérait pas atteindre. C’est une réussite totale. Cette mobilisation se traduit par une mobilisation face aux préoccupations sociales, celles des travailleurs, des salariés, des classes sociales défavorisées qui attendent une écoute attentive sur un certain nombre de problèmes sociaux ». « L’élan est lancé à La Réunion, il faut continuer dans ce sens, le seul candidat qui a des mesures courageuses », a indiqué Béatrice Leperlier de l’Alliance des Jeunes pour la Formation et l’Emploi à La Réunion.

Pour le comité, « l’engouement (pour Jean-Luc Mélenchon-NDLR) est sur une dynamique au national comme ici ». En effet, « on ressentait cet engouement, cette ferveur et cet espoir de changement à la Bastille. On l’a ressenti dimanche comme à la Bastille, avec une réussite qui a dépassé nos espérances. On a des contacts avec des jeunes qui ne s’intéressaient plus à la politique. On aura des gens qui viendront nous rejoindre », a expliqué Gilles Leperlier, président de l’AJFER.

C’est dans cette optique qu’à une vingtaine de jours du 1er tour de l’élection présidentielle, le Comité de soutien a mis en place quatre comités régionaux de soutien à Jean-Luc Mélenchon qui ont pour objectif de tisser un réseau dans toutes les communes. Le but du comité est de dynamiser la mobilisation, qui pourrait aboutir en une ou deux grandes manifestations, d’ici les élections.

Car comme l’a expliqué Maya Césari, « on a un candidat enthousiasmant qui propose un programme ». « C’est la raison pour laquelle j’étais présente au meeting du Port. Jean-Luc Mélenchon a clairement montré dimanche dernier qu’il se préoccupait des problèmes à La Réunion », a-t-elle indiqué. Cette dernière a expliqué que le candidat du Front de Gauche avait annoncé la « nécessité d’un réseau ferré ». Fustigeant les décisions des collectivités, qui « prennent des dizaines de millions d’euros aux Réunionnais pour les donner aux pétroliers », Maya César a expliqué que cette somme représentait « la moitié de la dotation ferroviaire du Tram-Train ».

Le SMIC à 1.700 euros

« Quand il s’agit de saigner les salariés jusqu’à la moelle, on ne parle pas d’extrémisme. On a des besoins sociaux, La Réunion est malade de la faiblesse des salaires. Comment on fait pour vivre avec 1.000 euros quand on voit les richesses par ailleurs », a indiqué le syndicaliste, Ivan Hoareau. Béatrice Leperlier a dénoncé l’absence de volonté politique de la droite et du Parti Socialiste qui ne souhaitent pas augmenter le SMIC, car trop coûteux et trop élevé, ou seulement « après avoir produit », comme le veut François Hollande.

Mais « comment financer ? », le président de l’Alliance des Jeunes pour la Formation et l’Emploi à La Réunion a expliqué que pour financier le SMIC à 1.700 euros, il faut « un salaire maximum plafonné à 360.000 euros par an, soit 20 SMIC et un écart inférieur ou égal à 20 points entre le plus bas et le plus haut salaire ». Pour le Front de Gauche, le plus haut salaire correspond au plus bas salaire auquel s’ajoute 20%. Gilles Leperlier a indiqué que « taxer de manière égale le capital et le travail (aujourd’hui le capital est taxé à 18%, et le travail à 40%-NDLR), rapportera 100 milliards d’euros, alors que le SMIC à 1.700 euros coûtera 30 milliards ».

Ce dernier conclut en indiquant qu’en augmentant le pouvoir d’achat des salariés, « cela permettra à l’économie de repartir. Les seuls perdants seront ceux qui gagnent leur vie en dormant ». Appuyé les propos de ce dernier, Sandrine Orrico a indiqué que des « économistes réputés au niveau mondial disent que le programme du Front de Gauche est crédible et radical car il part à la base du problème de la société ». « La question des 1.700 un élément de relance de la croissance » et de justice sociale a indiqué Ivan Hoarau.

Céline Tabou

« Là où l’on converge, ne cherchons pas de polémiques »

À la question sur le soutien du Parti Communiste Réunionnais à François Hollande, Ivan Horeau a déclaré qu’il était « dommage qu’il n’ait pas appelé à Mélenchon, mais il a clairement dit que les votes pour Jean-Luc Mélenchon vont dans l’intérêt de La Réunion. Les choses sont claires, l’adversaire c’est Nicolas Sarkozy et il faut dire notre différence avec la social-démocratie. Là où l’on converge, ne cherchons pas de polémiques ». C’est pour cette raison que « nous serons plus que jamais sur le terrain avec le projet de Jean-Luc Mélenchon, dans l’intérêt de La Réunion », conclut Gilles Leperlier.
Le soutien de Younous Omarjee

Au cours de la conférence de presse, Ivan Hoareau a rappelé que Younous Omarjee, député au Parlement européen, est membre du Comité de soutien à Jean-Luc Mélenchon. S’il n’y avait pas eu une session importante au Parlement européen, Younous Omarjee serait ici à la table et prendrait la parole, a rappelé Ivan Hoareau.
Lors de son meeting dimanche dernier, Jean-Luc Mélenchon n’avait d’ailleurs pas manqué de rappeler le travail commun qu’il mène avec son collègue parlementaire au sein du groupe GUE-NGL.
Car Younous Omarjee est de longue date impliqué dans la lutte contre les effets du changement climatique, avait dit en substance Jean-Luc Mélenchon. La planification écologique au programme du Front de Gauche, elle trouve également son inspiration dans les travaux menés à La Réunion et défendus au Parlement européen par Younous Omarjee.


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