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L’ENVIRONNEMENT est l’affaire de tous à l’échelle planétaire

Témoignages.re / 14 septembre 2012

Depuis de nombreuses années, le Parti communiste réunionnais ne cesse de militer pour une approche des problèmes auxquels notre pays est confronté, pour une vision réunionnaise de notre réalité.
Il n’est pas possible, en effet, de maîtriser la situation dans laquelle nous sommes, en réglant les problèmes au coup par coup : les défis à relever sont nombreux et aucune solution dans un secteur donné n’est sans incidence dans d’autres secteurs.
C’est pourquoi, depuis des décennies, le Parti communiste réunionnais plaide pour la nécessité d’un plan global et cohérent de développement durable pour La Réunion.
Loin d’être un vœu pieux, cette idée s’est traduite dans le temps, par l’élaboration de documents de synthèses :

- En 1975 : “Le Plan de Survie”.

- En 1981 : “Le programme pour l’Autonomie”.

- En 1990 : “Égalité et Développement”.

- En 1992 : les élus du Parti communiste réunionnais ont également pris une part prépondérante dans l’élaboration du plan de développement actif, le (PDA).

- Le Parti communiste réunionnais a apporté également une contribution au débat national sur l’aménagement du territoire dans un document rendu public en janvier 1994.

- En 1995, les présidentielles ont été marquées par la publication de propositions intitulées “Pacte pour un Développement solidaire”.

- Ceci s’est également traduit en 2006 à travers notre document intitulé “Pour un nouveau contrat social à La Réunion basé sur l’égalité collective dans la République”.

C’est un rappel que je tenais à le souligner, ceci pour vous dire, qu’aujourd’hui, nous sommes plus que jamais dans le même état d’esprit, nous formulons des propositions s’inscrivant dans le cadre d’un développement durable.
Et dans toutes ses publications, le PCR a toujours accordé une très large place aux préoccupations liées à l’environnement…
C’est la clef de voûte d’un développement durable, car notre situation d’insularité rend La Réunion extrêmement fragile face aux conséquences du réchauffement climatique.

« Il n’y a plus de saisons ! »

Par rapport à ce phénomène, on est confronté à des contradictions qui sont générées par l’aggravation des inégalités entre pays développés et pays en voie de développement. Dans un monde en pleine mutation, dominée notamment par l’accélération de la progression démographique, dans les pays défavorisés et la mondialisation de l’économie, la crise du capitalisme… l’adaptation au changement climatique est l’affaire de tous.
Le phénomène de réchauffement continuera à s’accentuer pendant encore longtemps. Il faudra s’en accommoder.
« Il n’y a plus de saisons ! », entend-on souvent dire. Et, en effet, le climat subit des sautes d’humeur dévastatrices, les catastrophes naturelles s’alignent à un rythme inquiétant semant la désolation parmi des populations souvent les plus démunies de la planète. La terre est bel et bien en train de se réchauffer.
Lorsqu’on jette un coup d’œil aux actualités, le constat n’est pas ce qu’il y a de plus rassurant...
Depuis des années, des experts sonnent l’alarme quant à la contribution de l’homme au réchauffement de la planète. Aujourd’hui, les observations sont devenues tellement évidentes qu’on ne peut plus nier notre part de responsabilité. Tous les scientifiques sont d’accord sur ce diagnostic sévère.
Le réchauffement de la planète peut bouleverser les climats de façon imprévisible avec la montée des eaux, la fonte des glaces, conséquences sur la faune et la flore, rupture de la chaîne alimentaire avec la disparition de certaines espèces…
Par l’importance de ses conséquences, le changement climatique doit préoccuper chaque jour davantage l’opinion publique, car il implique tous les aspects de la vie humaine.

Nous avons le choix

On peut se poser la question : « Comment, en effet, concilier la protection de l’environnement et une croissance équitablement répartie ? ».
Il s’agit là d’un redoutable défi et qui interroge chacun d’entre nous.
Les enjeux sont complexes et le débat politique a bel et bien commencé et plus encore lors des campagnes électorales sans pour autant aboutir à des solutions concrètes.
Mais nous n’avons pas d’autre choix que le suivant :

- Ou bien nous avons le courage de changer maintenant notre économie, notre façon de vivre, notre modèle de société… Et nous inscrivons La Réunion dans un développement durable respectant son environnement,

- Ou bien, c’est le climat qui va s’en charger... et se sont pour les générations futures qui en feront les frais.

Allons vers La Réunion île écologique

Je vous dirai tout simplement, pour conclure :
La Réunion est une Île dont le système écologique est fragile et particulièrement exposé aux effets du réchauffement climatique planétaire.
Vivre sur ce territoire restreint nécessite d’établir un équilibre entre le développement économique, l’aménagement du territoire et l’épanouissement des personnes qui l’habitent, en sachant que chaque décision à prendre aura des répercussions sur notre capacité de faire vivre ensemble un million d’habitants.
Une des conditions de la réussite d’une politique de développement durable est la prise en compte de la problématique environnementale pour l’amélioration de la cohésion sociale. En effet, loin d’être un simple "décor", l’environnement est au cœur de la société. Il fait partie de son intimité, de ses contradictions et de ses avancées.
Si l’environnement se dégrade, le lien social se dégrade également. Le respect de l’environnement est même la condition de survie de la société.
Pour toutes ces raisons, faire de La Réunion une Île écologique, dont l’équilibre et la biodiversité seront préservés, relève d’une volonté, d’une détermination.
Le PCR ne cesse d’attirer l’attention pour une prise de conscience — pour la sauvegarde de la planète — pour l’humanité tout simplement.

Sylvie Mouniata,
Membre du Conseil de la Reconstruction

Quatre préoccupations immédiates

L’environnement un très vaste sujet et nous nous sommes toujours attachés à réfléchir sur les modèles de développement et d’aménagement de notre territoire en tenant compte de :

La sauvegarde de notre environnement qui passe par le traitement des eaux usées, l’écoulement des eaux pluviales, la lutte contre l’érosion pour préserver la richesse de nos sols pour notre agriculture, mais également protéger nos habitations de l’effet dévastateur des ravinements cycloniques, la protection de nos forêts, de nos sites et des espèces endémiques, car nos espaces naturels sont sensibles.

La mobilisation de toutes les ressources d’énergies renouvelables : Notre île dispose de peu de matières premières. Parallèlement, les défis du développement que nous aurons à relever ainsi que l’accroissement inéluctable de notre population d’ici 2025 induiront de nombreux besoins en énergie.

Le traitement et la valorisation des déchets : Nous produisons aujourd’hui plus de déchets ménagers que notre sol ne produit de sucre.

Aux 300.000 tonnes d’ordures ménagères, il faut ajouter les déchets animaliers et industriels.

Dans ce domaine, des efforts ont été consentis notamment la mise en place de déchetteries, la collecte permettant le tri sélectif qui débouche sur le développement de filière de valorisation : papier, carton, métal, déchets verts, pneus, etc.

Notre réflexion se poursuit sur le traitement des déchets ultimes, sur ce qui pourrait être réalisé quant à l’élimination de ces déchets. Comment trouver la solution pour éviter qu’on ait recours à l’installation d’usine d’incinérateur, source de tous les dangers et pourvoyeurs de cancers.

La vigilance sanitaire : La protection de l’environnement passe aussi par la prévention des risques sanitaires. Inutile de rappeler la crise du chikungunya.

Sylvie Mouniata


Vers l’autonomie énergétique

Il est indispensable que nous exploitions au mieux les ressources naturelles dont nous disposons.

• La Région sous la mandature de notre camarade, Paul Vergès a œuvré pour l’installation de 100.000 chauffe-eau solaires, la réalisation d’établissements scolaires en HQE, l’installation d’éoliennes.

• Sainte-Suzanne est à la pointe de sa contribution dans ce domaine pour produire de l’électricité. Sa ferme éolienne répond aux objectifs en matière de développement durable. Elle produit environ 6,2 millions de KW/an, soit l’équivalent de la consommation de 12.500 habitants. Ce qui n’est pas négligeable.

• La Réunion est la première région de France qui dispose de la plus grande centrale photovoltaïque qui produit 1,3 mégawatt par an.

Même si l’électricité produite est encore loin de couvrir tous les besoins, elle représente une avancée dans le développement des énergies renouvelables.

D’autant que la recherche en géothermie, dans l’utilisation de la force de la houle, etc., laisse penser que notre pays peut aller vers l’autonomie énergétique.

Sylvie Mouniata



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