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L’expérience au service du canton

Saint-Paul canton 3

Cinthia Fontaine / 11 mars 2011

Pascaline Chéreau Némazine et son suppléant Emmanuel Séraphin se présentent aux Cantonales avec le soutien de la députée-maire Huguette Bello et du PCR. Candidats au 3ème canton de Saint-Paul, en importance le 5ème de l’île, ils ont l’expérience des rouages politiques puisqu’ils font tout les deux parties de l’équipe de la majorité municipale à Saint-Paul.

• Pascaline Chéreau Némazine, candidate

Pourriez-vous nous présenter votre parcours politique ?

- Je suis avec Huguette Bello depuis 1997, j’étais sur sa liste aux Municipales. C’est la première fois que je me présente en temps que conseillère générale. Je suis adjointe à la mairie avec comme délégation "Voirie, électrification et environnement" sur le secteur Guillaume, Palmistes et Petite France.

Quels sont les projets que vous souhaitez défendre au Conseil général ?

— Au Conseil général, ce qui me tient à cœur, c’est en premier lieu la jeunesse. Il y a un problème de collège, cela fait un certain temps qu’on entend parler d’un 3ème établissement sur le 3ème canton. Je compte m’attacher à tout ce qui concerne le handicap. Je suis moi-même la mère d’un enfant porteur de handicap, il est trisomique. Et mon frère d’une quarantaine d’années souffre de handicap. Il y a un vrai manque de structures. Il y a aussi la misère morale et matérielle autour des familles. C’est de la compétence du Conseil général. Sans oublier évidemment la 3ème jeunesse, en tous les cas, il y a de quoi faire au Département. Je connais très bien les dispositifs du Conseil général, car j’y ai travaillé 6 ans en tant que chargée de mission, son travail est auprès des familles. Je compte vraiment m’investir plus particulièrement auprès des personnes atteintes de handicap et de leur famille. C’est un sujet dont on parle beaucoup en politique, mais on ne voit pas d’action concrète. Quand vous entendez des mères qui souhaitent que leur enfant parte avant elles, car qui s’en occupera après ? C’est malheureux, il est temps d’agir en créant des structures d’accueil pour les jeunes et les adultes et en soutenant les familles. Le problème est le même avec la 3ème jeunesse. Avant les familles restaient proches, aujourd’hui elles sont souvent disloquées à cause des difficultés de logement. Il faut rattraper le retard en termes de structures et d’aménagement. Ce sont des dossiers qu’il faut porter. A côtés de ça, le canton rencontre d’autres problèmes, comme le logement, l’emploi, la jeunesse, avec une concentration de population sur le secteur de Plateau Caillou. Le champ d’action du Conseil général est lié au social, il faut impérativement que ce champ d’action soit mis en en application avec des élus qui portent au plus haut les dossiers.

Que pensez-vous que va apporter le fait d’être conseillère générale et adjointe à la mairie ?

- Depuis 2008, où j’ai été élue aux côtés d’Huguette Bello, je tiens le rôle de conseillère générale de mon quartier. Comme les gens n’ont pas de rencontre avec l’actuel conseiller, automatiquement ils se dirigent vers la municipalité. En tant qu’adjointe, je reçois la population tous les mercredis à la Mairie du Guillaume, forcément on vient vers nous pour des questions qui ne sont pas de notre compétence. C’est ainsi que je joue le rôle de conseiller, en apportant les réponses. Etre élue du Conseil municipal et du Département va nous permettre de renforcer, de mieux travailler et mieux développer le canton.

• Emmanuel Séraphin, suppléant

Pourriez-vous nous présenter votre parcours politique ?

- Comme tous les militants communistes, j’ai commencé par vendre “Témoignages”. Tout le monde y passe. Dès 9 ans, le samedi, j’avais ma vingtaine de journaux à distribuer. De fil en aiguille, après mes études, et ma rencontre avec Huguette Bello, nous avons commencé à travailler sur Saint-Paul, à toutes les élections, à tous les moments, ce qui a permis d’arriver à la victoire en 2008. Aujourd’hui, je suis adjoint à l’Aménagement et aux Finances. Depuis 2008, le travail a commencé en tant qu’élu et toujours en tant que militant. En 2005, j’étais candidat sur ce canton contre Gilbert Mardénalom. Après un ballottage, nous avons perdu au second tour avec 40% des voix. Je suis aussi membre du comité central, basé sur Saint-Paul.

Quelles sont les motivations qui portent votre candidature auprès de Pascaline Chéreau Némazine ?

- La dernière fois, j’étais candidat, mais c’est vraiment volontairement que j’ai laissé la place à Pascaline. On l’a vu lors du dernier congrès, nous avons besoin de plus de femmes en politique. Sur une élection comme ça, il faut davantage de femmes. Souvent on voit que les élus ont des convictions, mais au moment de les mettre en application, tout le monde trouve des excuses. Sur ce canton, j’ai donc laissé la place à Pascaline, car il faut plus de femmes au sein du Conseil général, mais aussi au sein du Parti communiste réunionnais pour porter plus haut notre voix.

Quels sont les projets que vous souhaitez porter au Conseil général ?

- C’est un canton des Hauts qui subit les mêmes problèmes depuis des années. Les différents élus qui se sont succédé n’ont jamais réussi à apporter des solutions. Ils ont utilisé le poste de conseiller comme un faire-valoir. Il y a le problème des ravines dès qu’il pleut. On a vu lors de l’incendie du Maïdo, il y a un gros travail à faire au niveau du système de sécurité incendie sur ce massif. Au niveau de Mafate, il y a besoin de plus de lisibilité des actions du Conseil. A Plateau Caillou, Fleurimont, il y a des problèmes avec la jeunesse qui a besoin de formation, de travail. En plus des permanences que nous tenons déjà Pascaline ou moi, nous avons besoin des dispositifs du Conseil général pour compléter les actions que nous aurons à mettre en œuvre. Il y a beaucoup de choses à faire, car cela fait très longtemps qu’il n’y a pas eu de travail fait sur ce canton.

Texte et photos CF


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