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« L’intérêt du peuple avant tout »

Cyril Tiber – Section de Saint-Denis

Jean Fabrice Nativel / 4 juillet 2012

Il avait des rendez-vous hier. Dans son emploi du temps, il a trouvé un créneau à accorder à notre journal. Faisons connaissance avec Cyril Tiber, un mordu de basket-ball.

Comment êtes-vous arrivé au PCR ?

- Autant que je me souvienne, depuis mon enfance ! Agé de 6-7 ans, avec mon père et ma mère, Eugène et Hermina Tiber, nous assistions aux réunions organisées par la Section PCR de Saint-Denis (rue de l’Est). Nous nous rendions à celles des cours Rish Feu et Ryo. Sans oublier la Fête de “Témoignages” avec en clôture le discours de Paul Vergès prononcé devant une foule impressionnante.

Militant dès 6-7 ans

Parlez-nous de votre implication.

- Avant mon départ professionnel pour la France, de diverses manières, je m’impliquais dans la vie de la section. J’étais des participants aux meetings du Bruli (lé Kamélya), le Brûlé, la Montagne. J’effectuais des portes à portes en compagnie d’Aliette Gauvin. C’est avec elle que j’ai rencontré les habitants du Vauban lors d’une distribution de tracts pour l’Egalité sociale. Je vendais “Témoignages”* le samedi matin au sein même de ce quartier. Dans le même temps, je réalisais un parcours pro de basketteur avec le Basket Club Dionysien (BCD) et la sélection de La Réunion.

Le combat pour l’Egalité sociale

Evoquez-nous des évènements marquants.

- (Il réfléchit) Il y a l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 en France ; le combat mené par le PCR pour l’Egalité sociale et le décès de Laurent. Celui-ci était un homme d’une grande simplicité, combatif, attachant. Le peuple se reconnaissait en lui. Mener un combat à Saint-André contre la droite orchestrant avec les nervis la répression et la fraude électorale, il fallait avoir du culot et être fort. Pour moi, il a été le gagnant de cette élection municipale.

« L’entre-aide »

Confiez-nous vos valeurs.

- J’affirme toujours que je suis communiste ! Ce qui compte pour moi, c’est l’entre-aide, le mieux-vivre. Surtout que, chaque jour, chaque personne mange à sa faim — bien que la vie soit chère. L’avenir de la jeunesse réunionnaise continue à m’intéresser. En d’autres temps, j’ai apporté ma pierre pour elle — et il continue. En 2006, avec Jean-Michel Espel, nous avions créé le Chaudron Basket Club (CB). Notre objectif était double. Un : amener les jeunes du Chaudron, des Calebassiers, de la Cité Hyacinthe à s’épanouir autour d’une activité sportive. Deux : animer le quartier. Il a été atteint. Je me rappelle de cette ambiance festive. On profitait des rencontres pour valoriser les groupes du quartier. N’en parlons pas de cette sono animant le cœur des supporters. En un mot, je suis un homme de conviction et les préoccupations du peuple m’interpellent.

« Quel atout pour le tourisme ! » 

Votre mot de la fin ?

- Je souhaite qu’au quotidien, on soit solidaire les uns des autres. Et en particulier lors des combats menés — peu importe l’étiquette politique — pour les avancées en faveur du peuple. J’illustre mon propos avec le projet du tram-train. Avant, pendant et après sa construction, on était assuré de la création d’emplois, relance du BTP — un secteur sinistré —, réduction de la pollution, un gain d’économie pour les familles entre autres, la sécurité du trajet. Quelle prouesse puisqu’on aurait abrité le plus haut pont ferroviaire du monde. Quel atout pour le tourisme !

Suite à cette interview, Cyril Tiber a continué son chemin vers les administrations… en bus. En effet, des projets sont à la réflexion et la paperasse à remplir et récupérer, plus les entretiens. Le temps venu, on en reparlera… autour d’un bon kari arozé.

Jean-Fabrice Nativel 

* C’est M. Amelin qui venait déposer les “Témoignages”.


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