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L’Intersyndicale du BTP réaffirme ses craintes

Après la rencontre avec le nouveau président de Région

Témoignages.re / 30 avril 2010

Deux semaines après une conférence de presse où elle avait fait part de graves craintes pour l’emploi après les premières annonces de la nouvelle direction de la Région, l’Intersyndicale du BTP avait rendez-vous avec Didier Robert. Bilan : « les fortes inquiétudes restent fondées » affirme un communiqué de l’Intersyndicale que nous reproduisons ci-après.

« À la demande de l’intersyndicale du BTP composée de la CFDT, CGTR et CFTC, une réunion de travail a eu lieu avec le président de Conseil régional Didier Robert le jeudi 22 avril 2010.
Il en ressort que les fortes inquiétudes des salariés du BTP et de leurs organisations syndicales restent fondées.
En effet, la suppression du tram-train est une hypothèse qui reste d’actualité. Il apparaît, le cas échéant, que les créations d’emplois prévues ne seront pas compensées en quantité comparable et dans le temps par les projets alternatifs proposés par la nouvelle direction. L’opacité la plus totale reste de mise.
Dans la situation actuelle où plus de 10.000 emplois directs seront supprimés d’ici la fin de l’année dans le seul secteur du BTP, il appartient au politique et notamment au président du Conseil régional de tout mettre en oeuvre pour amorcer la reprise.
Or, il s’avère que les projets de la nouvelle direction restent flous et pas opérationnels dans le court, voire dans le moyen terme.
L’intersyndicale du BTP attire solennellement l’attention des décideurs politiques et de l’actuelle présidence du Conseil régional sur l’impérieuse nécessité d’impulser de façon concrète et urgente la bataille de l’emploi.
La responsabilité de ceux, qui par leurs actes alourdiront la fracture sociale et économique, pèsera lourd dans la dégradation extrêmement rapide de la situation sociale déjà bien mal en point.
Le projet du tram-train, étant dans sa phase opérationnelle, ne peut être arrêté. Le respect de la légitimité électorale doit s’articuler avec la continuité de la vie politique, économique et sociale de notre île.
La responsabilité politique implique que, sans remettre en cause le projet du tram-train, soient examinées plus profondément les différentes hypothèses de travail relatives à sa réalisation, son exploitation voire son financement ; et d’y travailler à leur complémentarité.
Mais en tout état de cause, les salariés ne peuvent être victimes de politiques d’éternel recommencement.
Les salariés du BTP ne resteront pas spectateurs de la dégradation de leur outil de travail et de leurs conditions de vie. Ils dénonceront toutes décisions qui leur seront préjudiciables et réagiront en conséquence ».


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