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L’opinion n’est plus seule à s’interroger

Deux mois après l’élection de Didier Robert : qu’a-t-il fait ?

Témoignages.re / 17 mai 2010

Vendredi prochain, cela fera deux mois que Didier Robert est président de la Région. Chaque jour qui passe montre qu’il n’a toujours pas la capacité de gérer la Région, c’est l’avis de l’opinion, mais c’est aussi ce qui se dit à mot couvert du côté de la nouvelle direction politique de la collectivité.

Depuis l’élection de Didier Robert à la présidence de la Région, l’opinion se demande toujours ce qu’il a fait, tellement il a promis et tellement peu il a agi. Car mise à part la redistribution de l’argent épargné pour construire la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise dans l’achat d’ordinateurs et autres dépenses de fonctionnement, eh bien, il n’avance pas vite celui qui dit aux télés qu’il veut aller vite.
Alors, pour calmer l’impatience de ceux qui ont voté pour lui, les médias ont été sollicités. Cela a été le 5 mai dernier l’article sur "Les hommes du président Robert". Car voilà l’explication de ces problèmes de starter : les "hommes du président" n’étaient pas encore bien en place. Maintenant que la "dream team" est là, alors Didier Robert va pouvoir aller vite au volant de la Région.
Mais non, raté, le TGV Robert se traîne à l’allure d’un omnibus. Des 10.000 emplois promis avant la fin de l’année, il n’y en a que 500 qui sont sortis de la dernière commission permanente. Quant au plan de relance par l’activité, c’est la reprise de tout le programme de l’ancienne majorité à l’exception de la MCUR et du tram-train.
Mais plus grave encore que ces difficultés de mise sur les rails des 10.000 emplois, 2.000 bus et autres promesses, l’opinion constate chaque jour que Didier Robert n’a pas encore la capacité à gérer la Région. Et cela, c’est aussi ce qui se dit du côté de la nouvelle direction politique de la collectivité.
Didier Robert a été maire pendant trois ans et sa décision la plus célèbre, c’est l’arrêt d’un chantier de 100 millions d’euros. Pris dans des embouteillages interminables, les Tamponnais peuvent témoigner de la difficulté qu’à Didier Robert à prendre véritablement conscience de l’impact de ses décisions. Arrivé à la Région, il veut recommencer. Il va à Paris pour, dit-il, obtenir de l’État l’arrêt du tram-train. Mais là, en plus des embouteillages pour tous les Réunionnais, il oblige aussi la population à payer entre 350 et 500 millions d’euros pour dédommager ceux qui doivent construire et exploiter le tram-train. Attention à la casse !

Valérie Bénard l’élue de confiance

Devant cette accumulation, des élus s’interrogent. Et si Jean-Paul Virapoullé n’avait pas eu raison de qualifier Didier Robert de "petit dictateur". Car tout de même, Didier Robert va à Paris pour parler de milliards d’euros et n’associe pas les élus de son groupe à cette initiative, pas de conférence de presse commune avec les conseillers régionaux de son groupe. Didier Robert montre en tout cas qu’il ne fait confiance à personne sauf à Valérie Bénard, envoyée à plusieurs reprises dans les médias pour endosser le rôle de porte-parole de la Région.
Mais ce qui exaspère ces élus de la majorité, ce sont les jeunes fonctionnaires qui campent dans le hall de la Région pour avoir une solution à leur problème. Ils interpellent les élus, et comme ces derniers n’ont aucune réponse, alors des élus de la majorité de la Région sont obligés de raser les murs de l’hôtel de Région pour ne pas être interpellé par ces jeunes enseignants grévistes.
Cette humiliation infligée à des élus de la République, elle est le résultat de l’incapacité du nouveau président de Région à être à la hauteur de sa nouvelle fonction.
Deux mois après l’élection de Didier Robert, la colère gronde, jusqu’à quand ?

J.B.


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