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L’UMP en perdition à 70 jours de la Présidentielle

Pour Sarkozy, l’inégalité des cultures est un propos de « bons sens »

Céline Tabou / 8 février 2012

Confronté à la division dans son camp, Nicolas Sarkozy tente de ramener vers lui toutes les forces de droite possible. De Claude Guéant à Angela Merkel, qui a annoncé son soutien au candidat Nicolas Sarkozy en raison de la même appartenance politique, Nicolas Sarkozy convainc peu, même dans sa famille.

Peinant à décoller dans les sondages, Nicolas Sarkozy tente de récupérer les voix de l’extrême droite en apportant son soutien à Claude Guéant, à nouveau au cœur d’un mouvement de contestation contre ses déclarations xénophobes. Sur la scène internationale, Angela Merkel déclare soutenir le futur candidat à la Présidentielle.

« Toutes les civilisations ne se valent pas »

Voulant récupérer les voix du Front national, qui peine à trouver des parrainages, Nicolas Sarkozy conserve son atout de maitre, Claude Guéant. Le ministre de l’Intérieur a déclaré, samedi 4 février, devant l’Association d’étudiants de droite, l’UNI, que « contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas ». Ces déclarations ont suscité de vives réactions à gauche comme à droite, dont certains tentent de se démarquer des propos « de bon sens », appuyés par le chef de l’État et candidat à la Présidentielle.
Les déclarations outrancières du ministre de l’Intérieur relancent le débat sur les propos racistes des ministres de la République de Nicolas Sarkozy. En pleine campagne pour la Présidentielle, Nicolas Sarkozy décide de soutenir des propos xénophobes au lieu de présenter un projet de développement pour la France, alors que la crise de la dette souveraine pèse encore sur la zone euro. En effet, l’actuel chef de l’État n’annonce pas sa candidature, préférant continuer les réformes engagées, comme la TVA sociale ou la flexibilité des 35 heures.

Angela Merkel soutient le candidat de la droite

En pleine crise économique et financière, Nicolas Sarkozy s’accorde le soutien de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui veut conserver son allié sur la scène européenne. Issue de la même famille politique, Angela Merkel a décidé de soutenir Nicolas Sarkozy pour pouvoir continuer les réformes entreprises précédemment et ainsi faire pression sur la Grèce pour que le pays mette en place des mesures drastiques.
La chancelière a annoncé, selon le monde.fr, une fin de non-recevoir au candidat socialiste, François Hollande, qui veut renégocier le Traité européen imposant la rigueur aux États membres. Pour l’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine, cité par le quotidien, Angela Merkel « montre qu’elle a peur de Hollande. Il est peut-être en état de reconstituer un rapport de force psychologique ».

Céline Tabou


Kanalreunion.com