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L’Union des Forces de Progrès pour libérer La Réunion d’un système qui exclut

Confirmation du désastre avec les derniers chiffres du chômage

Manuel Marchal / 28 octobre 2015

Les derniers chiffres du chômage ont été publiés lundi soir. Force est de constater qu’ils n’ont pas fait la « une » de l’actualité chez nos confrères et encore moins du côté de certains candidats aux régionales mis en avant par ces mêmes médias. Le problème numéro un des Réunionnais mérite mieux qu’une conspiration du silence. Il impose une remise à plat générale que seule l’Union des Forces de Progrès revendique.

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Dimanche dernier, rassemblement de la jeunesse avec l’Union des Forces de Progrès pour le Développement et l’Égalité à La Réunion.

Lundi soir, Pôle emploi a diffusé les chiffres du chômage au mois de septembre. Cette information n’était pas l’actualité principale de nos confrères hier, et encore moins chez les candidats que des médias mettent en avant dans des sondages. C’est pourtant le problème numéro un des Réunionnais.

Les chiffres sont en effet éloquents, avec 179.390 Réunionnais inscrits à Pôle emploi. Parmi eux, 136.750 étaient totalement privés d’emploi au mois de septembre. Pôle emploi relève que chez ces derniers, près de la moitié sont au RSA, ce qui veut dire que leur situation est si grave qu’ils sont contraints de demander à bénéficier du revenu minimum pour survivre.

Plus de 200 millions l’an dernier

L’an dernier, l’État a dépensé plus de 200 millions d’euros au titre du traitement social du chômage. Ce sont notamment les contrats aidés. Lors de sa visite à La Réunion en août 2014, le président de la République avait fait de l’emploi et de la filière canne-sucre les principaux thèmes de son séjour. Sur l’emploi, il avait même annoncé la création de « 40.000 emplois d’avenir ». Cela s’est accompagné du relèvement de l’aide de l’État dans les contrats aidés. Ainsi, les employeurs publics qui ont embauché un jeune en contrat d’avenir voient l’État prendre en charge 90 % du salaire net avec effet rétroactif jusqu’en 2012. D’autres types de contrats sont soutenus de manière aussi importante par l’État. Mais ces mesures ne suffisent pas à changer la tendance. À chaque fin de mois, soit le chômage augmente, soit il se maintient à un niveau excessivement élevé.

Contre la violence d’un système

C’est la base d’une crise qui a des répercussions partout. Cette exclusion est le signe d’un système qui est violent et n’hésite pas à abandonner la moitié de la population. Plus de 40 % des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté. Un bon nombre sont condamnés au revenu minimum à vie, avec de courtes périodes d’activité sous forme d’un contrat aidé dans une collectivité ou une association. C’est une situation sociale explosive, avec des dégâts partout.

Ce système est en faillite, car il est incapable de garantir des droits minimum, dont l’emploi n’est pas le moins important. Il est donc nécessaire d’en changer. Une seule liste a mis cela dans son programme, c’est l’Union des Forces de Progrès pour l’Egalité et le Développement, liste conduite par Patrick Lebreton.

Outre des propositions immédiates issues de la plate-forme d’union PCR-Progrès comme développer deux grands services d’intérêt public, l’Union des Forces de Progrès estime que les Réunionnais doivent avoir le pouvoir de décider de leur avenir. Cela passe par une réforme institutionnelle qui donnera de nouveaux moyens de décision pour que des mesures imaginées par des Réunionnais puissent être appliquées par des Réunionnais pour faire changer La Réunion.


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