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« L’union ne se décrète pas, elle se construit dans la loyauté »

Le Parti communiste et les élections

Témoignages.re / 30 mars 2012

À l’approche des élections présidentielles et législatives, la question de la convergence d’action des forces de progrès revêt une importance décisive. Elle déterminera les conditions d’une alternance correspondant véritablement aux intérêts des Réunionnais.

La résistance des Réunionnais contre la politique du gouvernement n’a pas été facilitée à La Réunion, depuis 2 ans, suite à l’accession de Didier Robert à la présidence de la Région. L’UMP dispose à La Réunion avec la majorité régionale d’un point d’appui important. Et le caractère électoraliste des initiatives de la Région est visible de tous : distribution de subventions tous azimuts, opérations de séduction vis-à-vis des communes et de la population, communication effrénée… Didier Robert et la Région ne lésinent pas sur les moyens à l’approche des échéances électorales.

Un passif à surmonter

On mesure ainsi chaque jour le poids des conséquences de l’élection de Didier Robert et la responsabilité de ceux qui ont refusé l’union et offert la Région à l’UMP. Faut-il rappeler qu’entre les 2 tours des régionales, sur la base de la loi dite « dontz », la proposition d’une liste d’union Alliance-PS avait été faite par le PCR à la fédération du PS mais que celle-ci a refusé l’union malgré le risque de la victoire de l’UMP. Cette attitude de la fédération du PS, inimaginable en métropole, est encore dans les mémoires de tous les militants du PCR…
Le basculement de la Région Réunion, avec le concours de la fédération socialiste, dans le camp de l’UMP, avec toutes les conséquences qui en découlent et qui pèsent sur la situation politique, économique et sociale de La Réunion, n’est pas un service qui a été rendu au candidat du Parti socialiste à la Présidence de la République.
Les révélations faites par le maire du Tampon, Paulet Payet, concernant des contacts entre la fédération du Parti socialiste et Didier Robert montrent que cet épisode n’est pas un cas isolé.

Paulet Payet révèle notamment que lors de l’élection de la présidence du Conseil général, des contacts entre des responsables de la fédération du PS et Didier Robert avaient eu lieu pour organiser l’élection de Jean Jacques Vlody à la présidence, avec les voix de l’UMP, en écartant le PCR de la direction du Conseil général. Ce scénario a échoué ; mais depuis la parution de l’interview de Paulet Payet, personne n’a démenti que ce scénario a bel et bien existé. Jean Jacques Vlody avait d’ailleurs à l’époque publiquement annoncé sa candidature à la présidence du Conseil général.

Plus récemment, l’attitude de la fédération socialiste lors de l’élection partielle de Sainte-Suzanne, et, malgré le verdict des électeurs, lors des séquences qui ont suivi — notamment à l’occasion de l’élection à la présidence de la SIDELEC où des représentants des communes du PS ont voté pour Daniel Alamélou contre le maire de Sainte-Suzanne et candidat légitime Maurice Gironcel, ou encore lors de l’élection du SPANC (service public d’assainissement non collectif où un socialiste s’est fait élire à la présidence alors que la logique aurait voulu que la commune de Sainte-Suzanne garde la présidence) — constitue des manœuvres totalement contraires à l’union proclamée.

La participation aux primaires citoyennes

L’épisode des conditions de la participation du PCR aux « primaires citoyennes » organisées par le PS mérite également d’être rappelé.
On se souvient qu’en avril 2011, le Parti Socialiste avait organisé un forum sur l’outre-mer à Paris, afin de jeter les bases du volet outre-mer de son futur programme. Le PCR a été invité à participer à ce forum. Martine Aubry a tenu à remercier la délégation du PCR de sa participation en ne cachant pas que des responsables socialistes de la fédération à La Réunion avaient tenté de faire obstacle à cette participation.

Dans le prolongement de ce forum, et à l’occasion des primaires, la Première secrétaire du Parti Socialiste devait adresser une lettre au PCR afin de confirmer son engagement sur des orientations pour La Réunion. Sur la base de cet engagement, le PCR était prêt à apporter son soutien à Martine Aubry pour les primaires. Mais la lettre qui devait être adressée au PCR avant le 1er tour des primaires et qui était sur le point d’être signée a été « bloquée » au dernier moment. Qui a pris l’initiative de bloquer cette lettre ? La question reste posée.

En revanche, le staff de François Hollande, sans doute informé de cette situation, n’a pas hésité à adresser une lettre d’engagement du candidat François Hollande au PCR. Fort de cet engagement, la direction du PCR a alors pris la décision d’appeler à voter pour François Hollande lors de ces primaires citoyennes. La prise de position du PCR a contribué, de façon décisive, à placer François Hollande en tête des suffrages à La Réunion et dans tout l’outre-mer.

Le respect des principes

C’est dans cette même démarche que le PCR s’inscrit à l’occasion de l’élection présidentielle. C’est sur la base d’un engagement sur des orientations pour le développement de La Réunion que le PCR s’est dit prêt à soutenir le candidat qui peut porter l’espoir de l’alternance et du changement.
Le PCR a fait connaître ses propositions publiquement le 19 février à Sainte-Suzanne, et les a adressés aux candidats représentant les forces de progrès et du changement.

Après avoir reçu une réponse positive de Jean-Luc Mélenchon, le PCR a reçu récemment celle, également positive, de Français Hollande que le secrétaire général du Parti a rencontré à Paris lundi dernier.
C’est sur la base des engagements publics des candidats que le PCR détermine sa position. Celle-ci a pour objectif de créer les conditions optimales pour garantir la prise en compte de nos propositions par le futur Président de la République.

C’est pourquoi, tout en soulignant que ceux qui feront le choix de se prononcer en faveur de Jean-Luc Mélenchon contribueront aussi à renforcer le camp du progrès et la prise en compte de nos propositions, le PCR a décidé de prendre sa place dans la campagne de François Hollande à La Réunion, et de s’engager ainsi loyalement à la hauteur des engagements pris par le candidat socialiste, pour qu’il batte Nicolas Sarkozy.

Nécessité d’une vigilance constante et intransigeante

En agissant ainsi, le PCR opère comme en 1988, lorsqu’il s’était prononcé en faveur de François Mitterrand dès le premier tour sur la base de l’engagement du candidat socialiste à réaliser l’égalité sociale.

À la lumière de certaines attitudes, il n’est pas inutile de rappeler que nous ne sommes pas à la recherche d’un « papa » mais que la responsabilité d’un Parti, dans les circonstances d’une élection aussi importante, est de tout faire pour obtenir des engagements dans l’intérêt de la population avant de se déterminer et de s’engager dans la bataille.

Ces conditions essentielles sont aujourd’hui créées.

Les épisodes que nous avons rappelés ci-dessus, loin de constituer « des petites mésententes locales » comme l’a (sous)-estimé un responsable socialiste, montrent à l’évidence la nécessité d’une vigilance constante et intransigeante sur le respect des principes qui doivent fonder les relations entre des partenaires, à La Réunion comme à Paris.

Deux jours avant l’arrivée de François Hollande, grève à Réunion Première

Surprise hier, sans prévenir, Réunion Première était en grève. Contrairement à ce qui se passe d’habitude, aucune explication n’est parvenue jusqu’à nous, ni avant, ni pendant, peut être aujourd’hui ?

Cet arrêt de travail a lieu dans un contexte. Tout le monde a pu observer l’attitude du service public à l’encontre du PCR ces derniers temps. Ainsi, quand des adversaires du PCR s’expriment, le PCR ne peut pas répliquer dans les mêmes conditions.

La veille du début de cette grève surprise, le PCR avait annoncé qu’il allait s’impliquer dans la campagne du candidat Hollande. Et comme par hasard, cette grève a lieu au moment où le candidat qui peut battre Sarkozy se prépare à venir à La Réunion.

Nous pouvons d’ores et déjà prendre les paris : quand le candidat de l’UMP sera à La Réunion la semaine prochaine, il n’y aura pas de grève à Réunion Première.



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  • Beaucoup d’entre vous hésitent à franchir le pas car ils ont peur de voir le Front National présent au second tour et de revivre le choc national du 21 avril 2002. Or, grâce à l’action du Front de Gauche pour montrer le vrai visage d’un parti qui avait presque réussi à se « dédiaboliser », le Front National est aujourd’hui en net recul et le risque de voir Marine Le Pen au second tour est devenu peu probable. . Ce n’est pas le Parti Socialiste qui a lutté contre le Front National, c’est le Front de Gauche ! Et le recul de Marine Le Pen n’est dû qu’à notre action pour braquer la lumière sur le programme du FN et le faire imploser par l’« effet Dracula » qui fait sens pour bon nombre d’entre vous.

    Beaucoup d’entre vous ont rêvé d’une énergie comparable à celle générée par le programme commun de 1981 ; nous voulons vous dire que cette énergie existe et qu’elle se cristallise autour d’un nouveau programme commun : celui du Front de Gauche. Où est passé le Parti Socialiste des années 1980 ? Où est passé le socialisme dans le programme de François Hollande ? Au Front de Gauche, nous savons où il est : il est dans notre programme !
    Nous, nous proposons depuis longtemps le salaire maximum. Et nous ne le mettons pas à la limite symbolique du million d’euros (taxé à 75%, de surcroît, ce qui n’a rien d’un plafond), mais à la limite de « vingt fois le revenu médian », ce qui, actuellement, signifie 360 000 euros par ans ou 30 000 euros par mois. Combien pâtiront de cette mesure ? Moins d’un pour cent de la population ! Combien bénéficieront de cette mesure ? Le reste, c’est-à-dire presque tous !

    Nous, nous proposons le smic à 1700 euros par mois. La règle du « pas d’écarts de salaires de plus de 1 à 20 au sein d’une entreprise permettra, avec l’augmentation du revenu médian occasionnée par la hausse du smic, de créer un cercle vertueux et équitable.
    Et puisqu’on parle d’Europe, vous voulez revenir sur le Mécanisme Européen de Stabilité ? Très bien, nous aussi. Mais nous voulons aussi revenir sur le traité de Lisbonne qui a été passé en force deux ans après qu’un référendum l’a refusé (le nom a changé mais pas le fond) ! La volonté des peuples français et néerlandais souverains a été bafouée ; nous voulons réparer cette erreur démocratique et historique ! . L’élection présidentielle de 2012, c’est la chance historique de voir la France réaliser son « Printemps citoyen »
    Relisez-bien le programme : la Révolution citoyenne (j’allais dire « comme son nom l’indique )

    Il est temps de faire gagner la gauche républicaine, sociale et écologiste ! Il est temps de montrer aux néolibéraux et aux capitalistes (et, au passage, à tous les citoyens qui ont fini par croire à leurs sornettes à force de se les faire rabâcher par les médias) que le peuple de gauche n’est pas mort et qu’il est entré en lutte ! Nous avons été unis contre la réforme des retraites et contre le Traité Constitutionnel Européen ; nous le sommes aujourd’hui et le serons demain

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  • Camarades

    je suis surpris par vôtre choix

    C’est bien d’autres choix de sociétes qui sont à faire . Il ne s’agit ppus d’aménagements à la marge mais d’initier une authentique révolution citoyenne. C’est qu’à dit le peuple de gauche en "reprenant " la Bastille pour vivre mieux et pour une 6 eme Républiquesociale Dimanche dans un sursaut civique immense le peuple a décidé de dire NON à la résignation et de se réapproprier la polique, la vie, la démocratie. Le parti socialiste est aujoud’hui incapable de mobiliser l’electoral des classes populaires.Dans les mimieux populaires , on mesure que le vote utile est bien le vote ancré à gauche, dés le premier tour. Jean -Luc Melenchon , avec le Front de Gauche , est le seul à porter le souffle de l’esperance du changement.

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