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L’union nécessaire pour sauver La Réunion

Pour empêcher la destruction de 3.000 emplois supplémentaires cette année

Témoignages.re / 3 février 2015

Tous les partis sont sollicités pour faire partie de la délégation qui devra rencontrer le gouvernement à Paris pour demander au gouvernement de soutenir le BTP. Cela rappelle que pour sauver La Réunion, l’union est nécessaire.

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Le besoin d’un plan de relance : qui sera aux côtés du BTP pour soutenir la demande ?

La Réunion est dans une crise sans précédent : plus de 170.000 demandeurs d’emploi et la moitié de la population en dessous du seuil de pauvreté. Mais cela peut être pire. Le secteur du BTP craint de perdre encore 3.000 emplois cette année.
Voici 5 ans, le BTP était pourtant un des moteurs de la croissance de La Réunion. C’était la conséquence d’une politique d’investissement avec pour perspective La Réunion du million d’habitants.

Pour vivre et se déplacer, les Réunionnais ont besoin d’infrastructures. C’est pour cela que plus de 10.000 logements étaient construits chaque année. Les lycées n’étaient pas en reste, au rythme de deux lycées tous les trois ans.
Pour les déplacements, La Réunion a vécu en 2009 l’inauguration de la route des Tamarins entre Saint-Paul et l’Etang Salé, et du Boulevard Sud à Saint-Denis. Il était alors possible de faire le tour de La Réunion en utilisant une route à 4 voies.

Il fallait alors répondre à l’urgence et anticiper sur l’avenir. Pour cela, le BTP s’était développé. Il a alors compté 25.000 salariés. C’était l’équivalent du nombre de planteurs de canne à sucre avant les accords de 1969. Et ce n’était pas fini, car le gouvernement avait alors choisi d’accompagner les grands travaux des Réunionnais.
Paul Vergès avait alors obtenu l’engagement de l’État à co-financer 4,5 milliards d’euros d’investissements. C’étaient les projets du tram-train et de la nouvelle route du littoral, les réalisations inscrites dans le contrat de Plan État-Région, comme la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise. De 25.000, les effectifs du BTP étaient alors destinés à dépasser rapidement 30.000. Cela voulait dire plus de 5.000 emplois créés.

Effet de décisions politiques

Aujourd’hui, le BTP a moins de 15.000 salariés. Ce n’est pas la conséquence de la crise financière, mais de décisions politiques.
Des élus fraichement arrivés au pouvoir ont en effet décidé de supprimer des chantiers, sans avoir un équivalent prêt à démarrer. C’est la liste des grands travaux supprimés qui commence à l’ancienne rocade Sud au Tampon et qui s’arrête au tram-train.
Le gouvernement a aussi contribué à la crise en décidant de se retirer du soutien fiscal à la construction de logements. Le changement des règles de la défiscalisation qui a accéléré la crise. L’investissement privé a donc chuté.
Les professionnels du BTP annoncent une baisse du chiffre d’affaires de 600 millions d’euros en quelques années. Ils demandent donc une aide d’un montant équivalent.

Tout n’est pas perdu

La tâche est considérable. C’est pourquoi c’est l’ensemble des forces politiques de La Réunion est interpellé.
Paul Vergès a lui aussi répondu présent. Il a proposé l’idée de constituer une délégation portant les revendications en main propre au gouvernement.
Pour que la démarche puisse atteindre son objectif, le sénateur propose que l’ensemble des parlementaires en fasse partie. Cela soulignera que la lutte contre la crise du BTP concerne tous les partis.
Pour sauver La Réunion, l’union est donc nécessaire.


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