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L’union PCR-Progrès rassemble pour faire gagner le peuple

Face à la conspiration du silence sur des questions essentielles

Manuel Marchal / 18 septembre 2015

A 80 jours des élections régionales, des candidats s’aventurent sur le terrain de l’économie et font des promesses de milliers d’emplois. Mais ces propositions semblent ignorer que La Réunion n’est pas un pays coupé du reste du monde. En gardant le même système, les résultats ne changeront pas. Qui peut croire que l’on puisse créer des dizaines de milliers d’emplois avec la fin du quota sucrier et l’ouverture de la totalité de la production à la concurrence des pays voisins ? L’union PCR-Progrès a choisi de dire la vérité et d’informer la population sur l’existence de ces rendez-vous, pour que le peuple puisse se rassembler et construire une nouvelle politique pour La Réunion.

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Dans deux ans, c’est la fin du quota sucrier. Près de 20.000 emplois sont menacés. Comment alors prétendre faire baisser le chômage de plusieurs dizaines de milliers de personnes ? Seule l’union PCR-Progrès informe la population sur la nécessité de se rassembler pour faire face à ce défi.

La Région Réunion est la collectivité compétente dans le domaine de la planification économique. Alors, à 80 jours du scrutin, des candidats se réveillent et promettent la création de dizaines de milliers d’emplois. Certains pensent que Paris va payer, d’autres que les mêmes mesures appliquées depuis cinq ans produiront des effets différents. Au final, le Réunionnais reste le grand perdant. Car ceux qui aujourd’hui promettent ont pris des décisions qui expliquent l’aggravation du chômage. Les faits sont là, et la population doit connaître la vérité pour qu’elle puisse se prononcer en connaissance de cause.

Chantiers stoppés au Tampon, Saint-Denis et Saint-Paul

C’est à partir de 2008 que le chômage est reparti à la hausse malgré les efforts de la Région dirigée alors par Paul Vergès. Au Tampon, à Saint-Denis et à Saint-Paul, plusieurs projets étaient sur les rails pour créer rapidement des milliers d’emplois. Les équipes fraîchement élues ont alors tout remis en cause. Au Tampon, Didier Robert a donné le signal en faisant une croix sur le chantier de la Rocade Sud. À Saint-Denis ayant pour maire Gilbert Annette, le projet du Pôle océan a été stoppé, ainsi que le Zénith intercommunal. À Saint-Paul, ville alors dirigée par Huguette Bello, c’est un autre projet intercommunal qui a été cassé en 2008, celui d’un hippodrome.

Même politique à la Région

En 2010, la Région Réunion est offerte à Didier Robert. Il va ensuite mettre en œuvre un plan de démolition des grands projets d’avenir. La première victime est la géothermie. Une usine aurait pu être construite à la Plaine des Cafres, sans compter les emplois créés par l’exploitation de cette richesse tapie sous le volcan. C’est ensuite le tram-train qui est sabré. Des milliers de Réunionnais perdent alors la certitude d’un emploi durable. Le projet de nouvelle route du littoral suit le même chemin. À la place de ces deux grands chantiers, le président de Région sort de son chapeau une route en mer à six voies qui cristallise l’opposition de tous les défenseurs de l’environnement et du développement durable.
La réforme de la défiscalisation mise alors en place par le gouvernement Sarkozy a également contribué à cette montée du chômage. Sous l’ancien système, La Réunion produisait plus de 10.000 logements par an. On est aujourd’hui bien loin de ce niveau.

La vérité oubliée

Les promesses de ces candidats ont une limite : la réalité. En effet, elles ne tiennent pas compte du fait que La Réunion fait partie d’un monde en pleine évolution. De nombreuses promesses dépendent de l’argent public, or les perspectives de croissance révisées avant-hier par l’OCDE ne laissent pas trop d’espoir de redressement. Le gouvernement ne va pas revenir de sitôt sur la baisse des dotations aux collectivités.

Pour La Réunion en particulier, trois phénomènes auront un impact sur toute l’économie au cours du prochain mandat. C’est la suppression du quota sucrier et du prix garanti du sucre en 2017, avec comme conséquence l’incertitude sur le prix de la canne dans deux ans. La même année, ce sera la fin de la défiscalisation. Quel dispositif sera alors mis en place pour attirer des capitaux afin de construire des logements et d’investir dans les entreprises ? Personne ne sait…

L’octroi de mer est menacé, rien ne dit qu’il sera toujours là après 2020. Or, c’est une source de revenus importante pour la Région et les autres collectivités. Enfin, les pays voisins signeront avec l’Union européenne un accord de partenariat économique. Tout ce qui est produit à La Réunion sera en concurrence avec ce qui viendra des îles de l’océan Indien et de l’Afrique orientale, où les coûts de production sont nettement inférieurs.

L’appel au rassemblement pour le développement

Tous ces rendez-vous auront lieu au cours du prochain mandat du Conseil régional. Les élus devront donc décider. La population a le droit de savoir quelle est la position des candidats sur ces dossiers, pas question de donner un chèque en blanc. Si ces échéances sont mal négociées, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui seront perdus. À part l’union PCR-Progrès, personne n’informe la population sur ces échéances et la nécessité de s’y préparer. À la télévision, seul Patrick Lebreton a rappelé que les prochains élus seront confrontés à ces problèmes. Chez les autres, c’est la conspiration du silence pour ne pas dire la vérité. Est-ce un aveu d’impuissance ?

PCR et Progrès ont choisi de lancer le rassemblement à partir d’un programme qui prend en compte la fin du quota sucrier, l’ouverture de La Réunion à la mondialisation et les réformes qui créeront un cadre nouveau. C’est pourquoi l’union propose d’engager un plan de 20 ans pour que La Réunion puisse négocier cette nouvelle étape de son histoire, et lance le rassemblement des Réunionnais pour le développement du pays.


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