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L’unité pour sauver La Réunion et les Réunionnais

7ème Congrès du PCR, J-1

Témoignages.re / 2 décembre 2010

S’entendre entre nous sur une solution réunionnaise, c’est une nécessité pour relever des défis considérables, dès maintenant, et durant une période qui couvre une ou deux générations, soit 50 ans. Tout le monde est invité à apporter sa contribution, car la sortie de cette crise structurelle ne sera possible que si tous les Réunionnais voient leur situation s’améliorer. C’est une oeuvre collective et une ambition exceptionnelle.

Voir aussi « Permettre au peuple réunionnais de s’exprimer pour son île »

Le budget 2011 est actuellement en discussion au Parlement. Hier au Sénat, Gélita Hoarau a interrogé le gouvernement sur l’inefficacité des mesures classiques qui pourront encore être mises en œuvre pour tenter de sortir de la crise. Or, toutes les mesures prises dans le cadre actuel ont en effet abouti à l’impasse que nous connaissons. Cette dernière risque de devenir irréversible si on ne rompt pas rapidement avec la logique actuelle.
Nous avons 850.000 habitants dont une moitié d’adulte. Si, nous n’arrivons pas à nous entendre entre nous, Réunionnais, pour sortir de la dégradation sociale ambiante, alors il ne sert à rien de venir pérorer sur le sort d’autres pays, beaucoup plus peuplés, nécessitant des moyens sans commune mesure avec notre situation. Comment les mesures issues de la gouvernance parisienne pourraient-elles répondre demain aux défis de La Réunion du million d’habitants ?
À ce moment décisif de l’Histoire de notre pays, le Parti communiste réunionnais appelle donc à la mobilisation pour construire le modèle de cette nouvelle ère. Les portes sont ouvertes pour toutes les contributions, car La Réunion ne pourra être sauvée que si tous les Réunionnais en sont conscients et volontaires. Notre pays ne pourra pas faire l’économie de ce débat le plus large possible, qui a pour objectif de déboucher sur une feuille de route pour les 50 prochaines années.

Des années décisives

C’est une projection sur deux générations qui devra prendre en compte un environnement mouvant. Le contexte international actuel n’a plus rien à voir avec la situation d’il y a 50 ans. Cette dynamique du changement va dessiner une région océan Indien qui dans 50 ans sera très différente de ce que nous connaissons aujourd’hui.
À cet horizon, le retour de l’Inde et de la Chine aux premiers rangs qu’elles occupaient avant la colonisation se sera atteint. Quant aux barrières douanières destinées à protéger les économies vulnérables comme la nôtre, qu’en restera-t-il ? Il suffit de constater les dégâts que provoquent aujourd’hui chez les riziers l’application de l’initiation "Tout sauf les armes" par l’Union européenne. La protection de 8 ans dont ils ont bénéficié n’a pas empêché le choc. Le modèle en place depuis des décennies a été incapable de préparer notre île à développer des atouts spécifiques à faire valoir dans le marché unique mondial. La mise en œuvre des Accords de partenariat économique entre l’Europe et nos voisins fait peser une menace générale sur toute notre économie. Existera-t-il encore des producteurs réunionnais dans 50 ans ? Ce qui reste de notre industrie connaîtra-t-il le sort des planteurs de géranium ?
Toutes ces transformations se déroulent au moment où le monde connaît un changement d’une rapidité sans précédent de son climat. Pour La Réunion, cela se traduit par la montée du niveau de la mer, par une fragilisation du récif corallien, et par une plus forte intensité des cyclones notamment.

Moins de 18 mois

Ces changements rapides ont lieu alors que La Réunion subit les conséquences de 60 ans d’errements de la gouvernance parisienne, auxquelles s’ajoute l’impact des mesures de casse sociale décidées par le gouvernement Fillon. Tout cela fragilise la société réunionnaise et renforce les inégalités.
Nous sommes aujourd’hui 850.000, et nous constatons les dégâts de ces inégalités : plus de 52% de la population en dessous du seuil de pauvreté. Le maintien de ces injustices compromet l’espoir du développement du pays. Car comment parler de progrès si plus de la moitié de la population est considérée comme inutile par l’économie ?
Puisque personne ne doit rester sur le bord du chemin, cela signifie que tout le monde doit avoir réussi à prendre conscience que La Réunion ne trouvera son salut que par l’implication de tous les Réunionnais dans la construction de son avenir.
C’est donc une invitation à tous les Réunionnais que lance le Parti communiste réunionnais, du haut de son 7ème Congrès. Il reste moins de 18 mois pour construire ensemble un plan de sortie de crise qui pèsera d’autant plus fort qu’il sera l’expression de la plus large majorité, bien au-delà d’un seul parti.

Moins de 18 mois pour recréer de nouvelles conditions de développement.

Manuel Marchal


1.800 emplois-aidés : la transparence nécessaire

Mardi à Sainte-Marie, la ministre de l’Outre-mer a annoncé l’ouverture de crédits supplémentaires pour financer 1.800 emplois-aidés.
À quelques mois des élections, il serait fâcheux que l’attribution de ces emplois ne se fassent pas dans la plus totale transparence. Qui pourra en bénéficier ? Et quelles sont les collectivités concernées ?
Cet effort sera-t-il poursuivi en 2011, après les élections ?


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