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La Commission des affaires sociales du Sénat rejette les 43 années de cotisation

Communistes, socialistes, et écologistes votent contre le projet de loi

Témoignages.re / 25 octobre 2013

Huit jours après l’adoption par les députés en première lecture de la loi interdisant à la majorité des Réunionnais le droit à la retraite, la Commission des affaires sociales du Sénat a rejeté le texte. Si l’UMP et l’UDI ont soutenu le projet de loi, ils ont été mis en minorité par les voix des communistes, des socialistes, et des écologistes. Voilà qui montre que les députés de La Réunion peuvent tous voter contre ce texte.

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Le Sénat va-t-il contredire le vote de sa Commission des affaires sociales ?

Mardi 15 octobre dernier, les députés ont voté le projet de loi sur les retraites. Le scrutin a été serré, car la majorité n’a été que de 10 voix. Il suffisait donc que 5 députés changent leur vote pour que le texte soit repoussé. Or, 5 députés de La Réunion ont voté pour le projet. Ericka Bareigts, Monique Orphé, Patrick Lebreton, Jean-Claude Fruteau et Jean-Jacques Vlody pouvaient faire basculer le scrutin, ils ont préféré défendre les intérêts du gouvernement plutôt que ceux des Réunionnais.

En toute connaissance de cause, ils savent que par leur vote pour, ils condamnent la majorité des Réunionnais et leurs enfants à ne jamais avoir de retraite. En effet, la principale disposition du projet prévoit un allongement de la durée de cotisation à 43 ans pour bénéficier d’une retraite. Du fait d’une particularité de la fonction publique (3 années de travail valent 4 années de cotisation), ce projet cible surtout les travailleurs du secteur privé.

Dans un contexte de chômage de masse, quel travailleur pourra aligner 43 années de cotisation ?

Après le vote de l’Assemblée nationale, le projet doit donc être examiné par les sénateurs. Mercredi, la Commission des affaires sociales devait se prononcer.

 

Tout est relancé

 

Elle est composée des différents groupes parlementaires, proportionnellement à leur poids. Cela signifie que comme dans l’assemblée plénière, un seul parti ne détient pas à lui seul la majorité. Les sénateurs allaient-ils voter dans le même sens que l’Assemblée nationale ?

Avant la séance plénière, l’avis de la Commission des affaires sociales a donné une indication sur le devenir de ce texte au Sénat.

Les sénateurs communistes, socialistes et écologistes ont voté contre, l’UMP et l’UDI ont voté pour. Par conséquent, la Commission des affaires sociales a rejeté le projet de loi interdisant à la majorité des Réunionnais le droit à une retraite. Tout est relancé.

Quand les députés de La Réunion devront à nouveau se prononcer, vont-ils persister à protéger Paris au détriment des intérêts réunionnais ?

 

 

Le communiqué du Sénat

 

« La commission des affaires sociales rejette le projet de loi sur les retraites »

 

« Réunie le 23 octobre 2013 sous la présidence d’Annie David (CRC - Isère), la commission des affaires sociales a rejeté le projet de loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites.

La commission n’avait approuvé que 4 articles sur les 52 que comptait le projet de loi, ainsi qu’un article additionnel résultant d’un amendement de la rapporteure Christiane Demontès (Soc - Rhône).

Les sénateurs des groupes UMP et UDI-UC se sont prononcés en faveur du texte modifié qui a été rejeté, les sénateurs des groupes socialiste, CRC et écologiste votant contre.

Le Sénat débutera l’examen du projet de loi en séance publique le 28 octobre. La discussion portera sur le texte dans sa rédaction adoptée par l’Assemblée nationale. »


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