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La crise de la zone euro menace les pays riches

OCDE : Perspectives économiques n°90

Témoignages.re / 30 novembre 2011

Dans le rapport semestriel sur les perspectives économiques de l’OCDE, Pier Carlo Padoan, Secrétaire général adjoint et Chef économiste souligne l’entrée en récession de la zone euro.

« La zone euro semble être entrée en « légère récession » et son économie devrait presque stagner en 2012 en raison de la crise de la dette qui, en cas d’événement « négatif majeur », pourrait avoir des conséquences « dévastatrices » pour tous les pays riches, a averti lundi l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques, l’organisation du château de la Muette revoit nettement à la baisse ses prévisions par rapport aux précédentes, qui remontent au mois de mai. La croissance mondiale devrait ainsi encore ralentir : après 3,8% cette année (au lieu de 4,2% prévus auparavant), elle freinerait à 3,4% l’an prochain (au lieu de 4,6%). Le PIB des États-Unis progresserait de 1,7% en 2011 (au lieu de 2,6%), puis de 2% en 2012 (au lieu de 3,1%). Elle rebondirait quelque peu en 2013, à 2,5%, selon une première prévision.

Révision drastique en zone euro

Dans la zone euro, la croissance devrait être de 1,6% en 2011 (au lieu de 2%) puis de seulement 0,2% en 2012 (au lieu de 2%). Elle repartirait péniblement l’année suivante, à 1,4%. Cela se traduit par un recul du PIB de l’Union monétaire, mais aussi, dans le détail, de ses trois premières économies (Allemagne, France et Italie), au dernier trimestre 2011 puis au cours des trois premiers mois de 2012. L’OCDE est la première institution internationale à annoncer une entrée en récession de la zone euro. Les résultats « d’un événement négatif majeur dans la zone euro » pourraient être « très dévastateurs », met en garde l’organisation.

Cela « ferait très vraisemblablement basculer toute la zone OCDE dans une récession », détaille le chef économiste de l’organisation, Pier Carlo Padoan. C’est pourquoi « les décideurs doivent se préparer au pire » et envisager « une plus grande utilisation des ressources de la Banque centrale européenne » pour contrer la crise de la dette, estime-t-il ».


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