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La Fédération socialiste victime de sa stratégie suicidaire

Toujours des divisions

Témoignages.re / 17 décembre 2012

Toutes les sections représentées au Conseil fédéral sauf celle qui s’est le plus investie dans les Primaires citoyennes : Saint-Joseph. La crise continue à la Fédération socialiste qui va encore longtemps payer le prix de sa stratégie suicidaire.

Depuis 2001 et l’arrivée à sa direction de Michel Vergoz, la Fédération du Parti socialiste français à La Réunion a un objectif : détruire le PCR en prenant comme but le résultat de l’affrontement entre François Mitterrand et le PCF.
Au moment des régionales en 2010, les dirigeants de la Fédération pensaient le moment arrivé. Ils ont organisé la défaite de l’Alliance afin d’affaiblir le PCR. Malgré l’intervention des dirigeants du parti français, les représentants dans notre île du PSF ont choisi de se maintenir au second tour avec leur 13%. C’est ainsi qu’ils ont donné la Région Réunion à l’UMP.
C’est un lourd fardeau que ces dirigeants vont porter encore longtemps sur leurs épaules. Car sitôt l’élection terminée, force est de constater que les élus du PSF à la Région n’étaient pas sur la même ligne d’opposition à l’UMP que leur direction française. Michel Vergoz, le pourfendeur de l’union des forces de progrès, a même pris la parole pour féliciter l’UMP Didier Robert de son élection. Comme gratification, la Fédération l’a ensuite désigné tête de liste aux sénatoriales. N’importe qui pouvait gagner, le choix de Vergoz est très clair.
On apprendra plus tard que tout cela reposait sur un accord pour la direction de la Fédération, il n’a pas résisté à la réalité. Après le changement de président de la République et de gouvernement, les législatives ont renforcé le poids de Saint-Denis.
Pendant ce temps, la ligne de la connivence avec l’UMP subissait un échec : la Région a en effet décidé de laisser le Maire Gilbert Annette régler seul le problème de l’entrée Ouest de Saint-Denis, alors que ce dernier comptait sur le projet de route du littoral pour résoudre l’embouteillage en ville. Après avoir obtenu l’aval des socialistes pour supprimer le tram-train, Didier Robert n’a plus besoin de Annette. Toute trahison a une fin.
Le Congrès de la Fédération a vu s’exposer ces divisions au grand jour : 2 parlementaires sur 7 étaient présents. Chaque rendez-vous est l’occasion de montrer des divergences. À la dernière séance plénière du Conseil général, des élus socialistes ne sont pas venus, d’autres ont voté pour le budget, d’autres se sont abstenus. A la Région, ça n’était pas mieux.
Ces divisions ne risquent pas de se refermer puisque l’objectif d’abattre le PCR a servi de base à toutes sortes de trahisons lamentables vis-à-vis des Réunionnais qui souffrent et attendaient le changement. Le PS a tous les pouvoirs, y compris l’adhésion des 7 députés à la majorité présidentielle, il ne fait rien. Privé de député, le PCR montre une capacité de résistance qui a surpris les traitres.


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