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La feuille de route pour chasser Sarkozy et donner un député-maire à Sainte-Suzanne

29 janvier, 22 avril et 10 juin

Témoignages.re / 28 décembre 2011

Trois dates importantes cette année, ce sont celles de la municipale partielle de Sainte-Suzanne, de la présidentielle et des législatives. La dynamique est lancée pour que dans six mois, les Réunionnais aient les moyens d’avoir des outils pour sortir le pays de la crise. Dans cette bataille, Sainte-Suzanne pourra peser de tout son poids avec un député-maire.

Depuis la première application du suffrage universel à La Réunion en 1945, le découpage administratif de notre île a connu plusieurs évolutions. Il y eut d’abord deux circonscriptions législatives, puis trois, puis l’élection de quatre députés à la proportionnelle, puis cinq circonscriptions et sept maintenant.
À chaque élection, des communes ont vu leur maire devenir député. L’évolution du découpage électoral a permis à un nombre important de communes d’avoir un député-maire.
Dans le passé, Saint-André a un député-maire avec le Docteur Raymond Vergès, Léon de Lepervanche a été député-maire du Port, ainsi que Paul Vergès, Élie Hoarau est devenu député-maire de Saint-Pierre, Claude Hoarau de Saint-Louis.

Le poids des communes

Lors des dernières élections législatives, quatre maires sont devenus députés : ceux de Saint-Denis, Saint-Joseph, Le Tampon et Saint-Benoît. Aux dernières municipales, Huguette Bello est devenue maire tandis que René-Paul Victoria a perdu la Mairie. Saint-Paul a donc sa députée-maire. Conclusion : tous les représentants actuels de La Réunion à l’Assemblée nationale sont ou ont été députés-maires.
Dans quasiment toutes les communes de La Réunion, un maire est donc devenu député. Ce fait est lié à l’organisation administrative du pays, où le poids des communes dans les circonscriptions est plus important qu’en France. Ici, il y a actuellement 5 députés pour 24 communes, alors que moins de 600 députés représentent plus de 36.000 communes en France.
Dans cette représentation, Sainte-Suzanne n’a pas eu de député-maire depuis la fin du statut colonial. Elle a eu un sénateur-maire, mais c’est la fraude électorale instituée par le pouvoir qui l’avait mis en place (voir encadré).

L’année du changement

L’année qui commence dans quelques jours est celle qui peut permettre le changement. Le 22 avril, c’est la présidentielle, Sarkozy doit être battu pour que La Réunion puisse avoir l’espoir de redresser la situation.
Puis le 10 juin, ce sont les législatives, avec la possibilité d’élire des députés appartenant à une majorité qui pourra donner à notre pays de nouveaux moyens pour sortir de la crise. Lors de cette élection, plusieurs députés-maires sortants vont solliciter les suffrages des électeurs. D’autres maires sont sur les rangs pour siéger à l’Assemblée nationale, comme celui de Sainte-Marie, commune située dans la même circonscription que Sainte-Suzanne.
Parce qu’à Sainte-Suzanne, des élus communistes ont été fidèles au principe de leur parti, ils donnent à leur commune le moyen d’être un acteur important du changement de 2012. En 1980, Lucet Langenier a commencé un travail qui a été poursuivi par Maurice Gironcel. Ils ont modernisé Sainte-Suzanne, et renforcé le PCR dans l’Est, une condition nécessaire à de nouvelles victoires.
Le nouveau découpage électoral fait de Sainte-Suzanne une des deux seules communes entièrement situées dans la sixième circonscription.
Les municipales du 29 janvier sont la première étape de ce changement qui fera tomber Sarkozy et son gouvernement. Avec la nouvelle circonscription, Sainte-Suzanne pourra alors avoir un député-maire à un moment clé, car cet élu siégera dans l’Assemblée qui pourra donner à La Réunion les moyens de sortir enfin de la crise économique, sociale et politique.

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Lundi à l’assemblée générale de la Section communiste de Sainte-Suzanne a voté une motion proposant la candidature de Maurice Gironcel aux législatives.
(photo CT)
« Sainte Suzanne aura un maire et un député »

Voici un extrait de l’intervention de Paul Vergès à l’assemblée générale de la Section communiste de Sainte-Suzanne lundi :

« Il faut créer les conditions et travailler pour que 2012 soit un grand tournant avec le retour des créations d’emploi grâce aux grands chantiers, et à des services publics pour l’environnement (...)

La bataille pour Sainte Suzanne est la porte ouverte au changement.

En 1980, Lucet Langenier a pris la mairie et commencé à travailler, il a fait beaucoup, mais il a fallu la trahison d’un serment pour remettre en cause cette élection.

Sainte Suzanne aura un maire et un député, c’est à votre portée. Il faut être conscient qu’il ne faut pas attendre mais travailler, militer à travers les meetings, le porte-à-porte, pour convaincre et assurer la population de

Sainte Suzanne que Maurice Gironcel est le candidat. »

Un député-maire pour réparer les dégâts d’un ancien sénateur-maire

Si elle n’a pas eu de député-maire, Sainte-Suzanne a eu pendant plusieurs années un sénateur-maire, il s’agissait de Georges Répiquet entre 1959 et 1971.

Il était un des principaux opposants du Parti communiste réunionnais à La Réunion, et il pouvait donc s’appuyer sur la fraude électorale pour se maintenir au Sénat et à la Mairie.

Le sénateur Georges Repiquet était même membre du Conseil d’administration de l’association des amis des communautés franco-sud-africaine (AFCA), une association qui soutenait le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Voilà donc l’image qui était donnée de Sainte-Suzanne. N’oublions pas qu’à cette époque, son voisin de Saint-André, Jean-Paul Virapoullé, commerçait avec le régime d’apartheid en lui fournissant le local qui abritait son consulat.

Autant dire que l’élection de Maurice Gironcel à l’Assemblée nationale permettra à Sainte-Suzanne d’apporter une réparation à cette image écornée.

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Sainte-Suzanne a eu un sénateur-maire, c’était un ami de Michel Debré, et il soutenait le régime d’apartheid. Les prochaines élections permettront de réparer les dégâts de cette période de l’histoire.



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  • mon grand pére était un communiste du temps Inclos a ste Marie. j ’ ai suivi ses pas. J’aime le pcr parce que ce parti a défendu la Réunion.Nos valeurs ne sont plus les memes que tous ceux qui se veulent communistes aujourd’hui,
    pour avoir une place dans un parti. Je connais l’histoire et les valeurs. NE SOYONS PAS LA POUR UNE PLACE, mais pour défendre la population. J’espére que mon message sera entendu. daniel allamellou n’a jamais été un homme de gauche ,encore moins alINE Hoarau . connaissez vous l’ histoire de la Réunion .non je n’y crois point . vous etes 2 arrivistes qui ont crus vous faire une place au soleil sur le dos des suzanniens. Maurice bonne chance a toi

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