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La Grèce référence possible d’un plan d’austérité en France

Annonce des conditions du sauvetage d’un pays de la zone euro

Céline Tabou / 4 mai 2010

La crise sans précédent vécue par la Grèce conduit le Premier ministre Georges Papandréou à mettre en place un plan radical pour éviter la faillite au pays. Face à ces mesures, les syndicats ont appelé à la grève générale le 5 mai prochain. Le plan d’austérité, qui s’accompagne de l’aide financière de l’Union Européenne et du Fonds Monétaire International, aura de graves répercussions sur la population qui devra faire face à une hausse de la TVA, et un gel des salaires dans la fonction publique.

Les mesures draconiennes prévues par Georges Papandréou pourraient donner des idées à Nicolas Sarkozy, qui tente de réduire le déficit public. Celui-ci s’élève à 7,9% du PIB en 2009. Après des remontrances de la part de Bruxelles, le Président de la République essaie de combler le manque par des réformes, dont la réforme des retraites, actuellement en débat au gouvernement. Les mesures annoncées pour la Grèce donnent en effet une référence.

Des mesures restrictives difficiles

A l’annonce de l’aide de 100 milliards d’euros de l’UE et du FMI, le gouvernement grec a prévu une contraction du PIB de 4% en 2010, et de 2,6% en 2011. Selon les économistes européens, le retour à une croissance d’environ 1,1% ne sera prévu qu’en 2012.
Le FMI a également demandé à Athènes de relever la fiscalité sur la consommation, de supprimer les primes équivalant à deux mois de salaires dans le secteur public et d’accepter un gel des salaires sur trois ans. Andreas Loverdos, ministre des Affaires sociales, a ajouté qu’une « réforme radicale des retraites » serait mise en place. D’après le “Financial Times”, A. Loverdos a expliqué que l’âge moyen de la retraite passerait de 53 ans à 67 ans.
Les syndicats ont appelé à la grève mercredi 5 mai. « Ces mesures sont sévères et injustes, elles conduiront les travailleurs dans la misère et le pays dans une récession plus profonde », a indiqué Stathis Anestis, porte-parole du syndicat du secteur privé GSEE.

Céline Tabou


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