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La liberté d’opinion est un combat quotidien à La Réunion

L’affaire de la Plaine des Palmistes rappelle l’ampleur de la crise sociale et politique

Manuel Marchal / 29 octobre 2015

Parce qu’il ne respecte pas la liberté d’opinion, un maire persiste dans une attitude d’un autre âge depuis plusieurs semaines. L’affaire a pris un tour nouveau depuis mardi avec l’agression d’un journaliste par des nervis. Plainte a été déposée.

Depuis plusieurs semaines, Marco Boyer, le maire de la Plaine des Palmistes fait part publiquement de son désaccord avec la nomination de Corinne Robert, agent de l’Education nationale, dans une école de la commune. Des manifestations ont lieu, impliquant des employés communaux. Mardi, un journaliste a été agressé par des nervis en faisant son travail, plainte est déposée.
La base de cette affaire, c’est l’incapacité d’un élu à respecter la liberté d’opinion. Car le reproche fait à l’agent en question, c’est de ne pas être du même bord politique que le maire.
Elle fait aussi ressortir un vieux fond, à l’époque où le maire était alors un gros propriétaire terrien, et qu’il traitait une commune comme son territoire. Cet héritage est toujours présent, notamment parce qu’à cause de la crise, les Mairies sont souvent les premiers employeurs dans une commune.

Indignation

L’arrivée des vacances avait un peu apaisé la situation. Mais la rentrée des classes a coïncidé avec une radicalisation des actions des partisans du maire, ce dernier venant même haranguer les manifestants devant l’école.
Cette conduite indigne d’un élu de la République a soulevé une vaste réprobation des syndicats. Du côté des responsables politiques, Patrick Lebreton avait apporté le soutien de l’Union des Forces de Progrès à la travailleuse mise en cause. Hier, avec les autres parlementaires du Progrès, il a écrit à la ministre de l’Éducation nationale pour signaler les agissements du maire de la Plaine des Palmistes, et demander que des mesures soient prises pour faire revenir la sérénité.

Cette affaire rappelle que la lutte pour le respect de la liberté d’opinion reste un combat quotidien à La Réunion. La bataille est d’autant plus d’actualité que dans les jours à venir, des élus peu scrupuleux vont multiplier les pressions sur les employés communaux ou ceux travaillant dans des associations financée par une collectivité, afin que ces travailleurs deviennent des agents électoraux au service d’un prétendant au poste de président(e) de Région.

Rupture nécessaire

Ces personnes n’ont aucun intérêt à changer le système. Elles vont faire tout pour freiner les changements afin de pouvoir garder ce moyen de pression qui les aide à se maintenir ou à atteindre le pouvoir.
Une seule liste a fait de la rupture avec ce système une priorité, c’est l’Union des Forces de Progrès pour le Développement et l’Égalité, liste conduite par Patrick Lebreton.



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  • Bien que nous soyons au 21ème siécle, à la Réunion le droit à la liberté d’opinion reste un combat quotidien. C’est sur de par notre lutte, combat nous avons réussit à arracher des parcelles de liberté mais tout cela reste fragile car des freins qu’ils soient visibles ou sournoise tentent de nuire à la volonté du peuple de se libérer. Ma révolte est d’autant plus grande quand je vois certains, prendre en exemple le grand Nelson Mandela, si la onte té tié bonpé té fine mor !
    Nos anciens ont combattus pour défendre notre liberté au risque de leur propre vie, ils étaient courageux face aux bourreaux de la liberté et aujourd’hui certains s’obstinent encore et toujours à reconnaitre que chaque personne à droit aux libertés, de penser, de critiquer, de voter selon ses aspirations, de se syndiquer.

    Dans les collectivités, l’autorisation syndicale et l’adhésion au syndicat de son choix est un autre combat , il serait intéressant aussi de connaitre le taux de la représentation syndicale selon les collectivités. Mais il est à reconnaitre également que dans certaine collectivité le dialogue social est présent, cet esprit d’ouverture permet d’oxigener le débat et respecter la liberté syndicale.

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